Un sentiment de vide règne chez l'Avalanche

Une bonne douzaine de joueurs de l'Avalanche en... (Photo Ron Chenoy, USA Today Sports)

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Une bonne douzaine de joueurs de l'Avalanche en étaient à leurs premières séries.

Photo Ron Chenoy, USA Today Sports

Pat Graham
Associated Press
DENVER

Assis à son casier, Ryan O'Reilly a fixé le sol pendant de longues minutes après le septième match, que l'Avalanche a perdu en prolongation contre le Wild du Minnesota.

Il n'avait même pas délacé ses patins. Ni enlevé son équipement.

«Nous aurions pu faire beaucoup mieux», a fini par dire l'attaquant de la formation du Colorado.

Pour l'instant, il est trop tôt pour commencer à penser à tout ce que les joueurs de l'Avalanche ont accompli de positif cette saison. Pour le moment, ces considérations sont brouillées par une élimination subie à domicile dès le premier tour éliminatoire.

Seulement la semaine prochaine - ou, quasi assurément, d'ici la fin des séries de la Coupe Stanley -, commenceront-ils à se souvenir de tout ce qu'ils ont réussi de bien au fil de la première saison de Patrick Roy derrière le banc. L'Avalanche a égalé un record de concession au chapitre des victoires en une saison, après avoir terminé au dernier rang de l'Association Ouest l'année précédente. L'équipe de Denver a par ailleurs surpris en décrochant un titre de section.

Mais la dure réalité, c'est que le Wild affrontera les Blackhawks de Chicago au prochain tour. Les joueurs de l'Avalanche, eux, devront chercher à comprendre comment la série leur a échappé.

«C'est un sentiment de vide qu'il est difficile de gérer», a reconnu le capitaine Gabriel Landeskog.

Roy n'a pas mis les pieds dans le vestiaire après la défaite de mercredi. Il ne le fait jamais. Il a permis à ses joueurs de respirer tout au long de la campagne.

Les joueurs ont vite adhéré à l'approche passionnée du gardien de but légendaire devenu entraîneur. Celui-ci a choisi d'établir un partenariat avec eux et ils ont adopté cette façon de faire sans réserve.

Ç'a commencé dès le premier match de la saison, quand Roy a crié en direction de l'entraîneur des Ducks d'Anaheim Bruce Boudreau et poussé la baie vitrée qui séparait les deux bancs.

Le message de Roy a été bien entendu: l'Avalanche allait jouer avec émotion. Les joueurs ont même adopté le slogan «Pourquoi pas nous?», un thème qu'ils ont affiché sur des casquettes et des chandails, et qu'ils ont crié haut et fort quand ça allait moins bien.

«Même si on ne s'est pas empêché de rêver qu'il était possible de remporter la coupe Stanley, on savait que ce serait difficile, a noté Roy. On n'est pas encore rendu à ce niveau-là. C'est dur de l'admettre, mais c'est un fait.»

Sauf que cette organisation qui faisait pitié, il n'y a pas si longtemps, est désormais sur la bonne voie. Roy a réussi à calmer ses jeunes troupes. Il a par ailleurs fait preuve de discernement en cherchant à les motiver quand il le fallait, et en sachant quand les laisser tranquille. Il a mené les siens au titre dans la section centrale et à un total de 52 victoires, ce qui égale la marque de l'équipe de l'Avalanche de 2000-01 qui a remporté la coupe Stanley.

Roy a parfois préconisé une approche peu orthodoxe. Par exemple, en retirant son gardien quand son équipe tirait de l'arrière, même s'il restait trois ou même quatre minutes à jouer. Ç'a payé plusieurs fois, notamment à deux reprises durant la série contre le Wild.

«Il a de l'instinct et il fait confiance à son instinct, a dit Maxime Talbot. C'est bien de pouvoir compter sur un gars comme ça, qui va poser des gestes qui vont nous donner des chances de bien faire.»

Une bonne douzaine de joueurs de l'Avalanche en étaient à leurs premières séries. L'équipe a par ailleurs dû se débrouiller sans John Mitchell (tête) pendant la série au grand complet, et sans le défenseur Tyson Barrie à partir du troisième match parce qu'il s'est blessé au genou lors du contact avec Matt Cooke. Le meilleur marqueur du club, Matt Duchene, n'est quant à lui revenu que pour les deux dernières rencontres. Un autre défenseur, Jan Hejda, avait de la difficulté à tenir son bâton en raison d'une fracture au pouce.

S'ils avaient tous été en santé, ç'aurait peut-être fait la différence au cours d'une série corsée où quatre matchs ont nécessité une prolongation.

«Ce ne sont pas des excuses qu'on veut invoquer, a dit Roy. On a toujours trouvé le moyen de bien réagir à l'adversité.»




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