Le Canadien doit revenir à son style

L'entraîneur Michel Therrien et le Canadien peuvent encore... (Photo Fred Chartrand, PC)

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L'entraîneur Michel Therrien et le Canadien peuvent encore s'imposer, mais en revenant au style qui leur a permis de connaître du succès.

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(Ottawa) Alors que la poussière retombe sur un match survolté qui l'a vu perdre aux points et aux poings, le Canadien veut retrouver sa concentration et travailler à imposer son style de jeu lors du quatrième match de la série les opposant aux Sénateurs d'Ottawa, mardi.

À ce titre, il peut toujours s'inspirer de la façon dont il s'est bien remis de la raclée de 6-0 subie aux mains des rudes Maple Leafs de Toronto, le 9 février.

Ou encore de la façon dont les joueurs s'en sont tenus à leur plan de match, le 3 mars, pour aller vaincre à Boston des Bruins qui tentaient de les intimider.

«Il faut rester dans notre élément, a convenu David Desharnais. On est une équipe rapide et combative et il ne faut pas essayer de jouer le style de l'autre équipe.»

«Le match contre Boston est un bon exemple d'un affrontement où l'adversaire était dur, mais où l'on a été capable d'aller quand même au filet et de jouer avec caractère.»

Plutôt que de s'avancer sur un terrain qui ne lui convient pas, le Tricolore doit renouer au plus vite avec ce qui a fait son succès. Mais pour que ça se produise, il va falloir que des effectifs comme Desharnais, justement, se mettent à produire.

«Il n'y a pas de secret, il faut que je sois meilleur, je le sais, a admis le centre québécois. Et je vais l'être demain.»

Desharnais n'a pas dirigé un seul lancer au filet en trois rencontres et semble incapable de se démarquer en ce moment.

«Peu importe qu'on soit un passeur ou marqueur, il faut être capable de créer des choses et ce n'est pas le cas présentement», a-t-il convenu.

Tout en indiquant qu'il n'était pas seul dans le bateau - il aurait pu nommer Tomas Plekanec, Max Pacioretty, Michael Ryder et Andrei Markov entre autres - Michel Therrien a dit que Desharnais devait contribuer davantage aux succès de l'équipe.

«Il doit s'impliquer beaucoup plus dans le jeu et patiner davantage, a précisé l'entraîneur. En ce moment, il est trop hésitant. Or, il est à son mieux quand il patine, quand il provoque des choses et qu'il contrôle la rondelle. De ce temps-ci, il patine un peu moins.»

Turris se demande pourquoi il était ciblé

Vitesse, contrôle de rondelle, appui au porteur, bonnes couvertures défensives... Tous les ingrédients de la recette du Canadien sont restés dans l'armoire lors du troisième match.

«Même quand c'était 2-1, nous ne jouions pas comme nous en étions capables», a mentionné Therrien.

C'était avant le déluge de buts et de coups de poing qui ont miné le moral de l'équipe. La frustration a ensuite pris le dessus, et un joueur comme Kyle Turris s'est retrouvé la cible des joueurs du Canadien.

Le fait que Josh Gorges ait tiré dans sa direction en toute fin de rencontre a suscité la discussion. Lundi, le centre des Sénateurs ne comprenait toujours pas pourquoi il avait été ciblé.

«Peut-être est-ce parce que j'étais le joueur le plus proche, a-t-il proposé. Mais je ne pense pas qu'il cherchait à effectuer un tir au but en tout cas.»

Le geste de Gorges, à l'instar du coup de coude de Rene Bourque à l'endroit de Cory Conacher, ne fera pas l'objet de sanctions supplémentaires de la part de la LNH et ce, en dépit des demandes de l'entraîneur-chef Paul MacLean après la rencontre.

Faire sa loi

Auparavant, Turris avait reçu les foudres de P.K. Subban qui s'était jeté sur lui pour engager le combat.

«Nous avons joué au sein d'Équipe Canada Junior ensemble et nos chemins se croisent depuis qu'on a 10 ans, a raconté Turris à propos de Subban. C'est le P.K. que j'ai toujours connu. Il est extrêmement émotif et il a le coeur sur la main. Mais il y a une rivalité et je ne peux pas lui faire de passe-droit.»

Michel Therrien, lui, a défendu le geste de son défenseur vedette en mettant cela sur le compte d'un trop-plein d'émotion.

«P.K. a reçu un double-échec à la tête en début de match, on s'attendait à une pénalité et il n'y en a pas eu, a rappelé Therrien. Ça a donné le ton.»

«Si Gallagher et Subban en viennent à jeter les gants, c'est qu'on a abusé d'eux. Vient un point où le joueur veut faire sa loi parce qu'il est tanné.»

Mais la seule justice qui puisse servir le Canadien s'il espère gagner la série, ce sera de prendre le contrôle des opérations. Celui de la rondelle, de l'horloge et du rythme.

S'il laisse ça aux Sénateurs, batailles ou non, le résultat ne sera pas en sa faveur.




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