A.J. Greer s'avère être un véritable poison pour les Huskies

Anthony-John Greer (#8)... (Photo Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Anthony-John Greer (#8)

Photo Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Guillaume Lepage
La Presse Canadienne
Shawinigan

Lorsque Anthony-John Greer a pris la décision de quitter l'Université de Boston pour se joindre aux Huskies de Rouyn-Noranda avant les Fêtes, bien peu de gens croyaient qu'il avait fait un choix judicieux. À peine quatre mois plus tard, il s'avère être la bougie d'allumage d'une équipe à un gain de soulever la coupe du Président.

L'attaquant de puissance est tout simplement dominant depuis le début des séries éliminatoires. Son imposante stature - six pieds trois pouces et 204 livres - lui permet de se démarquer et il en profite pour noircir la feuille de pointage à un rythme effréné.

«Tout le monde a douté de ma décision, s'est rappelé Greer en entrevue avec La Presse Canadienne. Personne ne m'a dit que j'avais fait le bon choix. J'ai toujours fait face à de l'adversité dans ma vie, à des critiques, et je devais encore leur prouver le contraire. C'est ce que je suis en train de faire.»

La porte était grande ouverte chez les Huskies, qui cherchaient justement à ajouter du poids et un travailleur acharné à leur formation déjà bien garnie. Toutes les conditions étaient donc réunies pour que le choix de 11e ronde de l'équipe au repêchage de 2013 rentre au bercail.

«J'ai parlé à Gilles au téléphone et je lui ai dit que je voulais gagner, que j'étais un gagnant, a mentionné l'ailier gauche de 19 ans. Je suis un gars qui travaille fort et qui va tout faire pour gagner. Il m'a dit qu'on irait loin si j'avais cette mentalité-là.»

Depuis ce coup de téléphone, Greer est passé de la parole aux actes.

Dimanche, il a inscrit son quatrième but de la série finale, son 11e en 18 matchs au cours du tournoi printanier, pour aider les siens à vaincre les Cataractes de Shawinigan 2-1 et à prendre une avance quasi insurmontable de 3-0 dans la confrontation au meilleur de sept matchs.

«C'était écrit dans le ciel qu'il allait être un joueur de séries, a commenté l'entraîneur et directeur général des Huskies, Gilles Bouchard. Il ne veut rien savoir. Il veut gagner et faire la différence. Il a la mentalité d'un guerrier, il est intense et émotif. Il veut avoir la rondelle.»

Pourtant, à son arrivée à Rouyn-Noranda, rien ne semblait indiquer qu'il allait devenir une des pièces maîtresses de la formation en quête d'un premier triomphe provincial en 20 ans d'histoire. Peu utilisé à Boston en première moitié de saison, Greer avait du chemin à faire pour regagner une condition physique digne de ce nom.

«C'était un changement, a expliqué Greer, qui n'a inscrit qu'un but à ses 15 premières rencontres dans la LHJMQ. Je jouais 7 à 10 minutes par match à Boston. Je n'avais pas un rôle de marqueur et j'étais sur le troisième trio.

«À force de jouer chaque jour, de vraiment me concentrer sur le hockey, d'avoir du temps de jeu sur le deuxième trio et sur l'avantage numérique, ça a rapporté.»

Ce chemin, il l'a parcouru avec Bouchard, qui l'utilise désormais à toutes les sauces. Il faut dire que l'espoir de l'Avalanche du Colorado lui rend la pareille, lui qui a déjà marqué deux buts victorieux en trois rencontres face aux Cataractes.

Greer, qui a trouvé le fond du filet 26 fois à ses 37 dernières rencontres, dit avoir retrouvé son identité, celle-là même qui lui a permis d'enfiler le chandail de l'Avalanche au deuxième tour du repêchage de 2015. Et il en profite pour briller alors que les projecteurs sont braqués sur lui.

«À Boston, je n'étais pas où je voulais être et je sentais que j'avais changé comme joueur de hockey, a-t-il admis. J'ai retrouvé le A.J. que je connaissais avant mon passage là-bas.»

Greer et les Huskies auront l'occasion de terminer le travail et d'obtenir leur laissez-passer pour la Coupe Memorial, mardi, alors que sera disputé le quatrième match de la série au Centre Gervais Auto de Shawinigan.

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