Le bulletin de Pierre Ladouceur: mode d'emploi

Après chaque match du Canadien, Pierre Ladouceur offre... (Photo : Alain Roberge, La Presse)

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Après chaque match du Canadien, Pierre Ladouceur offre son évaluation du travail des joueurs du Tricolore, en plus d'un bulletin hebdomadaire le lundi.

Photo : Alain Roberge, La Presse

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Pierre Ladouceur

Comme c'est le cas tous les ans, on vous offrira notre évaluation du travail des joueurs du Canadien à tous les matchs. Et, tous les lundis, on vous présentera le bulletin hebdomadaire ainsi que le rendement cumulatif pour la saison. Et, en lever de rideau, on en profite pour vous expliquer notre méthode d'évaluer le travail des joueurs.

Dans un premier temps, il faut établir des paramètres. Or, nos notes peuvent en principe varier de 0 à 10. Mais nous évitons les évaluations émotives ce qui explique le regroupement de la majorité des notes entre 5 et 9.

Pour les besoins de la chose, on donne une note de départ de 6,0 à tous les joueurs. Ils peuvent ensuite faire grimper cette note ou encore la faire dégringoler. Mais, c'est difficile de plonger sous la marque de 5,0 parce que l'entraîneur cloue habituellement au banc un joueur qui offre une telle contre-performance.

Par ailleurs, on démarre avec une note de 6,0 ce qui représente la note de passage minimale pour avoir droit de porter un chandail de la LNH. Mais, tout dépendant de la qualité de l'équipe, la note de passage peut augmenter.

Pour bonifier cette note de départ, mon critère le plus important, ce sont les chances de marquer. Les joueurs qui provoquent des chances de marquer sont récompensés et ils obtiennent évidemment un boni s'ils sont en mesure de convertir ces occasions.

Dans la même veine, les joueurs qui frustrent les efforts des meilleurs éléments des équipes adverses ont également droit à une amélioration de leurs notes. Cela permet, entre autres, de valoriser le travail des joueurs en désavantage numérique.

Comment provoque-t-on des chances de marquer? Par la qualité des passes, la capacité de se démarquer, les petites bagarres pour le contrôle de la rondelle en zones restreintes, les récupérations de rondelles libres, la force et la précision des tirs et finalement l'imagination.

Comment contrer les chances de marquer? Par un bon positionnement dans les trois zones, par la mise en échec, par les tirs bloqués et quand la situation le permet l'aspect robustesse représente également un facteur à considérer.

Sur le plan défensif, on évalue le travail du gardien en tenant compte de sa capacité à suivre la rondelle, sa patience, son contrôle des retours, son jeu avec la rondelle et son positionnement.

En tenant compte de ces facteurs sur le plan technique et tactique, vous allez souvent entendre parler des trois points suivants dans mes évaluations : concentration, discipline et intensité.

La concentration signifie qu'un joueur est fidèle au plan de match, qu'il emploie au maximum son imagination pour effectuer des jeux en attaque, qu'il est conscient en tout temps de la valeur de ses adversaires et des capacités de ses coéquipiers.

La discipline, c'est tout d'abord d'éviter de commettre des infractions inutiles, surtout en zone offensive. De fait, il n'y a pas d'infractions pardonnables en territoire offensif alors qu'on peut parfois parler d'une bonne punition en zone défensive.

L'intensité est souvent reliée à la longueur des présences sur la patinoire. Dans un circuit compétitif comme la Ligue nationale de hockey, rares sont les joueurs qui peuvent être efficaces lorsque leurs présences dépassent la barrière des 60 secondes.

Finalement, on tient compte du travail des joueurs période par période afin d'éviter de verser dans l'évaluation émotive. Un bon jeu peut valoir une bonne présence, mais il faut plusieurs bonnes présences pour avoir une bonne période et il faut offrir trois bonnes périodes pour mériter l'éloge d'un bon match. Et, l'inverse est également vrai. Un mauvais jeu ne signifie pas un mauvais match.

En terminant, vous allez me demander si je tiens compte des gros jeux, les actions qui changent le cours d'un match. C'est évident que je vais mousser la note d'un joueur qui marque le but gagnant en prolongation ou encore en fin de match.

Mais, si un joueur a connu un match ordinaire, ne vous attendez pas à ce qu'il soit au sommet de mon bulletin uniquement en raison d'un gros jeu. Cela explique que la première étoile de la rencontre ne concordera pas toujours avec la meilleure note dans mon bulletin.

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