Les Coyotes restent en vie

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(Glendale, Arizona) Les Coyotes de Phoenix viennent de recevoir une deuxième vie dans le désert de l'Arizona. La Ville de Glendale a en effet accepté mardi soir, lors d'une interminable réunion du conseil municipal, le plan de sauvetage proposé par l'homme d'affaires Greg Jamison.

Le vote a été aussi serré que prévu, avec quatre voix en faveur et deux en défaveur. La mairesse sortante, Elaine Scruggs, a voté contre l'entente qui prévoit un paiement de 320 millions sur 20 ans à M. Jamison et ses associés. «Je pense que ça va détruire le coeur de notre Ville», a lancé Mme Scruggs.

Ces millions garantis par Glendale à Greg Jamison devraient permettre aux Coyotes de rester en banlieue de Phoenix. La prochaine étape pour M. Jamison consiste à racheter l'équipe à son propriétaire actuel, la LNH. Il a jusqu'au 31 janvier 2013 pour le faire, sans quoi l'entente avec Glendale sera compromise.

Le probable futur propriétaire des Coyotes estime qu'il aura besoin de 30 à 60 jours pour finaliser l'achat de la formation. «Il fallait attendre l'entente avant de bouger. Mais quand viendra le temps de mettre l'argent sur la table, on mettra l'argent sur la table», a expliqué M. Jamison.

Ce dernier était à l'hôtel de ville de Glendale pour assister au vote historique, tout comme quelque 200 citoyens. La majorité portait les couleurs des Coyotes. «Je suis tellement soulagée, s'est exclamée une fan des Coyotes. La Ville de Québec mérite une équipe, mais pas celle-ci. Peut-être une équipe d'expansion?»

Chez les opposants, c'était la consternation. «Regardez les lumières de Noël dehors, a lancé la mairesse juste avant de passer au vote. Réfléchissez bien, car si ce projet est adopté, vous ne les verrez peut-être plus jamais.»

Si l'entente entre Glendale et Greg Jamison était un mariage, il en serait un de raison: la réunion de mardi a d'ailleurs la plupart du temps tourné autour des sacrifices qu'il faudra consentir pour garder l'équipe. Selon les projections financières de la Ville, des compressions de 6 millions seront nécessaires l'année prochaine. Les bibliothèques pourraient perdre 20% de leurs employés, le Festival de Jazz sera annulé et Glendale compte supprimer 67 postes. La Ville avait déjà mis à pied 49 employés l'été dernier.

«Moi aussi j'aimerais bien rouler dans une Lamborghini, mais la vérité c'est que je n'ai pas les moyens et je roule en Corvette», s'est exclamé un citoyen opposé au plan de sauvetage des Coyotes.

De leur côté, les élus en faveur de l'entente estiment que les pertes encourues par la Ville dans les dernières années pour garder les Coyotes étaient en grande partie dues à la crise financière de 2008. On croit pouvoir réduire les déficits dans les prochaines années grâce à un regain de l'économie.

Qui sont les investisseurs?

Greg Jamison a donc deux mois pour s'entendre avec la LNH, qui a repris l'équipe après sa faillite en 2009. L'achat des Coyotes devrait coûter 170 millions à l'homme d'affaires et à ses associés. M. Jamison a par ailleurs refusé mardi de divulguer leur identité devant le Conseil. «Allez-vous nous dire ce soir qui sont vos associés?» a demandé la mairesse. Jamison s'est contenté de répondre: «Non, je ne le ferai pas.»

Lorsque la question lui a été soumise à nouveau par les journalistes, il a expliqué que le moment de dévoiler le nom de ses partenaires n'était pas venu. Pourquoi ne pas les identifier alors que Glendale prend une décision critique? «Nous n'achetons pas l'équipe à la Ville, nous achetons l'équipe à la LNH, a expliqué M. Jamison. La Ligue aura le droit de refuser l'entente si elle estime que les investisseurs ne sont pas appropriés.»

Mais pour les partisans des Coyotes présents mardi soir, ces détails n'étaient que peccadilles. Mary, 23 ans, célébrait la victoire avec circonspection. «Ça fait trois ans que je viens à des rencontres à l'hôtel de ville, a-t-elle lancé d'un air résigné. On veut passer à autre chose. On veut se concentrer sur notre équipe, sur le hockey.»

Après le vote de mardi soir, son voeu n'a jamais été aussi proche de se réaliser.

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