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Les Geoffrion ont craint pour la vie de leur fils Blake

L'attaquant des Bulldogs de Hamilton Blake Geoffrion a... (Photo : Olivier Jean, collaboration spéciale)

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L'attaquant des Bulldogs de Hamilton Blake Geoffrion a subi une fracture du crâne lorsqu'il a été victime d'une sévère mise en échec, vendredi soir, au Centre Bell.

Photo : Olivier Jean, collaboration spéciale

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Ce qui semblait être une blessure malheureuse mais somme toute anodine a bien failli se transformer en tragédie, vendredi soir, au Centre Bell. Aux dires de Danny Geoffrion, qui assistait à la rencontre des Bulldogs de Hamilton, son fils Blake «ne serait peut-être plus avec nous aujourd'hui» n'eut été la réaction prompte du personnel médical du Canadien, qui avait été mis à la disposition de son club-école ce soir-là.

En entrevue avec La Presse, Danny Geoffrion a raconté dans le menu détail les heures d'angoisse qui ont suivi la sévère mise en échec de Jean-Philippe Côté, un défenseur du Crunch de Syracuse, aux dépens de leur fils de 24 ans.

«Sur le coup, Kelly et moi on se demandait ce qui se passait, mais lorsqu'on a vu Blake se lever et patiner jusqu'au vestiaire, je croyais que c'était bon signe, a confié Danny Geoffrion. Je pensais à ce moment-là qu'il s'était blessé à une épaule à cause de la façon dont il tenait son bras.

«Or, 10 minutes plus tard, on a reçu un appel de l'équipe nous demandant à quel endroit on était assis. Ils ont dit qu'ils venaient nous chercher parce que Blake était transporté à l'hôpital.»

Au moment du départ vers l'Hôpital Général de Montréal, Blake Geoffrion était couché sur une civière et parlait normalement. Il rassurait ses parents en leur disant qu'il ne s'agissait que de mesures préventives.

Or, le diagnostic s'est révélé beaucoup plus inquiétant. Geoffrion avait été victime d'une fracture compressée du crâne de la grosseur d'une pièce d'un dollar. Les médecins ont dû obtenir l'autorisation écrite des parents de Geoffrion afin de procéder d'urgence à une intervention chirurgicale consistant à remplacer des éclats d'os dans le crâne par des plaques de titane.

À l'hôpital une autre semaine

Une fois l'opération terminée, la famille a de nouveau retenu son souffle en attendant les résultats d'un dernier scanner. Si le cerveau de Geoffrion enflait à la suite de l'intervention, il risquait de se réveiller le lendemain avec des dommages cérébraux. Cette possibilité a heureusement été écartée.

Samedi, le jeune hockeyeur, la tête enveloppée dans les pansements, a pu recommencer à marcher quelque peu. D'ailleurs, son père s'est senti suffisamment rassuré pour aller rendre visite tel que prévu à ses autres fils, Brice et Sébastien, qui affrontaient l'Université Northeastern à Boston, samedi soir.

Quant à Blake, dont les maux de tête sont appelés à diminuer au fil des jours, il a quitté les soins intensifs dimanche matin et restera à l'hôpital pour encore sept à dix jours, entouré de sa mère et de sa fiancée Caitlin.

«Les thérapeutes du Canadien que les médecins de l'hôpital, qui ont fait du travail de première classe», a tenu à souligner Danny Geoffrion.

Carrière menacée?

L'arrière petit-fils de Howie Morenz et petit-fils de Bernard Boum-Boum Geoffrion a vécu les derniers jours de façon très émotive. Toute la famille s'est échangée des larmes.

«Blake s'est demandé si ce n'était pas un message du bon Dieu, a raconté son père. Il m'a dit: "l'histoire de notre famille au hockey a commencé à Montréal; est-ce que ça va finir ici aussi?"»

Même si les médecins s'attendent à une guérison complète, il est encore trop tôt pour recommencer à penser au hockey.

«Le plus important est qu'il recouvre la santé à 100%. Blake a subi des commotions cérébrales par le passé mais, cette fois-ci, c'est encore plus sérieux. Il ne faut pas seulement regarder en fonction des six prochains mois, mais plus loin encore. C'est une question de qualité de vie lorsqu'il sera plus vieux.

«Je sais que Blake veut revenir au jeu, mais il doit regarder le portrait d'ensemble. En attendant d'évaluer la situation avec les médecins de l'équipe, on va prendre ça une journée à la fois.»

La protection du casque

Selon ce qu'avancent les médecins, c'est la lame du patin droit de Jean-Philippe Côté qui aurait causé la fracture du crâne. Ce ne serait donc ni le contact de la tête de Geoffrion sur la baie vitrée, ni contre la glace lorsqu'il est tombé lourdement.

«Le chirurgien nous a dit que la seule façon que l'accident avait pu se produire, c'est qu'une profonde coupure aient causé des lésions traumatiques au cerveau (blunt trauma to the brain).»

De plus, contrairement à ce qu'on croyait sur le coup, la lame du patin de Côté n'a jamais touché le visage de Geoffrion. C'est sa tête qui saignait lorsqu'il a retraité au vestiaire.

Devant ce constat, a dit Danny Geoffrion, la famille se penchera en temps et lieu sur le rôle du casque qui devait protéger Blake.

«Il y a quelque chose qui n'a pas fonctionné correctement», constate le père en rappelant que des joueurs et un arbitre se sont affairés à ramasser des morceaux de son casque une fois que Jean-Philippe Côté eut terminé son combat avec Michael Blunden.

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