Geoffrion et Palushaj, de jeunes «grands frères»

Blake Geoffrion... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Blake Geoffrion

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Dans une équipe où le joueur le plus âgé a 28 ans, Blake Geoffrion (24 ans) et Aaron Palushaj (22 ans) font office de vétérans en raison de leur expérience dans la LNH.

Les Bulldogs de Hamilton ne regorgent pas de francs-tireurs naturels et, en attendant que se développent les plus jeunes attaquants, ils se tournent vers des joueurs comme eux pour être des locomotives en attaque.

«Il y a un peu plus de pression sur nos épaules parce que l'équipe se fie davantage sur nous pour produire, mais je n'ai pas de problème avec ça», soutient Geoffrion, que le Tricolore a obtenu l'hiver dernier en retour de Hal Gill.

Avant le match de vendredi, Geoffrion trônait au sommet des marqueurs des Bulldogs avec quatre buts et six points en neuf matchs. Quant à Palushaj, il revendiquait trois buts et cinq points en autant de matchs.

«Nous avons été corrects, mais nous pouvons être meilleurs, a convenu Palushaj. Nous sommes conscients que si des joueurs comme nous jouent à leur plein rendement, nos chances de gagner seront meilleures.»

L'entraîneur-chef Sylvain Lefebvre les garde à l'oeil afin qu'ils mettent à profit les mêmes outils qui les ont menés jusqu'à la Ligue nationale. Ils doivent en outre maintenir une bonne attitude.

«Ceux qui reviennent dans les mineures après un passage dans la LNH peuvent penser qu'ils arriveront à faire les choses différemment, rappelle Lefebvre. Or, ils ne doivent pas développer de mauvaises habitudes.»

Les joueurs des Bulldogs ignorent combien d'entre eux seront invités au camp du Canadien si la saison finit par démarrer dans la LNH. Mais, même en temps de lock-out, l'idée de rejoindre le grand club n'est jamais bien loin.

«La direction a vu chacun de nos matchs, rappelle Palushaj. Quand la LNH reprendra ses activités, le camp d'entraînement sera court et ce sont les joueurs les plus méritants qui risquent de recevoir un appel.»

Une ligue vraiment meilleure?

On serait en droit de s'attendre à ce que des joueurs comme Geoffrion et Palushaj dominent dans la LAH, surtout que les projecteurs sont braqués en ce moment sur le circuit Andrews.

On a beaucoup parlé du fait que la LAH tirerait profit du lock-out pour augmenter sensiblement son niveau de jeu. Mais jusqu'à quel point cela a-t-il touché les Bulldogs jusqu'ici?

Dans leur division, un seul joueur rival a passé la majorité de la dernière saison dans la LNH, soit le défenseur Jake Gardiner des Marlies de Toronto.

Et depuis le début de leur calendrier, les Bulldogs n'ont affronté que trois autres joueurs ayant passé la majorité de la saison dernière dans la LNH, soit Brett Connolly (Syracuse), Cody Hodgson et Luke Adam (Rochester).

«Le calibre est meilleur, mais peut-être pas autant qu'on aurait voulu nous le faire croire a priori, suggère Palushaj. Le calibre était déjà assez bon l'an dernier!»

«Mais c'est évident que des équipes comme Oklahoma City (qui comptent sur Taylor Hall, Jordan Eberle et Ryan Nugent-Hopkins) rehaussent le niveau de jeu.»

Un nouveau système de jeu

Le défenseur Frédéric St-Denis avait évoqué à La Presse, jeudi, que les Bulldogs avaient modifié leur style de jeu et qu'ils prônaient désormais un style davantage axé sur la possession de rondelle et sur une pression accrue sur le porteur.

Ça vaut la peine de s'intéresser à la façon dont jouent les Bulldogs, car leur style est aligné sur celui qu'entend prôner à Montréal la nouvelle direction du Tricolore.

Quant Blake Geoffrion mentionne que «c'est un système beaucoup plus agressif et plus physique qui vise à éliminer le temps et l'espace chez l'adversaire», on imagine aisément Michel Therrien prôner un tel message.

«Nous sommes malgré tout axés sur un jeu plus défensif parce que nous avons de la difficulté à marquer des buts, a ajouté Palushaj. C'est difficile de mettre des points au tableau lorsque l'avantage numérique a un rendement inférieur à 10%...»

En zone défensive, il ne faudra pas se surprendre de voir une pression basée sur le surnombre. Si l'adversaire a deux joueurs près de la rondelle, les Bulldogs en mettront trois. Si l'adversaire en a trois, Hamilton en ajoutera un quatrième.

Garder les joueurs aussi groupés peut s'avérer extrêmement efficace en autant que la communication est à point. Car une telle stratégie, pour le meilleur et pour le pire, peut faire en sorte que personne ne couvrira le devant du filet...

«C'est un système axé sur la pression de rondelle et sur la vitesse d'exécution», a indiqué Sylvain Lefebvre, qui ne veut pas rendre public tous les pans de sa stratégie.

«On prône la défensive en premier. Si l'on passe moins de temps dans notre zone, il nous restera plus d'énergie pour aller à l'attaque. On ne veut pas menotter nos joueurs, mais on veut que les choses soient faites de la bonne façon.»

«On veut également préparer nos jeunes de façon à ce qu'il y ait le moins d'adaptation possible lorsqu'ils arrivent à Montréal.»

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