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Pocklington accueilli chaleureusement par les amateurs des Oilers

Pocklington, un entrepreneur originaire d'Ontario qui a fait... (Photo JASON FRANSON, PC)

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Pocklington, un entrepreneur originaire d'Ontario qui a fait fortune dans la vente d'automobiles, a acheté les Oilers alors qu'ils évoluaient toujours dans l'Association mondiale de hockey.

Photo JASON FRANSON, PC

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Dean Bennett
La Presse Canadienne
EDMONTON

Peter Pocklington, l'homme qui a lancé la dynastie des Oilers d'Edmonton avant de devenir détesté pour avoir échangé Wayne Gretzky, n'a pas pu retenir ses larmes vendredi quand il est rentré à Edmonton sous une ovation des partisans.

«Merci Edmonton, merci», a dit Pocklington devant une salle comble au Rexall Place dans le cadre des retrouvailles de l'édition 1984 des Oilers, la première à avoir remporté la coupe Stanley.

«Je n'étais pas certain que ça allait se passer ainsi», a noté Pocklinton, maintenant âgé de 72 ans.

Pocklington, un entrepreneur originaire d'Ontario qui a fait fortune dans la vente d'automobiles, a acheté les Oilers alors qu'ils évoluaient toujours dans l'Association mondiale de hockey.

En 1978, il a acquis et mis sous contrat le jeune prodige Wayne Gretzky des Racers d'Indianapolis. Un an plus tard, les Oilers et trois autres équipes de l'AMH ont rejoint la LNH. En 1984, Gretzky s'est retrouvé au coeur d'un noyau extrêmement talentueux de jeunes joueurs qui sont devenus une des dynasties de la LNH grâce à un style agressif de hockey à l'européenne.

Ils ont perdu la finale de la Coupe Stanley en 1983, mais se sont rachetés l'année suivante, avant d'ajouter quatre autres titres avant la fin de la décennie.

Cette semaine, les vieux coéquipiers étaient de retour à Edmonton pour les retrouvailles de 30 ans. Ils ont défilé vendredi, tout en soulevant la coupe Stanley et en étant revêtus de leur vieux chandail des Oilers.

Gretzky, le meilleur marqueur de l'histoire de la LNH, a été accompagné sur la scène par ses coéquipiers, dont Mark Messier, Jari Kurri, Glenn Anderson, Grant Fuhr et Paul Coffey.

Plus tôt cette semaine, Pocklington avait réfléchi pendant longtemps afin de décider s'il allait participer ou non à l'événement. Les personnes sur les réseaux sociaux lui avaient donné leur avis: reste chez toi.

Un quotidien avait effectué un sondage en ligne afin de savoir si Pocklington devrait être hué. Deux tiers des participants avaient dit oui.

Pour eux, l'homme connu sous le nom de «Peter Puck» sera toujours celui qui a vendu Gretzky aux Kings de Los Angeles en 1988 pour 18 millions $ CAN.

La vente de Gretzky est survenue après que les Oilers eurent remporté quatre coupes Stanley et alors que rien ne semblait pouvoir les arrêter.

La vente a été comme un coup dans le ventre des partisans des Oilers. À Ottawa, un politicien avait même demandé l'annulation de l'échange sous le prétexte que Gretzky était un trésor national.

Plus tôt cette semaine, Pocklington a été discret lors des festivités, accordant une seule entrevue à un groupe sélect de journalistes.

Lors de cet entretien, il a répété ce qu'il dit depuis toujours, que le départ de Gretzky était inévitable. Selon lui, Gretzky ne pouvait que perdre sa valeur, en plus d'exiger un salaire énorme.

Et en ce qui concerne la colère des amateurs?

«Je me fous de ce que les incultes ont à dire», a-t-il rétorqué.

Ce fut une histoire qui s'est terminée en queue de poisson.

Le départ de Gretzky a marqué le début d'un exode qui avait vraiment débuté un an plus tôt, quand Coffey avait été échangé aux Penguins de Pittsburgh en 1987.

Après leur victoire de la coupe Stanley en 1990, de nombreux joueurs ont été vendus ou échangés afin de réduire les dépenses dans une ligue où l'écart entre les riches et les pauvres ne faisait que s'agrandir.

En 1992, Pocklington a menacé de déménager l'équipe à Hamilton à moins d'obtenir une plus grande part des revenus générés par l'aréna. Cinq ans plus tard, il a vendu les Oilers en raison de nombreuses dettes et il a déménagé dans le sud de la Californie.

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