P.K. Subban remporte le trophée Norris

P.K. Subban est devenu le sixième défenseur de... (Photo Graham Hughes, La Presse Canadienne)

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P.K. Subban est devenu le sixième défenseur de l'histoire du Canadien à obtenir le trophée Norris - et le premier depuis Chris Chelios en 1989.

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Le secret le moins bien gardé de la LNH a finalement été confirmé, samedi soir, alors que P.K. Subban a mis la main sur le trophée Norris remis au défenseur par excellence dans la ligue.

Subban a récolté 66 votes de première place, soit un de plus que Ryan Suter, du Wild du Minnesota. Au final, le défenseur du Tricolore a devancé Suter par seulement 36 points (1266 contre 1230). Kristopher Letang était l'autre finaliste.

« Letang et Suter étaient tout aussi méritants, et on pourrait plaider que certains autres défenseurs auraient pu l'avoir aussi », a souligné Subban, qui est devenu le sixième défenseur dans l'histoire du Canadien à remporter le trophée Norris et le premier depuis Chris Chelios en 1989.

« Je dois lever mon chapeau à mes coéquipiers, car ce sont eux qui m'aident à performer. Je leur dois beaucoup, surtout que j'ai commencé la saison en retard. Ils ont été formidables avec moi. »

Cette saison, Subban a terminé ex aequo avec Letang pour le plus de points chez les défenseurs avec 38, un total que le Québécois des Penguins a toutefois atteint en disputant sept matchs de moins.

En plus d'avoir fait face à une meilleure compétition cette année - Subban a souvent été confronté aux meilleurs trios adverses en deuxième moitié de calendrier - le défenseur de 23 ans a haussé sa production offensive d'un cran. Non seulement a-t-il mené la ligue pour les points en avantage numérique (26), mais mieux canaliser ses énergies et mieux calculer les risques a aussi payé des dividendes.

« On grandit à chaque année, mais lorsqu'une équipe s'améliore comme on l'a fait cette année, tout le monde en tire profit », a soutenu Subban à cet effet.

Un futur leader ?

La famille est au coeur de la vie et des préoccupations de Subban. Il a maintes fois évoqué l'importance qu'elle prenait dans ses décisions. 

On a beau voir en lui à Montréal une sorte de chien fou, un joueur encore tout jeune avec un trop-plein d'exubérance, il porte un autre chapeau au sein de sa famille, où il est le frère ainé.

« P.K. s'occupe de moi et s'assure que je consacre le temps qu'il faut à mon entraînement », a confié à La Presse son frère Jordan, qui sera repêché par une équipe de la LNH le 30 juin prochain.

« Parfois, je dirais même qu'il est un peu trop dur à mon endroit ! Mais d'avoir son soutien est quelque chose de très précieux. Il est comme mon mentor. Il vient sur la glace avec moi, il me donne des conseils et fait plein de choses que j'aurais tort de prendre pour acquis. »

Est-ce farfelu d'imaginer qu'un jour, Subban puisse agir avec le Canadien de la même manière qu'il ne le fait avec ses frères ? Qu'une forme de leadership émerge de ce joueur qui, pour l'heure, est encore en mode apprentissage ?

« Je suis un fan du Canadien depuis que je suis tout petit et je comprends la valeur de son logo, a-t-il rappelé. Être un leader pour cette organisation est un rêve pour moi. Avec les années d'expérience vient la maturité, et je crois avoir grandi beaucoup au cours des dernières années - et ce n'est pas terminé.

« Je ne pensais pas atteindre un pareil accomplissement individuel à ce stade-ci de ma carrière, mais c'est juste une autre bonne raison de continuer à m'améliorer et de devenir davantage un leader. »

Chose certaine, ce premier trophée Norris lui donne maintenant plus de légitimité pour s'imposer en ce sens.

Une belle histoire

Un trophée Norris ça ne change pas le monde, sauf que...

Sauf que ça se paie !

La perception initiale était que Marc Bergevin avait remporté son bras de fer avec Subban, en début de saison, en trouvant une façon de l'intégrer facilement dans sa masse salariale alors qu'on savait que le plafond salarial était appelé à baisser.

Or, le défenseur de 24 ans attend maintenant le Canadien dans le détour. Son prochain contrat fera sauter la banque.

« Avant de parler d'un bras de fer, il faut rappeler que nous étions menottés par le lock-out et que nous n'avons pu négocier entre le mois de septembre et la fin du conflit, a rappelé son agent Don Meehan. Dès le règlement, nous n'avons mis que deux semaines à nous entendre, ce qui à mon avis est un très court délai.

« P.K. a joué extrêmement bien par la suite et il a eu de bons résultats au sein d'une équipe qui, elle aussi, a bien réussi et a surpassé toutes les attentes.

« C'est une belle histoire. »

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