Teravainen, carte cachée des Hawks

Teuvo Teravainen a brillé au Championnat du monde... (Photo Ludvig Thunman, Associated Press)

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Teuvo Teravainen a brillé au Championnat du monde junior, l'hiver dernier, en Suède. À 19 ans, il a aussi marqué près d'un point par match en première division finlandaise.

Photo Ludvig Thunman, Associated Press

Les meilleurs joueurs d'une cuvée ne sont pas toujours les premiers choix.

En 1999, par exemple, Henrik Zetterberg attendait toujours qu'on prononce son nom en septième ronde tandis que Patrik Stefan était encore en train de donner de multiples interviews.

Claude Giroux était toujours disponible au 22e rang en 2006 et le Canadien, et plusieurs autres clubs, s'en mord encore les doigts.

En 2008, les Sénateurs d'Ottawa ont pu mettre la main sur Erik Karlsson au 15e rang. Zach Bogosian, Luke Schenn, Tyler Myers et Colten Teubert ont pourtant été repêchés avant lui.

Zetterberg, Giroux et Karlsson avaient des points communs à leur année de repêchage: ils avaient beaucoup de talent, mais étaient gringalets.

Teuvo Teravainen risque de faire pleurer bien des recruteurs. Si ce n'est pas déjà fait. Le jeune homme est l'un de ces gringalets très talentueux. Les Blackhawks de Chicago l'ont repêché au 18e rang en 2010 et l'ont rappelé hier de Finlande pour remplacer Patrick Kane, blessé.

Ce Finlandais a survolé le Championnat mondial junior pendant les Fêtes avec 15 points en seulement 7 matchs. Malgré ses 19 ans, il a amassé 44 points en 49 matchs cet hiver dans la Ligue d'élite de Finlande. Le poste de deuxième centre chez les Blackhawks l'attendait déjà en prévision de la saison 2014-2015, mais la blessure à Kane a précipité son arrivée à Chicago...

Le recruteur en chef des Blackhawks, le Québécois Michel Dumas, se demande encore comment ce garçon de 5 pieds 11 pouces et 175 livres a pu être disponible si tard.

À chaque équipe sa liste

«Les repêchages sont parfois bien mystérieux, a-t-il confié hier matin au bout du fil. Plusieurs clubs l'avaient pourtant dans leur top 5. Je sais même que deux d'entre eux le plaçaient numéro un sur leur liste!»

On était loin d'avoir un consensus parmi les recruteurs lors de ce repêchage de 2010. Nail Yakupov était le premier choix logique, mais il n'inspirait pas la confiance de tous en raison de son individualisme. Ryan Murray était un jeune défenseur solide, mais certains se demandaient s'il avait un grand potentiel offensif. Alex Galchenyuk, lui, avait disputé seulement deux matchs en saison régulière en raison d'une sérieuse blessure au genou.

«Je me rappelle l'avoir vu en tournoi en février, quelques mois avant le repêchage, et il avait été carrément dominant, se rappelle Dumas. Il avait été bon lors du tournoi suivant en avril, mais pas dominant comme en février. Si ça avait été le cas, je n'aurais pas eu de misère à le mettre numéro un sur ma liste. J'étais d'ailleurs en compagnie de Marc Bergevin au tournoi de février, qui ne le haïssait pas du tout. Alex Galchenyuk est un très bon joueur, mais si le Canadien avait repêché sixième ou septième, je me demande s'il n'aurait pas choisi Teravainen.»

À son année de repêchage, Teravainen jouait à Jokerit pour Jarmo Kekalainen, avant que celui-ci devienne directeur général à Columbus. Kekalainen n'avait pas tari d'éloges à son endroit quand La Presse l'avait appelé pour s'enquérir du talent du jeune homme, à quelques jours du repêchage.

«Il deviendra un centre numéro un dans la Ligue nationale. Il nous montre sa magie depuis quelques années déjà. Son intelligence lui permettra de devenir un joueur dominant. Henrik Zetterberg et Pavel Datsyuk n'étaient pas très gros eux non plus à leur année d'admissibilité. Il réussit à créer des jeux à partir de rien. Il a des mains extraordinaires. Il peut vous faire bondir de votre siège. Parfois, il voit des jeux que moi-même, je ne voyais pas de ma loge sur la tribune de presse!»

Michel Dumas, chez les Hawks depuis 32 ans, est du même avis. «Sa vision et ses mains m'impressionnent. Il n'est pas gros, mais ce n'est pas un handicap parce qu'il a toujours la tête haute, il n'a pas besoin de regarder la rondelle. On dirait que la rondelle est attirée sur sa palette comme un aimant.»

Teravainen, qui portera le numéro 86 à Chicago, n'était pas en uniforme hier contre les Hurricanes de la Caroline. Son entrée en scène ne saurait tarder par contre...




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