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Gorges s'attend à un accueil hostile des partisans des Leafs

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Les Sabres connaissent un piètre début de saison, avec seulement deux victoires en neuf sorties. Même s'ils occupent le 14e rang de l'Association Est, l'éternel optimiste qu'est Gorges se dit confiant que l'équipe soit sur la bonne voie.

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Robert Laflamme
La Presse Canadienne
BUFFALO

Josh Gorges répond un retentissant «oui» quand on lui demande s'il s'attend à être copieusement hué par les partisans des Maple Leafs au Air Canada Centre, mardi. C'est que l'ancien défenseur du Canadien, maintenant porte-couleur des Sabres de Buffalo, ne s'est pas fait d'amis à Toronto à la suite de son refus de joindre les rangs des Leafs, l'été dernier.

«Je suis sûr qu'ils [les partisans] ne m'encourageront pas, a-t-il ajouté lundi, avant le départ des Sabres vers Toronto, et j'essaierai de faire abstraction de leur réaction. Je vais me concentrer sur mon jeu et même tenter d'utiliser la situation comme source de motivation additionnelle.»

Le Canadien avait conclu un échange avec les Leafs lors de la séance de repêchage à Philadelphie, mais Gorges l'a fait avorter parce qu'il a refusé de passer dans le camp d'un des ennemis jurés du CH.

Le directeur général du Tricolore, Marc Bergevin, a dû se résoudre à l'échanger aux Sabres, en retour d'un choix de deuxième tour au repêchage de 2016.

Gorges sait également qu'il se retrouvera sous les feux nourris de la rampe des médias torontois, après la séance d'entraînement matinale des Sabres. Il va leur expliquer, comme il l'a déjà fait, qu'il ne se serait pas senti capable de jouer avec tout son coeur pour une équipe qu'il a tant détestée.

«J'ai été impliqué dans la rivalité pendant sept saisons et demie, presque huit. Je l'ai vécu tellement de l'intérieur, avec tous ces affrontements du samedi soir, que je suis arrivé à la conclusion que j'aurais difficilement pu être pour eux le même joueur que j'ai été pour le Canadien.

«Peut-être suis-je vieux jeu, a-t-il repris, et que je devrais penser comme plusieurs que peu importe où un athlète joue, il doit y mettre tout son coeur et se défoncer. Mais le compétiteur que je suis doutait de pouvoir arriver à le faire. Je ne me serais pas rendu service et je n'aurais pas rendu service à l'équipe. Au bout du compte, c'est là-dessus que j'ai basé ma décision.

«Ce n'est rien contre l'organisation, la ville ou les partisans. Toronto est une formidable ville de hockey.»

Le défenseur natif de Kelowna, en Colombie-Britannique, va donc continuer d'entretenir de l'animosité à l'endroit des Leafs, comme membre des Sabres. La rivalité entre les équipes est davantage géographique qu'historique puisque moins de deux heures de route séparent les deux villes.

«D'être impliqué dans ces rivalité, c'est ce qui rend le hockey si emballant. Ce sont des matchs le «fun» à jouer. Il y a beaucoup d'émotivité, peu importe quelles positions les équipes occupent au classement.»

Les Sabres connaissent un piètre début de saison, avec seulement deux victoires en neuf sorties. Même s'ils occupent le 14e rang de l'Association Est, l'éternel optimiste qu'est Gorges se dit confiant que l'équipe soit sur la bonne voie.

«Toutes les équipes connaissent de mauvaises séquences pendant la saison, a-t-il fait observer. Nous espérons que nous venons de connaître la nôtre et que la confiance de notre groupe continuera d'augmenter après la victoire que nous avons obtenue à San Jose, samedi (2-1 face aux Sharks).

«Nous ne pouvons pas nous permettre de connaître une autre séquence difficile semblable.»

Les Sabres se sont entraînés avec énormément d'entrain, lundi, au retour d'un périple sur la côte ouest américaine.

On a pu constater la forte influence qu'exercent Gorges et un autre ancien joueur du Canadien, le capitaine Brian Gionta, auprès de leurs jeunes coéquipiers.

«C'est une équipe prometteuse. Ce n'est qu'un début, a affirmé Gionta, de fort bonne humeur. Bien évidemment, nous aurions voulu faire mieux jusqu'à maintenant, mais les choses se replacent depuis quelques matchs.»

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