«Un jour, ça sera à notre tour!»

L'ex-joueur du Canadien Mathieu Dandenault pose avec sa... (Photo: Mathieu Bélanger, collaboration spéciale)

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L'ex-joueur du Canadien Mathieu Dandenault pose avec sa femme Marie-Christine Lavoie à leur maison du Lac-Beauport à Québec.

Photo: Mathieu Bélanger, collaboration spéciale

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Lorsqu'il a confirmé aux médias qu'il prenait sa retraite, l'ancien défenseur du Canadien et des Red Wings de Detroit Mathieu Dandenault a annoncé qu'il consacrerait désormais ses énergies à épauler sa femme Marie-Christine Lavoie dans ses nombreux projets de design intérieur et de télévision.

Un beau retour d'ascenseur pour celle qui a attendu dans l'ombre que la carrière de hockeyeur de son mari prenne fin.

«Avant de connaître le milieu, je ne comprenais pas pourquoi les femmes des joueurs ne travaillaient pas pendant que leurs maris jouaient, confie celle qui a animé des émissions de rénovation au canal V. J'ai réalisé certaines choses en arrivant à Detroit. Mon bac en enseignement n'était plus valable et si j'avais demandé un permis spécial de travail, les impôts auraient été tellement élevés que j'aurais presque payé pour travailler.»

«J'ai pu enseigner la gymnastique, poursuit Marie-Christine Lavoie, mais j'ai décidé de refaire des études en architecture et design intérieur parce que c'était un travail que je serais capable de réaliser dans n'importe quelle ville. Par contre, il m'était impossible de faire de plans à long terme. Le hockey, c'est au jour le jour. Chaque matin, on ne sait pas si le lendemain on va vivre dans cette ville-là. Alors c'est difficile de planifier à long terme. On ne peut pas bâtir une clientèle ou trouver des fournisseurs parce que demain notre vie peut être ailleurs. Il y avait beaucoup d'avocates, d'enseignantes et de notaires parmi les femmes de joueurs, mais elles ont toutes mis leur carrière en veilleuse.»

Marie-Christine Lavoie était folle de joie en apprenant que son mari avait signé un contrat de quatre ans avec le Canadien de Montréal, le 3 août 2005.

«Je me suis dit que j'avais enfin la chance d'être dans ma ville, de pouvoir travailler ici. Mais je vivais la même insécurité. Je prenais un contrat à la fois et je garantissais à mes clients que si Mathieu était échangé, je terminerais leur maison avant de partir. Quand j'ai eu mon émission, c'est la même chose. J'ai rassuré mes producteurs en leur disant que même s'il y avait un échange - en plus, il y avait de nombreuses rumeurs au cours de cette période-là - je ne partirais pas car je voulais terminer ce que j'avais commencé.»

La jeune femme admet que la vie d'épouse de joueur de hockey n'est pas si rose, surtout pour celles qui ont de l'ambition professionnelle.

«Ça m'a pris un an à m'adapter à Detroit. Avant de déménager, j'étais entraîneur en chef d'un club de gymnastique, j'étais indépendante financièrement, j'avais mes compétitions de fitness. Du jour au lendemain, je perdais mon indépendance. C'est comme si j'appuyais sur stop et je ne savais pas combien de temps je serais arrêtée. Moi j'ai besoin de me réaliser dans la création, j'ai un côté artistique qui fait que si ça reste en dedans, je ne suis pas bien.»

Mathieu Dandenault a fait d'une pierre deux coups. Non seulement sa retraite a-t-elle donné le champ libre à sa femme, mais il s'est trouvé une nouvelle vocation à ses côtés puisqu'il est désormais son agent financier.

«Sa retraite a été plus facile à accepter comme ça, mentionne Marie-Christine Lavoie. Ce n'est pas évident pour tous les joueurs. Ils arrêtent de jouer du jour au lendemain et pour les joueurs québécois ou canadiens, ils ont moins d'éducation que la moyenne des gens et leur seule passion a été le hockey. Ils se retrouvent avec de grands questionnements: qu'est-ce que j'aime dans la vie? Ils doivent réaliser que le hockey n'est pas une fin en soi et se redécouvrir. Les salaires sont très bons, mais même riche à 34 ans, si on ne travaille pas, on risque la dépression comme certains retraités à 65 ans.»

Marie-Christine Lavoie adore sa nouvelle vie. «On habite à Québec et personne ne va nous forcer à déménager si on ne veut pas déménager. Je suis heureuse d'avoir continué mes études pendant le hockey et d'avoir retrouvé mon indépendance. On part sous peu en Inde pour un mois par affaires... et c'est moi qui ai payé son billet d'avion!»

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