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Une histoire de stéroïdes refait surface chez les Caps

Eric Fehr... (Photo: Reuters)

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Eric Fehr

Photo: Reuters

Un article à paraître dans la prochaine édition du Sports Illustrated ramène sur le tapis une histoire de stéroïdes à laquelle les Capitals de Washington ont été mêlés le mois dernier.

C'est que trois joueurs des Capitals - Eric Fehr, Matt Bradley et Shaone Morrisonn - ont eu recours dans le passé aux services du docteur Douglas Nagel pour des traitements en chiropractie.

Or, Nagel a été arrêté au mois de mars pour trafic de stéroïdes à son bureau de Virginie. Il aurait acheté des drogues de performances du Floridien Richard Thomas, un ancien culturiste qui affirme avoir fourni en stéroïdes des athlètes de plusieurs sports, dont des membres des Capitals et des Nationals de Washington.

Nagel possédait un bureau dans le mail adjacent au Kettler Capitals Iceplex, le centre d'entraînement des Capitals, et le nom «Washington Capitals» était collé sur la porte de son bureau.

Mais au moment de son arrestation, les Caps ont nié toute affiliation avec lui.

«Je sais que la police était venue interviewer les joueurs ainsi que moi-même de façon assez poussée», a rappelé mercredi l'entraîneur des Capitals, Bruce Boudreau, qui a vu deux enquêteurs du comté de Polk, en Floride, se pointer à l'exercice de l'équipe, le 23 mars dernier.

Ceux-ci étaient accompagnés d'un enquêteur de la police fédérale.

«Ils ne se souciaient pas de nous autant que de trouver des choses à propos de ce type-là», a précisé Boudreau.

«J'ai consulté (le Dr.Nagel) à titre de chiropraticien, comme j'en avais vu plusieurs autres au cours de ma carrière», a expliqué mercredi matin l'attaquant des Capitals Matt Bradley.

«Ma famille et mes amis savent que je ne ferais jamais une chose pareille. Si les gens veulent croire ce qu'ils veulent et que les médias veulent voir une histoire là où il n'y en a pas, libre à eux.

«Ça ne nous dérange pas car nous n'avons rien à cacher depuis le début.»

Bradley a rappelé qu'il n'y avait eu aucune suite à l'interrogatoire que ses coéquipiers et lui avaient subi.

«Ils nous ont posé les questions qu'ils voulaient et je présume qu'ils ont été satisfaits de nos réponses puisqu'ils ne sont jamais revenus nous voir», a-t-il ajouté.

Il n'y aurait pas eu d'enquête

Pourquoi l'affaire rebondit-elle aujourd'hui?

Parce que le lendemain de l'arrestation de Douglas Nagel, la Ligue nationale a émis un communiqué indiquant «qu'à partir de l'enquête que nous avons faite et de l'information que nous avons, il n'y a aucune preuve selon laquelle le Dr. Nagel a déjà fourni (ou même offert de fournir) des drogues de performances à d'anciens ou actuels joueurs des Capitals».

Les Capitals ont eux aussi émis un communiqué indiquant qu'ils avaient procédé à une enquête approfondie.

Or, ce que révèle l'article du Sports Illustrated, c'est que la LNH n'aurait procédé à aucune enquête!

Ian Floyd, que l'on présume être l'un des deux enquêteurs qui a rencontré les joueurs des Capitals, a fait part à son supérieur - le shérif du comté de Polk, Grady Judd - de ses doutes à l'égard de la collaboration de la LNH dans cette affaire.

«J'ai parlé aujourd'hui avec (le vice-président à la sécurité de la LNH) Dennis Cunningham à propos des communiqués officiels émis par la LNH et les Capitals concernant leur enquête approfondie», peut-on lire dans un courriel de M. Floyd au shérif Judd dont Sports Illustrated a obtenu copie.

«M. Cunningham a admis que, contrairement aux communiqués officiels, aucune enquête n'avait eu lieu à propos des liens du docteur Nagel avec les Capitals ou la LNH.»

Floyd mentionne aussi qu'il a eu une discussion semblable avec le vice-président aux affaires légales des Capitals, Don Fishman, et que les Caps non plus n'avaient pas conduit d'enquête.

La LNH paraît mal

Interrogé par SI, le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, a fait savoir qu'il s'en tenait au communiqué déjà publié sur le sujet, et que le dossier était désormais clos.

Or, si la version d'Ian Floyd s'avère véridique, la LNH aurait donc promis d'agir et n'aurait rien fait.

En plus de tromper au passage l'opinion publique. Il faut noter que le baseball majeur et la NFL, qui ont eu beaucoup plus de démêlés avec les questions de stéroïdes que la LNH, ont collaboré ouvertement à l'enquête de messieurs Nagel et Thomas.

«Je ne sais pas si la LNH a un problème de stéroïdes ou non, mais elle est certainement inconfortable avec le fait que nous posions des questions», a indiqué le shérif Judd à Sports Illustrated.

Dans toute cette histoire, c'est davantage la gestion du dossier par la LNH que le comportement des joueurs des Caps qui paraît répréhensible.

Mais cela n'a pas manqué d'éclabousser le vestiaire de l'équipe à quelques heures du quatrième affrontement face au Tricolore.

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