Le Canadien, cette équipe qui ne veut pas mourir

Même quand il a le dos au mur,... (Photo Andy Marlin, USA TODAY Sports)

Agrandir

Même quand il a le dos au mur, le Canadien semble garder confiance. La victoire en prolongation de jeudi soir en était une autre démonstration.

Photo Andy Marlin, USA TODAY Sports

(New York) La mode est aux films de zombies. Il faut croire que le Canadien est dans l'air du temps car lui aussi refuse de mourir!

Oui, cette équipe-là prend un malin plaisir à se relever quand on la croit finie. Jeudi soir au Madison Square Garden, après que Carl Hagelin eut donné les devants aux Rangers de New York, les hommes de Michel Therrien auraient très bien pu courber l'échine. Ça n'en aurait pas pris beaucoup pour que leur confiance vacille.

Mais manifestement, ça en prenait plus que ça.

«Être en retard 0-2 dans la série et perdre par un but dans le troisième match, au domicile de l'ennemi, ça peut sembler une pente difficile à remonter, a convenu Lars Eller. Mais nous avons toujours maintenu cette approche de rester dans le moment présen. Nous croyons que nous pouvons surmonter toute forme d'adversité.

«On ne joue pas en ayant peur de perdre, a ajouté le Danois. Nous étions en retard 3-2 dans la série contre Boston et nous sommes revenus. Nous avons l'habitude de jouer sous pression, et cette expérience-là aide beaucoup.»

Avec la griffe de Bergevin

En saison, le Canadien n'a gagné que 3 des 31 matchs où il tirait de l'arrière après 40 minutes.

Mais l'une de ces trois victoires - sa remontée contre les Sénateurs d'Ottawa qui l'a vu effacer un déficit de 4-1 avec moins de 5 minutes à faire - a défini sa saison. Elle l'a placé sur une lancée qui ne se dément pas. Si l'on tient compte de ce gain, le Canadien affiche un dossier de 20-8-1 depuis le 15 mars, séries éliminatoires incluses.

«Maintenant, quand nous sommes en retard par un but, personne ne panique et ne s'en remet pas à des jeux individuels, a expliqué Eller. On continue de croire qu'on peut revenir. Il y a du calme et on se fait confiance les uns les autres.»

Le mot qui revient sans cesse dans l'entourage cette saison, c'est le «caractère». C'est d'abord et avant tout le mantra du directeur général Marc Bergevin et la pierre d'assise sur laquelle il bâtit son équipe.

Hier, Bergevin a été nommé finaliste au titre de directeur général de l'année dans la Ligue nationale pour une deuxième année de suite en raison des décisions qu'il a prises. À cet égard, la façon dont Daniel Brière, Dale Weise et Mike Weaver contribuent en séries éliminatoires illustre bien l'orientation qu'il a voulu donner à son équipe.

«Quand tu vas chercher des joueurs de caractère, c'est en séries que tu vois la différence», disait Bergevin dimanche dernier.

Certains éléments se sont greffés en cours de route, mais le caractère d'une formation se bâtit tout au long de la saison, au fil des épreuves qu'elle apprend à traverser.

«On n'est pas les seuls à avoir fait face à l'adversité, mais on y a fait face avec calme, a mentionné Michel Therrien. Et ça part beaucoup de notre leadership. En ce qui me concerne, le leadership au sein de cette équipe-là est extraordinaire.»

Tous derrière Tokarski

Ce leadership émane entre autres de Brian Gionta et Josh Gorges, deux joueurs influents dans le vestiaire qui contribuent à garder les joueurs unis et qui ont aidé à amortir certaines décisions de l'entraîneur-chef susceptibles d'être mal reçues.

Ç'a été le cas lorsque Michel Therrien a décidé de faire appel à Dustin Tokarski. Therrien s'est assis avec eux parce qu'il savait que Peter Budaj est adoré de ses coéquipiers et que la pilule pouvait mal passer. «C'est probablement la meilleure personne et la plus honnête que j'aie jamais rencontré», nous a déjà dit Carey Price à propos de Budaj.

«Je n'ai jamais joué avec un meilleur joueur d'équipe», a renchéri Tomas Plekanec, hier.

Mais en fin de compte, toute l'équipe s'est ralliée derrière le jeune Tokarski, elle l'a mis en confiance, et ce dernier la lui a bien rendu.

Et pendant que Tokarski démontrait du cran et du sang-froid devant le filet, Budaj affichait à sa manière une forme de leadership en ne cessant d'encourager le jeunot.

Le jeunot qui est en train de lui voler son boulot.

Des détails comme ceux-là fortifient une équipe autant, par exemple, que la réaction d'une équipe devant un adversaire envers qui l'animosité est grandissante.




Rondelle Libre >

123302:liste;4317250:box; 300_billet-brunet.tpl:file;
la boite:1600166:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer