Les Panthers n'attirent pas les foules

Les Panthers de la Floride ont joué devant... (Photo Robert Mayer, USA Today Sports)

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Les Panthers de la Floride ont joué devant une foule annoncée de 7311 spectateurs, lundi, la plus faible assistance de la LNH en près de trois ans.

Photo Robert Mayer, USA Today Sports

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Tim Reynolds
Associated Press
Sunrise, Floride

Une demi-heure avant le match d'ouverture local des Panthers de la Floride, des gens faisaient la file à l'extérieur de l'aréna pour acheter des billets. Il y avait 11 personnes, pour être très précis.

Les Panthers ne gagnent pas, que ce soit sur la glace ou aux guichets, en ce début de saison. La foule annoncée de 7311 spectateurs, lundi, est non seulement la pire de l'histoire de la franchise - fracassant l'ancienne marque de 10 063 - mais il s'agissait également de la plus faible assistance de la Ligue nationale en près de trois ans.

Après deux matchs à domicile, les Panthers ont attiré un grand total de 18 730 spectateurs. Huit équipes ont conservé une moyenne par match supérieure à ce nombre la saison passée dans la LNH. Avant les matchs de mardi, les deux matchs des Panthers étaient les matchs ayant attiré le moins de spectateurs jusqu'ici.

«Je n'aime pas en parler, puisque c'est hors de mon contrôle, a déclaré le défenseur Brian Campbell. Je dois travailler fort sur la glace. Si vous laissez cela vous affecter, vous ne pourrez pas exécuter les jeux que vous devez faire à ce niveau. Alors je n'en parle pas.»

Les propriétaires des Panthers ont indiqué le mois dernier que la franchise a perdu de l'argent de façon constante au cours des 10 dernières années et plusieurs rumeurs - contestées avec véhémence par le club - laissent entendre que l'équipe déménagerait sous peu, possiblement vers une ville canadienne.

«C'est plutôt décevant, a déclaré Andy Lalonde, un partisan d'Ottawa en voyage dans le sud de la Floride venu assister au match des Sénateurs, lundi. Ça n'arriverait jamais à Ottawa, pas même un lundi.»

Des 20 derniers matchs disputés devant une foule annoncée aussi mauvaise que celle des Panthers, lundi, des circonstances atténuantes peuvent expliquer au moins 10 d'entre eux. L'Associated Press a étudié ces matchs et elle a découvert que neuf d'entre eux ont été disputés alors qu'une tempête hivernale faisait rage, empêchant les spectateurs de se rendre à l'aréna.

Un autre, à Dallas, était disputé le même soir où les Rangers du Texas jouaient un match de la série de championnat de la Ligue américaine du baseball majeur.

Des 10 autres rencontres, selon les chiffres publiés sur le site de la LNH, huit ont eu lieu en Arizona - qui a depuis de nombreuses années du mal à attirer des spectateurs - une autre a été jouée à Long Island entre les Islanders et le Wild du Minnesota alors que les deux clubs étaient éliminés de la course aux séries, et il y a celle de lundi soir à Sunrise.

Les problèmes d'assistance sont fréquents dans le sud de la Floride. Les Hurricanes de Miami ont du mal à attirer des spectateurs à leurs matchs de football et de basketball à moins que l'adversaire n'en soit un prestigieux; les Marlins de Miami font habituellement partie des pires équipes du baseball majeur à ce chapitre; le Heat de Miami a souvent fermé des sections entières de son aréna il y a quelques années et les Panthers ont rarement eu droit à une salle comble.

Pour ces derniers, le fait qu'ils n'ont pas gagné une série depuis 1996 n'aide évidemment pas.

«Cette ville semble avoir besoin de victoires, que ce soit au football, au baseball ou au basketball, a indiqué le gardien des Sénateurs Craig Anderson. Vous devez gagner pour attirer des spectateurs. Il y a quelques années, ils participaient aux séries et ils attiraient de bonnes foules. Il leur faut remporter des matchs pour attirer de nouveau des spectateurs.»

Les raisons généralement acceptées pour expliquer les petites foules à Miami sont les plages avoisinantes; le fait que plusieurs résidents ne sont pas natifs de la Floride ou du pays, ce qui expliquerait leur manque d'allégeance; ou qu'il y a trop de circulation pour se rendre aux matchs.

Pendant ce temps, à Tampa - où les spectateurs ne se déplacent pas pour les matchs des Rays - le Lightning joue souvent devant des salles combles.

«Je ne porte pas attention à cela quand je joue, a dit le gardien des Panthers Roberto Luongo. Je tente de me concentrer sur mon travail. Si on veut que les gens viennent voir nos matchs, on devra commencer à en gagner.»

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