Un septième match... comme les autres pour les Bruins

Le Canadien et les Bruins disputeront un septième... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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Le Canadien et les Bruins disputeront un septième match en une neuvième occasion, du jamais-vu en Amérique du Nord tous sports confondus. La dernière fois, en avril 2011, David Krejci avait manifesté à la suite du but de Nathan Horton en prolongation en présence d'un Carey Price médusé.

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(Boston) Les deux mots-clés qui revenaient dans le vestiaire des Bruins, hier, étaient «expérience» et «confiance». L'expérience d'avoir vécu de nombreux septièmes matchs et la confiance d'être la meilleure équipe pour remporter celui qu'ils s'apprêtent à disputer contre le Canadien, ce soir à Boston.

C'est la neuvième fois que les deux équipes en viennent à un septième match pour déterminer un vainqueur. Du jamais-vu dans l'histoire de la LNH, ni même dans le sport professionnel nord-américain. Si le Tricolore détient un avantage historique de 5-3, les Bruins ont remporté le dernier rendez-vous du genre grâce à un but en prolongation de Nathan Horton, le 27 avril 2011.

Mais pour ces mêmes Bruins, c'est surtout un neuvième match numéro sept depuis les séries de 2008. Outre l'entraîneur-chef Claude Julien, les Zdeno Chara, Milan Lucic, David Krejci et Shawn Thornton ont pris beaucoup de millage depuis. Sans compter que des joueurs comme Patrice Bergeron et Tuukka Rask gravitaient aussi autour de l'équipe cette année-là.

«On a de l'expérience et c'est le temps de le démontrer», a martelé Claude Julien en conférence de presse, hier.

Prêts, pas prêts...

La situation est devenue si familière pour les Bruins que ceux-ci ne peuvent pécher par excès de confiance et se dire que plus rien ne peut les impressionner.

«C'est bon d'avoir de l'expérience, mais l'expérience a ses limites, a rappelé Daniel Paille. On ne peut pas se fier uniquement là-dessus.»

Déjà, dans le sixième match, les Bruins ont tenu certaines choses pour acquises et le Canadien lui en a fait payer le prix.

Ils ont eu beau dire toutes les bonnes choses lundi matin, s'ils désiraient ce match, ils n'en avaient visiblement pas autant besoin que le Tricolore.

«Je ne pense pas qu'on ait eu un trop-plein de confiance, on n'a tout simplement pas été assez bons, estime Gregory Campbell. Le Canadien a bien joué, il était prêt. Pour notre part, nous avons peut-être dit que nous étions prêts, mais nous ne l'étions pas. Et ça a paru.»

Il y a tout lieu de croire que les Bruins ont remis les pendules à l'heure une fois de retour dans leur antre, hier midi. Leur situation est désormais aussi précaire que celle du Tricolore. S'il y a eu du laxisme jusqu'ici, la marmite chauffe désormais à parts égales des deux côtés.

«Les Bruins doivent joueur du hockey désespéré» a beau se hisser cette semaine en sixième place du palmarès des clichés les plus éculés, Claude Julien l'a bien expliqué, hier.

«La dernière chose qu'on veut, c'est avoir des regrets. Si l'on se retient de faire les choses qu'on peut faire et qu'on ne laisse pas tout sur la glace, c'est à ce moment-là qu'on a des regrets. Du hockey désespéré, c'est de pouvoir repartir en disant: "J'ai fait tout ce que j'ai pu."»

Fatigant à la longue

Certes, les Bruins ont joué beaucoup de septièmes matchs et ont appris à les gagner. Ils ont remporté quatre des cinq dernières séries qui se sont rendues à la limite, dont la finale de la Coupe Stanley en 2011 contre les Canucks de Vancouver.

Pour toute la confiance que cela peut leur apporter, est-ce que le fait de se replonger aussi souvent dans un tel environnement ne finit pas par devenir éreintant mentalement?

C'est un peu comme changer de maison: un déménagement se prépare mieux lorsqu'on a déjà vécu l'expérience, mais répéter trop souvent l'exercice peut vous drainer...

«Les séries sont éreintantes, peu importe qu'on joue quatre matchs ou sept, observe toutefois Campbell. Et on veut qu'il en soit ainsi parce qu'elles le seront de plus en plus à mesure qu'on avance.

«Il y a une raison pour laquelle cette série-ci s'est rendue à sept matchs: c'est parce qu'il n'y a que des bonnes équipes dans cette ligue. On entame chaque ronde en se disant que ça va être serré, et il faut se préparer mentalement à ce que ça se rende à la limite.

«Est-ce plus fatigant pour le corps de se rendre à sept matchs? C'est bien possible. Mais ça fait partie des séries, et c'est ce qui fait que c'est si difficile de gagner.»




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