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Mises en échec: de graves conséquences sur la santé des jeunes

«On a longtemps cru que puisqu'un jeune était... (Photo: Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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«On a longtemps cru que puisqu'un jeune était en développement, les conséquences d'une commotion cérébrale pouvaient s'atténuer avec le temps. C'est faux», affirme le Dr Claude Goulet, coauteur de l'étude.

Photo: Edouard Plante-Fréchette, La Presse

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Une étude conjointe de l'Université de Calgary avec l'Université McGill et l'Université Laval, à Québec, conclut que les mises en échec chez les joueurs de hockey de niveau pee-wee ont des conséquences graves sur la santé des enfants.

Les chercheurs ont suivi 74 équipes albertaines et 76 québécoises sur une période d'un an, afin de comparer les ratios de blessures entre les deux provinces. En Alberta, les mises en échec sont acceptées dès le niveau pee-wee (enfants de 11 et 12 ans), alors qu'elles sont interdites au Québec.

«Selon plusieurs études, on sait que les effets à long terme des blessures cérébrales ont été sous-estimés par le passé. On a longtemps cru que puisqu'un jeune était en développement, les conséquences d'une commotion cérébrale pouvaient s'atténuer avec le temps. C'est faux», a expliqué le coauteur, le Dr Claude Goulet, spécialiste dans l'épidémiologie des blessures à l'Université Laval.

Le jeu, qui est plus violent sur la glace en Alberta, cause plus de blessures: 209 enfants ont subi des blessures mineures et graves, sur une période d'un an, alors qu'ils n'étaient que 70 au Québec.

Les commotions cérébrales sont aussi plus fréquentes en Alberta, avec 73 cas rapportés, contre 20 au Québec.

De ce nombre, 14 jeunes joueurs albertains ont reçu un diagnostic de commotion cérébrale grave, contre 4 au Québec. À un si jeune âge, ce genre de blessure peut nuire considérablement à leur santé et à leur développement.

«On savait que la mise en échec était un mécanisme principal de blessure, mais maintenant, avec cette recherche, on a les preuves quantitatives pour le prouver. Ceux qui défendent la mise en échec au niveau pee-wee disent souvent que c'est mieux pour protéger les enfants au niveau bantam et autres. C'est aussi démontré que c'est faux, que ça n'a aucun impact», conclut le Dr Goulet.

Selon la Dr Carolyn Emery, de l'Université de Calgary, cette étude prouve la nécessité de mettre un frein aux mises en échec dans le hockey pratiqué par les jeunes enfants.

«Les impacts sur la santé publique sont sans équivoque. Si les mises en échec étaient éliminées en Alberta, au niveau pee-wee, on serait en mesure de prévenir 400 commotions cérébrales et 1000 accidents liés à la pratique du sport», dit-elle.

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