Alex Galchenyuk marche à fond de train

Les cinq joueurs qui devancent Alex Galchenyuk au... (Photo fournie par Hall of Fame)

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Les cinq joueurs qui devancent Alex Galchenyuk au classement des compteurs de la Ligue junior de l'Ontario sont tous plus âgés que le premier choix du Canadien au repêchage de 2012.

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(Kitchener) Alex Galchenyuk bouillait. C'est en se mordant les lèvres qu'il signait des autographes, dont l'un sur une bannière disant #FutureHallofFamer. Rien de moins.

En ce vendredi soir enneigé, Galchenyuk n'avait pas joué comme une supervedette, et il le savait. Sa séquence de sept matchs avec au moins un point (6 buts et 10 passes) venait de prendre fin. Mais ce qui le faisait rager, c'était la cinquième défaite consécutive du Sting de Sarnia, celle-là aux mains des Rangers de Kitchener.

«Mon travail est de produire en attaque et ce soir, je ne l'ai pas fait, a dit Galchenyuk, sans jamais cesser de froncer les sourcils. On a perdu 5-0. Si j'avais fait quelque chose, l'histoire aurait peut-être été différente.»

Voilà qui est typique du joueur qui veut gagner et qui a tendance à vouloir transporter l'équipe sur ses épaules, a souligné l'entraîneur-chef Jacques Beaulieu.

«C'est un joueur de caractère, et je suis content qu'il ne soit pas content.»

À la bonne heure.

Le lendemain soir, de retour à Sarnia, le Sting calmait sa rage en dévorant les Petes de Peterborough, 8-2. Et Galchenyuk, reprenant son rythme effréné du dernier mois, y allait d'un but et de trois mentions d'aide.

Le compte est bon: ça lui fait 8 buts et 23 points à ses 11 derniers matchs. Cette irrésistible poussée le place au sixième rang des compteurs de la Ligue de l'Ontario.

Tous les joueurs qui devancent Galchenyuk au classement ont un an de plus que lui, ce qui n'est jamais à négliger dans le junior.

Et ils n'ont pas raté la dernière saison en raison d'une blessure, eux.

Dès l'été, Galchenyuk était fin prêt pour le camp d'entraînement du Canadien. Il reconnaît qu'il n'a pas été facile de faire une croix sur cette occasion d'impressionner ses nouveaux dirigeants.

«Quand les camps ont été annulés, il y a eu quelques matchs où je nageais dans l'inconnu. Je ne savais pas si j'allais rester ici ou non. Mais à un moment donné, il faut savoir tourner la page et se concentrer à aider son équipe à gagner.»

Depuis le début de la saison, Galchenyuk est la locomotive d'une équipe jeune, en proie à un sérieux manque de constance. Il a participé à 46% des buts de son équipe.

Le Sting table beaucoup sur ses unités spéciales pour gagner des matchs, entre autres grâce au troisième avantage numérique de la ligue en termes d'efficacité (25,9%). Or, il est intéressant de noter que c'est à forces égales - là où le reste de l'équipe a plus de difficulté - que Galchenyuk a marqué 12 de ses 15 buts.

Pas étonnant qu'il soit le seul attaquant de son club à afficher un différentiel positif (+6).

Plus efficace à l'aile?

Depuis plusieurs semaines, Jacques Beaulieu emploie surtout Galchenyuk à l'aile aux côtés de Charles Sarault et Reid Boucher, ce qui lui a permis de réunir ses meilleurs éléments.

«Je crois que pour atteindre rapidement la LNH, il va falloir qu'Alex joue à l'aile, estime Beaulieu. C'est plus difficile pour les jeunes de jouer au centre, car ils doivent retourner profondément dans leur territoire. Quand il joue à l'aile, il est efficace le long des bandes. C'est un attaquant de puissance capable de bien déplacer la rondelle et de prendre les bonnes décisions.»

Ce n'est peut-être pas ce que le Canadien avait en tête en repêchant le Russo-Américain de 6'2 et 205 livres, mais ne vous attendez pas à ce que Marc Bergevin fasse la moindre ingérence.

Galchenyuk, lui, n'y voit aucun inconvénient.

«Je jouais à l'aile avant de devenir joueur de centre. Je suis maintenant de retour à l'aile et, puisque je ne sais pas à quelle position on va m'employer au niveau suivant, c'est bien d'être préparé à toute éventualité.»

Pas question de l'échanger

Ni aspirant à la Coupe Memorial ni en reconstruction, le Sting se maintient au milieu du peloton. Mais ça pourrait fort bien changer durant le temps des Fêtes.

Pourquoi? Parce que le Sting perdra Galchenyuk, Boucher ainsi que le défenseur Connor Murphy au profit de l'équipe américaine à l'occasion du Mondial junior. Un quatrième joueur quittera en même temps l'équipe pour participer au Championnat U-17.

L'équipe pourrait disputer jusqu'à huit matchs sans les services de trois de ses meilleurs joueurs.

«On pousse fort en ce moment pour aller chercher des points, parce qu'on sait ce qui s'en vient, admet Beaulieu. On est contents qu'ils partent vivre l'expérience du Mondial junior, mais c'est sûr que ça va amoindrir notre équipe.»

Si le Sting devait piquer du nez, la logique voudrait qu'il échange certains éléments avant la date limite des transactions. Mais quoi qu'il advienne, ça n'impliquera pas son capitaine.

«C'est sûr qu'on ne l'échangera pas», a assuré Jacques Beaulieu.

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