Calme plat à la maison des Coyotes

Le Jobing.com Arena, domicile des Coyotes, est désert.... (Photo: AP)

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Le Jobing.com Arena, domicile des Coyotes, est désert. Un seul guichet est ouvert et de rares clients passent acheter un billet. Jusqu'en février, il n'y a que trois événements au programme.

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(Glendale, Arizona) Un centre commercial d'un côté. Un immense complexe de baseball de l'autre. Et entre les deux, le domicile des Coyotes de Phoenix. Un lieu tout indiqué où rencontrer des amateurs de hockey, croit-on. Erreur.

Ici, c'est le désert et c'est désert. Vous croyez que le lock-out fait mal aux alentours du Centre Bell? Bienvenue à Glendale. Le centre commercial est vide. Le Jobing.com Arena semble faire la sieste sous le soleil de l'Arizona. Un seul guichet est ouvert et de rares clients passent acheter un billet. Jusqu'en février, il n'y a que trois événements au programme. Le reste, ce ne sont que des matchs des Coyotes, qui n'auront probablement pas lieu pour cause de lock-out.

Le gérant d'un pub irlandais, le McFadden's Saloon, avoue que les affaires tournent au ralenti. Les Coyotes n'attirent pas des foules monstre - 12 420 spectateurs par match en moyenne la saison dernière -, mais leur absence depuis le début de lock-out se fait sentir. «On perd presque 20 000 $ en revenus pour chaque match qui n'a pas lieu», dit Aaron Hernandez.

Ce secteur de Glendale n'était encore constitué que de terrains vagues il y a 12 ans. Puis on y a construit l'aréna avec 180 millions d'argent public. Le complexe de baseball s'est greffé en 2008 et a coûté 200 millions à la municipalité.

Glendale s'est d'ailleurs prononcé hier quant à un projet d'entente avec l'homme d'affaires Greg Jamison, qui prévoit injecter encore plus d'argent dans l'équipe de hockey pour la garder au milieu du désert.

Le lock-out pourrait coûter cher à Glendale. Une porte-parole estime que la municipalité perd 60 000 $ de revenus pour chaque match qui n'a pas lieu; il s'agit d'un désastre pour une ville déjà criblée de dettes.

Un homme dévore un hamburger dans un des nombreux restaurants à peu près vides qui ceinturent l'aréna. Vous aimez le hockey? lui demande-t-on. «Non, répond-il en rigolant, se rendant compte qu'il ne se trouve qu'à quelques mètres du domicile des Coyotes. Et je ne pense pas que Glendale devrait mettre un sou de plus dans les Coyotes. C'est assez.»

«Pas le droit de filmer»

Les amateurs de hockey sont rares par les temps qui courent autour de l'aréna des Coyotes. Mais les agents de sécurité sont là. Ils ne prennent que quelques minutes à repérer ces journalistes canadiens obsédés de hockey.

«Vous n'avez pas le droit de filmer ici», dit l'agente qui se promène dans un cart de golf. On lui demande si la place devant l'aréna n'est pas un lieu public. «Il a été payé par de l'argent public, non?»

«Tout le terrain appartient au centre commercial, répond-elle. Vous ne pouvez filmer qu'à l'intérieur de l'aréna.»

Mais l'intérieur est vide et triste. Alors on quitte cet immense complexe sportif construit avec l'argent des contribuables de Glendale. On n'a pas trouvé d'amateurs de hockey au domicile des Coyotes. Mais le centre commercial est très beau!

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