Même le Nutella n'a pas relancé David Krejci

David Krejci n'a amassé que trois mentions d'aide... (Photo archives Reuters)

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David Krejci n'a amassé que trois mentions d'aide en 11 matchs éliminatoires cette année.

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(Boston) Il y a des joueurs qui laissent des vitamines dans leur casier. D'autres, de la créatine. David Krejci, lui, a parfois un pot de Nutella qui traîne sur sa tablette.

C'est une vieille blague que le joueur de centre des Bruins de Boston partage avec son coéquipier Daniel Paille. Un clin d'oeil qu'ils s'échangent et qui, quelque part, se veut un genre de porte-bonheur.

«Durant la série contre les Rangers de New York, l'an dernier, David était venu mettre un pot de Nutella dans mon casier et j'avais marqué le but vainqueur le soir même», a confié Paille.

En faisant la même chose à Krejci, lundi matin au Centre Bell, l'attaquant franco-ontarien espérait que la magie opère de la même manière et que Krejci trouve finalement le fond du filet. Mais le sixième match de la série a encore une fois été difficile pour le premier trio des Bruins.

«Si l'on avait profité de nos chances au cours des deux premières périodes, le match aurait été plus serré», regrettait encore Paille, mardi midi.

On n'a qu'à penser au deux-contre- un qu'a bousillé Milan Lucic en première période, ou au filet ouvert qu'il a raté à mi-chemin dans le match. Si Lucic avait pris la peine de concrétiser  certaines des chances que lui offrait Krejci, on ne parlerait pas autant des ennuis de ce dernier.

Et Paille n'aurait pas à s'en remettre à la superstition pour relancer le meilleur pointeur de l'équipe en saison régulière...

Il commence à se faire tard pour le premier trio des Bruins, d'autant plus que celui du Canadien a finalement montré des dents dans le sixième match. David Desharnais, Max Pacioretty et Brendan Gallagher ont été au centre de la majorité des attaques du CH, et s'ils poursuivent sur la même lancée ce soir, les Bruins pourraient être dans le pétrin.

Des jeunes plus à l'aise

Ce qui joue en faveur des Bruins, toutefois, c'est que leurs jeunes défenseurs, qui ont parfois paru dépassés par les événements lors des matchs au Centre Bell, seront de retour dans un environnement qui leur est plus familier.

Lundi soir seulement, Kevan Miller a été fautif sur le premier but, victime d'un revirement derrière le filet de Tuukka Rask. Dougie Hamilton semblait bien désemparé lorsqu'il s'est laissé glisser dans son filet pour mettre fin à une menace du Canadien. Encore heureux qu'il n'ait pas été puni sur la séquence...

Et Torey Krug a clairement exprimé sa frustration dans les derniers instants de la rencontre.

«C'est difficile pour un jeune joueur de jouer dans cet amphithéâtre-là, il peut être intimidant par moments, a admis Krug. Mais ce n'est plus une préoccupation, car nous sommes de retour au TD Garden pour le septième match!»

De retour devant leurs partisans, Claude Julien espère que ses jeunes arrières sauront retrouver tout leur aplomb dans le match ultime.

«On espère qu'ils vont jouer, qu'ils vont être eux-mêmes et que les vétérans vont montrer le chemin pour les aider à être plus à l'aise et à jouer leur match», a indiqué l'entraîneur-chef.

Aux yeux de celui-ci, le cas des Bruins n'est pas différent de celui des autres équipes: ils sont beaucoup plus à l'aise à domicile, pour pouvoir profiter de l'appui de leurs partisans.

«Ça ne garantit rien, a convenu Julien, mais si j'avais le choix, j'aimerais mieux jouer ici qu'à Montréal. On a travaillé fort durant toute la saison pour avoir l'avantage de la glace; c'est à nous d'en profiter.»




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