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Mike Ribeiro ne veut plus de sa réputation de comédien

Mike Ribeiro dans son nouvel uniforme.... (Photo AP)

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Mike Ribeiro dans son nouvel uniforme.

Photo AP

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(Washington, DC) Tout le monde se souvient de la scène. Lors des séries de 2004, face aux Bruins de Boston, le centre du Canadien Mike Ribeiro se tord de douleur au centre de la patinoire. Il force les arbitres siffler l'arrêt du jeu au moment où Bruins attaquent dangereusement.

Quelques instants plus tard, Ribeiro est de retour au banc du Canadien et rigole de son petit manège.

Il n'y a pas qu'à Montréal où cet épisode a cristallisé sa réputation. À travers la ligue, le Québécois s'est développé une image d'imposteur. S'il regrette certains gestes posés plus tôt dans sa carrière, le Québécois de 32 ans regrette aussi d'avoir à composer avec cette réputation de joueur qui simule les blessures.

« Ça m'a nui souvent, constate Ribeiro. En plusieurs occasions, si quelque chose arrive à d'autres joueurs que moi, il y a une punition. Dans ce temps-là, ça me met en colère et je perds la tête. »

Ça s'est produit encore cette semaine alors que le nouveau venu des Capitals de Washington a réclamé par deux fois une infraction pour bâton élevé qui n'est jamais venue. Depuis que Chris Higgins l'a atteint à la gorge en 2010, le forçant à subir une trachéotomie dont on voit encore la cicatrice, Ribeiro se méfie des bâtons élevés.

Ses critiques envers les officiels, après le match de mardi, auraient pu vouloir une amende. Il s'en est sauvé.

« J'ai juste dit la vérité, affirme Ribeiro. Sur le premier coup, l'arbitre a dit qu'il n'y avait pas de punition parce que j'étais trop bas à la mise en jeu. À ce que je sache, il n'y a pas de règlement interdisant cela. Mais quand on reçoit un coup de bâton et qu'on est coupé, il est censé y avoir une pénalité.

« J'ai été atteint une autre fois au visage, plus tard dans le match, et quand j'ai demandé à l'arbitre pourquoi il ne sévissait pas cette fois-là non plus, il m'a répondu que je faisais semblant ! »

Papa à la maison

Mais l'extravagant joueur de centre est prêt à pardonner. Il vaut mieux donner une deuxième chance aux arbitres, surtout que c'est ce qu'il espère avoir de son épouse et de tous ceux qui doutent de lui.

L'ancien mouton noir du Tricolore dit avoir mûri et avoir appris des dernières années. Après s'être divorcé de sa conjointe Tamara, le couple s'est remarié en juillet dernier.

« Pendant mon divorce, j'ai appris ce que c'était que de ne pas avoir mes enfants mes côtés et je veux être plus présent auprès d'eux », raconte ce père de trois enfants.

Avec son look toujours aussi particulier et ses boucles d'oreilles en diamant - un attirail qui a incité l'entraîneur-chef Adam Oates à le comparer à un rapper - on a du mal à imaginer Ribeiro bien sage à la maison.

Et pourtant...

« Durant le lock-out, ça a été bon pour moi d'accompagner les enfants à l'aréna, d'aller les mener à l'école ou de les aider à faire leurs devoirs, nous a-t-il expliqué.

« Je dois être plus vigilant en tant que parent et faire attention à ce que je dis et ce que je fais. J'essaie d'être une meilleure personne. »

Son aîné est un garçon de 12 ans qui arrive aux portes de l'adolescence.

« Parfois mes enfants trouvent que mes pantalons sont trop bas, ils rient de moi un peu. »

Le monde à l'envers !

De bonnes résolutions

Le Québécois de 32 ans croit que les résolutions qu'il a prises dans sa vie personnelle devraient également avoir un impact sur lui en tant que joueur de hockey.

« Je suis rendu à un âge où je dois prendre davantage soin de moi-même et prendre du repos de façon à prêt à tous les matchs », précise-t-il.

Ribeiro est passé l'été dernier des Stars de Dallas aux Capitals dans une transaction qui l'amènera à l'autonomie complète au terme de cette saison.

« Il y a toujours un risque qu'on doive repartir puisque je vais devenir joueur autonome, mais vu que je vais passer un an à Washington et que mes enfants se seront acclimatés à un nouvel environnement, j'aimerais mieux rester ici le plus longtemps possible.

« C'est sûr qu'ici, en étant centre du deuxième trio, il se peut que je sois moins souvent sur le premier avantage numérique. Mais je joue contre les deuxièmes duos de défenseurs et pas nécessairement contre le premier trio adverse, donc ça pourrait être très positif. »

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