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Unilinguisme au sein d'Équipe Canada: «Une pratique qui doit être découragée»

Carla Qualtrough, ministre fédérale des Sports, veut «garder un oeil»... (Photo Adrian Wyld, archive sLa Presse canadienne)

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Carla Qualtrough, ministre fédérale des Sports, veut «garder un oeil» sur le dossier du bilinguisme.

Photo Adrian Wyld, archive sLa Presse canadienne

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(Ottawa) Le gouvernement Trudeau trouve «malheureux» que les hockeyeurs francophones d'Équipe Canada junior aient été empêchés de parler en français en présence de leurs coéquipiers anglophones.

La ministre fédérale des Sports Carla Qualtrough demande des comptes à Hockey Canada, qui devra «trouver une façon [de] respecter les droits des athlètes» de parler en français entre eux et entend rappeler aux autres fédérations sportives nationales leurs obligations en matière de bilinguisme.

«C'est une pratique [l'unilinguisme obligatoire dans les équipes nationales] qui doit être découragée, dit la ministre Qualtrough en entrevue avec La Presse. Je vais assurément garder un oeil là-dessus. Si c'est arrivé au hockey, je veux aussi m'assurer que ça n'arrive pas dans d'autres sports.» 

«Nous devons mettre les athlètes dans une situation où ils peuvent donner le meilleur d'eux-mêmes.»

La ministre Qualtrough est consciente que la question du bilinguisme est plus compliquée en pratique dans un sport d'équipe comme le hockey. «Cela dit, nous devons trouver une façon juste pour des coéquipiers d'interagir entre eux, dit-elle. C'est à Hockey Canada de trouver une façon qui respecte les droits des athlètes de communiquer dans la langue de leur choix. Mes fonctionnaires [«officials»] ont parlé à Hockey Canada de ce point, ils sont évidemment en train d'apprendre et d'évaluer.»

Julien Gauthier... (Photo David Boily, archives La Presse) - image 2.0

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Julien Gauthier

Photo David Boily, archives La Presse

Après le Championnat du monde de hockey junior, le hockeyeur québécois Julien Gauthier avait confié n'avoir «droit à aucun français» en présence de joueurs anglophones, même pour parler avec ses coéquipiers francophones à l'extérieur de la patinoire. «À un moment donné, t'essaies de parler en français avec tes chums, mais tu peux pas. Alors c'est un peu dur de s'adapter», a-t-il dit en entrevue à TVA Sports.

«C'est malheureux, a dit la ministre Qualtrough. [...] Nous sommes un pays bilingue, et les athlètes devront pouvoir interagir avec leurs coéquipiers et leurs entraîneurs dans la langue de leur choix. C'est leur droit, mais c'est la façon dont vous aurez une meilleure performance de leur part. 

«Ayant fait partie d'équipes sportives [elle a gagné trois médailles en natation aux Jeux paralympiques de Séoul et de Barcelone], je crois que c'est vraiment important de pouvoir s'exprimer comme vous le voulez. C'est un environnement stressant, mon dieu, pourquoi voudriez-vous ajouter du stress à un athlète de parler une langue qu'il n'a pas choisie? Ce n'est pas la façon de tirer le meilleur de nos athlètes.»

Rappel aux autres fédérations sportives

Si la ministre Qualtrough veut «garder un oeil» sur le dossier du bilinguisme, particulièrement à Hockey Canada, elle en profitera aussi pour faire un rappel aux autres fédérations sportives.

«C'est une obligation de Sport Canada de promouvoir les deux langues officielles. On peut rappeler aux fédérations sportives leurs obligations en vertu de leurs ententes de financement, dit la ministre Qualtrough. Pour être franche, je pense que c'est une bonne idée de le rappeler à toutes les fédérations, ce serait bénéfique pour tous les sports. Je n'ai juste pas décidé encore de quelle façon j'allais le faire.»




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