Thomas Hickey refait surface

Thomas Hickey a célébré son but gagnant contre... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Thomas Hickey a célébré son but gagnant contre le Canadien, le 21 février dernier.

Photo Bernard Brault, La Presse

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(Uniondale) Le défenseur des Islanders Thomas Hickey doit être heureux de revoir le Canadien débarquer à Long Island.

L'arrière de 24 ans, qui dispute enfin sa première saison dans la LNH, n'a que 3 points en 22 matchs, mais il les a tous récoltés contre le Tricolore. Un but gagnant à Montréal, le 21 février, et deux mentions d'aide lors du dernier passage du Canadien à Uniondale, le 5 mars.

«C'est le moment le plus excitant que j'aie vécu depuis très longtemps, tellement que j'ai eu un black-out dans les minutes qui ont suivi», raconte Hickey, dont le père était présent au Centre Bell pour le voir marquer le premier but de sa carrière.

Si Hickey fait ses premiers pas dans la ligue à 24 ans, c'est qu'il revient de loin.

En 2007, il avait défrayé la manchette lorsque les Kings de Los Angeles en avaient fait leur premier choix au repêchage, le quatrième au total. Personne ne s'attendait à ce qu'il soit réclamé si tôt. Y compris Hickey.

Certes, il venait de connaître une excellente saison avec les Thunderbirds de Seattle, dans la Ligue de l'Ouest, et il allait poursuivre sur sa lancée lors des deux années suivantes, aidant entre autres l'équipe canadienne à remporter deux fois la médaille d'or au Mondial junior.

Mais les choses se sont gâtées lorsqu'il est arrivé dans la Ligue américaine, chez les Monarchs de Manchester. Une opération à l'épaule a complètement freiné sa progression.

«Mon épaule est aujourd'hui rétablie, même si elle prend du temps à regagner sa pleine force», admet Hickey qui, deux ans plus tard, n'a plus le même tir frappé qu'autrefois.

«J'ai vécu beaucoup de frustration mais, à un certain moment, j'ai cessé de me percevoir comme un haut choix de repêchage et plutôt comme tous les autres joueurs qui essaient de faire leur chemin jusqu'à la LNH.»

Entre-temps, l'état-major des Kings reconsidérait sa décision de l'avoir repêché aussi tôt, surtout que d'autres jeunes défenseurs comme Slava Voynov se distinguaient.

«Je me suis mis à jouer en espérant que quelqu'un d'autre me remarque, confie Hickey. Je me suis fait discret, j'ai travaillé fort, et aujourd'hui je suis très reconnaissant de la chance que j'ai obtenue.»

Une chance au ballottage

Cette chance, elle est venue au mois de janvier. Les Islanders, qui ne font rien comme les autres, ont réclamé pas moins de quatre joueurs au ballottage dans la même semaine! Il y a eu Hickey, les défenseurs Brian Strait et Joe Finley de même que l'attaquant Keith Aucoin.

«Nous manquions de défenseurs, et certains de ceux que nous avions rappelés des mineures n'étaient pas prêts, explique le capitaine Mark Streit. La direction ne voulait pas précipiter les choses.

«Il ne faut pas oublier qu'on a déjà obtenu Michael Grabner par le biais du ballottage. On ne sait jamais, on peut y faire de belles trouvailles.»

Et c'est ce qui semble se dessiner dans le cas de Hickey, qui affiche le meilleur différentiel chez les Islanders (+3). Il ne deviendra vraisemblablement pas une vedette dans la LNH, mais le fait d'avoir pu se défaire de l'étiquette de flop est en soi un accomplissement.

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