Coyotes: Greg Jamison doit se mettre au travail

Greg Jamison, le futur acquéreur des Coyotes de... (Photo: Reuters)

Agrandir

Greg Jamison, le futur acquéreur des Coyotes de Phoenix.

Photo: Reuters

Partager

(Glendale, Arizona) Après le vote de mardi soir à l'hôtel de ville de Glendale, approuvant par une marge de 4-2 une entente de 320 millions pour garder les Coyotes dans le désert, la balle est désormais dans le camp de Greg Jamison.

L'homme d'affaires était radieux à l'issue du vote, remerciant les élus ayant soutenu le plan, se prêtant au jeu des fans des Coyotes qui se bousculaient pour se faire prendre en photo avec lui. Mais l'ancien patron des Sharks de San Jose doit maintenant se mettre au travail. Il n'a cessé de répéter dans les 17 derniers mois qu'il n'attendait que cette résolution du conseil municipal pour acheter l'équipe. La Ville a donc promis de lui verser 320 millions sur 20 ans; voilà la première étape complétée.

Comment va procéder Greg Jamison à partir d'ici? D'abord en rassemblant les investisseurs qui paieront les 170 millions que la LNH demande pour l'équipe. Une fois le montage financier terminé, l'homme d'affaires devra soumettre une offre à la Ligue, qui a repris l'équipe en faillite en 2009.

«La Ligue aura le droit de refuser l'entente si elle estime que les investisseurs ne sont pas appropriés», a expliqué M. Jamison mardi, après avoir refusé de dévoiler leur identité à la mairesse de Glendale qui le lui demandait.

Mais Greg Jamison a répété que l'argent n'était pas un problème. «Lorsque le moment sera venu de mettre l'argent sur la table, on le mettra sur la table», a-t-il dit.

Ce moment pourrait venir plus tôt que tard. L'entente pour la gestion du Jobing.com Arena qui a été adoptée mardi exige le rachat de l'équipe avant le mois de février. Tout dépassement mettrait en péril le pacte avec Glendale. Dans le cas d'un retard, il est à prévoir que le nouveau conseil, qui entre en poste à la mi-janvier, rejetterait l'entente si elle lui était soumise à nouveau.

Greg Jamison livre donc un contre-la-montre. Il dit avoir besoin de 30 à 60 jours pour boucler le rachat de l'équipe. Les fans des Coyotes rencontrés mardi ne demandaient qu'à le croire.

Des compressions importantes

Les citoyens de Glendale, amateurs de hockey ou non, devront quant à eux se préparer à serrer leur ceinture. La Ville estime devoir faire des compressions de 20 millions sur cinq ans pour garder les Coyotes; avec leur départ, ce seraient plutôt 12 millions qui devraient être retranchés sur cinq ans.

Glendale envisage donc de supprimer 67 postes, de fermer des centres communautaires, de réduire les services des bibliothèques et d'abandonner son Festival de jazz.

«Nous sommes en train de laisser un héritage désastreux», a prévenu la conseillère Norma Alvarez, l'une des deux élues qui ont voté contre l'entente avec M. Jamison.

_________________________________________________________

UNE ENTENTE ET DES CHIFFRES

17: En mois, le temps qu'il aura fallu à Greg Jamison pour, de rebondissement en rebondissement, obtenir une promesse de 320 millions de la Ville de Glendale.

60: Greg Jamison pense avoir besoin au maximum de 60 jours pour boucler le rachat de l'équipe. Si tout va bien, 30 jours suffiront, dit-il.

20: L'entente entre M. Jamison et Glendale est d'une durée de 20 ans, durant lesquelles l'homme d'affaires s'engage à garder l'équipe en banlieue de Phoenix. Le nouveau propriétaire ferait aussi des démarches auprès de la LNH pour renommer l'équipe «Coyotes de l'Arizona».

> Mathias Brunet: Pas de Coyotes sur les plaines d'Abraham...

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600166:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer