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Canadien-Penguins: un rare avantage

Daniel Brière a créé l'égalité à 14:06 de... (Photo Charles LeClaire, archives USA TODAY)

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Daniel Brière a créé l'égalité à 14:06 de la troisième période avec son deuxième but de la rencontre.

Photo Charles LeClaire, archives USA TODAY

(Pittsburgh) Pour une très rare fois au hockey, disputer deux matchs en deux soirs était un avantage et non pas un boulet à traîner.

Au retour de la pause olympique, le Canadien avait passé la soirée de mercredi à appliquer un traitement antirouille au Centre Bell. Ça avait donné lieu à une exécution plutôt pénible contre les Red Wings de Detroit. Or, le fait de pouvoir revenir en action dès le lendemain était susceptible de lui sourire face à une formation qui, elle, se remettait à peine dans le bain. Les Penguins n'avaient eu qu'un entraînement avec leur formation complète et l'entraîneur-chef Dan Bylsma redoutait ce qui pouvait se passer.

«Ce premier match ne sera pas un chef-d'oeuvre d'exécution», avait-il anticipé mercredi.

Dans la victoire du CH, Daniel Brière est celui qui a le mieux illustré combien ce deuxième match en deux soirs pouvait être bénéfique.

«Pour ceux qui n'avaient pas joué depuis plus de deux semaines, ce n'était pas évident de se remettre dans le bain et de se rappeler qu'il faut se battre sans relâche pour chaque pouce de terrain», a reconnu le héros de la soirée.

«Aujourd'hui, le jeu était certes plus ouvert, mais tout le monde se sentait beaucoup mieux.»

Brière est celui qui a le plus écopé pour la contre-performance de l'équipe, la veille contre les Wings. Son jeu nonchalant, entre autres, le long des bandes l'a relégué au centre du quatrième trio face aux Penguins. Il a pris la place de Ryan White, resté à Montréal en raison d'un virus. Brière aurait pu râler d'avoir George Parros et Travis Moen sur ses ailes, mais ce trio-là a étonné par ses nombreuses présences en zone offensive.

Ça s'appelle faire bien avec rien et mieux avec peu.

Du côté des Penguins, le rythme échevelé n'a pas eu l'heur d'impressionner Sidney Crosby qui, pour un premier match depuis son retour de Sotchi, n'a pas retrouvé sur la patinoire la même virtuosité que celle déployée par Équipe Canada.

«C'était désorganisé et les nombreuses punitions ont rendu cela difficile pour tout le monde de se mettre dedans, a-t-il convenu. On ne se sent jamais bien lors des matchs de retour. On peut être bien meilleurs que ça.»

Les Penguins aussi ont désormais ce premier match derrière la cravate. Mais dans l'intervalle, le Canadien est allé chercher deux précieux points et a infligé aux hommes de Dan Bylsma un deuxième revers en temps réglementaire à leurs 19 derniers matchs à domicile. Pas banal.




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