Les Blue Jackets ont des choses à se faire pardonner

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Antoine Vermette

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François Gagnon
La Presse

(Columbus) Fort de ses 27 buts et 65 points, Antoine Vermette a connu sa meilleure saison en carrière l'an dernier à Columbus. Mais ses Blue Jackets ont terminé avant-derniers dans l'Ouest à 16 points de l'Avalanche du Colorado et du huitième rang. Le dernier donnant accès aux séries.

Après 10 matchs, le joueur de centre québécois se contente d'un petit but et de quatre maigres points.

«Personnellement, ça pourrait aller mieux. Mais l'équipe gagne, C'est tout ce qui compte. C'est en tout cas bien mieux que d'avoir du succès dans une cause perdante», assurait Vermette qui vient de perdre son poste de centre numéro un des Jackets au profit du Gatinois Derick Brassard.

Contre le Canadien ce soir, Brassard devrait être entouré de Rick Nash et Jakub Voracek. R.J. Umberger et Nikita Filatov seront les ailiers de Vermette.

«Antoine et Derick connaissent des débuts de saison opposés: Brassard se replace après un mauvais début alors que Vermette se cherche un peu. Ils sont nos deux premiers centres et doivent composer avec cette responsabilité. Ils tentent tous les deux d'en faire trop. Ils se creusent la tête. Cela témoigne un manque de confiance, selon moi. Quand tu n'as pas confiance, tu passes la rondelle trop vite au lieu de tirer, de créer des jeux. C'est ce qui se passe avec eux. C'est ce qui se passe avec le reste de l'équipe il faut dire», a lancé Scott Arniel.

Battus 5-1 au Colorado samedi, les Jackets tenteront de se replacer contre le Canadien ce soir alors que les deux équipes se croiseront pour la seule fois de la saison.

L'an dernier, à Montréal, le Canadien a renversé Mathieu Garon et les Jackets 5-3. Depuis l'entrée de Columbus dans la LNH, le Canadien n'a pas encore subi la défaite en temps réglementaire au Nationwide Arena (2-0-1). En neuf matchs, le Tricolore présente toutefois un dossier de quatre victoires, quatre revers (deux en prolongation ou fusillade) et un verdict nul.

«Il faudra mieux jouer qu'on l'a fait lors du dernier match, pour gagner. On n'était pas là du tout contre Colorado. C'est dommage, parce que dans l'ensemble, on joue bien. Nous ne marquons pas assez et les gros gars n'ont pas de grosses statistiques, mais on gagne. On forme une équipe jeune, mais avec beaucoup de talent. Rick (Nash) demeure un des meilleurs ailiers de la LNH et Jakub Voracek a ce qu'il faut pour devenir un grand joueur. Il est vraiment impressionnant», assurait le patineur de St-Agapit en banlieue de Québec.

Brassard enfin en santé

Après des saisons minées par les contrecoups d'une commotion cérébrale et d'une fracture à une main résultat d'une bagarre qu'il n'aurait jamais dû livrer, Derick Brassard assure être enfin en santé.

«J'ai eu toutes sortes d'ennuis l'an dernier, mais cette saison il n'y a pas d'excuse. Je joue au sein d'un bon trio et j'adore la nouvelle équipe d'entraîneurs», assurait le Gatinois.

Une équipe toute jeune en âge et en expérience. Après sa carrière de 12 saisons dans la LNH et quatre années à la barre du Moose du Manitoba dans la Ligue américaine, Scott Arniel obtient sa première chance dans la LNH à titre d'entraîneur-chef. Il a embauché comme adjoint Dan Hinote et Bob Boughner qui étaient dans la LNH encore hier. Ou avant-hier... Hinote a disputé sa dernière saison en 2009, à St.Louis. Boughner: en 2006 au Colorado.

«C'est vraiment différent d'avec les années passées (Ken Hitchcock). Nous avons des gars qui parlent notre langage. Il y a un système à respecter oui, mais il n'y a pas 100 millions d'affaires à retenir. On joue au hockey», analysait Brassard.

«J'ai rarement vu au cours de ma carrière des coachs aussi près des joueurs. Scott Arniel communique avec ses joueurs. Avec tous ces joueurs et non seulement avec les vedettes. Ça fait beaucoup changement avec je que j'ai vécu dans la Ligue. On a connu une saison décevante l'an dernier. Il faut se reprendre. On a un bon noyau de joueurs et une bonne équipe de coachs pour y arriver», ajoutait Mathieu Garon.

Il ne manque que la foule. Échaudés par les insuccès de l'an dernier, les amateurs de hockey de Columbus boudent les Jackets. «Ce n'est pas fort côté assistance. Ils annoncent 9000, mais il ne doit y avoir plus que 5000 ou 6000. Mais si on gagne, ils vont revenir», a conclu Derick Brassard.

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