Michael McCarron, tel un premier choix

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À sa deuxième saison avec les Knights de London, Michael McCarron connaît un départ canon avec une récolte de 11 points en six matchs.

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Il faudra attendre avant de qualifier le premier choix du Canadien en 2013, Michael McCarron, d'échec au repêchage.

Après une première saison atroce dans les rangs juniors l'an dernier avec les Knights de London, ce colosse de 6 pieds 6 pouces et 225 livres produit à un rythme étonnant depuis son retour au jeu.

En six matchs, McCarron a déjà 11 points. L'an dernier, il en avait obtenu seulement 34 en 66 matchs. À ce rythme, il se dirige vers une saison de plus de 120 points!

«Nous n'avons pas vu passer beaucoup de joueurs de son type à London, confie le directeur général adjoint des Knights, Rob Simpson. C'est rare de voir un joueur avec un tel gabarit se déplacer aussi rapidement sur la glace, et il a de bonnes mains pour un gros bonhomme. Il apporte une autre dimension à notre équipe.»

Il y a un an, pourtant, McCarron peinait à suivre le rythme dans la Ligue junior de l'Ontario. Il était employé sporadiquement, tantôt sur le troisième trio, tantôt sur le quatrième. Cette saison, il a une place sur le premier trio avec Max Domi et Aaron Berisha.

«J'ai été surpris l'an dernier par la vitesse du jeu dans cette ligue, et je n'étais pas dans une condition physique adéquate, mentionne le jeune homme au téléphone. Surtout les jambes. Je n'étais pas prêt, ni physiquement ni psychologiquement. À la fin de la dernière saison, la direction du Canadien m'a dit de passer l'été au gymnase et de me soumettre à un programme d'entraînement rigoureux. J'ai pris trois semaines de congé et j'ai passé deux mois à London avec Jarred Tinordi et Bo Horvat. C'était la première fois que je me soumettais à un vrai programme d'entraînement estival.»

McCarron, 19 ans, a gagné en force et en vitesse. Les fans du Canadien en ont eu un aperçu lors d'un match préparatoire contre les Bruins de Boston, avant qu'il ne se blesse à l'épaule.

«J'ai beaucoup travaillé à renforcer mon tronc et mes jambes, dit-il. Ça paye aujourd'hui. Le début de mon camp à Montréal a été plus tranquille, car on joue contre ses coéquipiers et on ne veut blesser personne. Ça allait bien lors du match contre Boston, avant la blessure. Je devais rater entre quatre et six semaines, mais heureusement, j'ai pu revenir au jeu après trois semaines.»

McCarron peut jouer avec plus d'intensité maintenant qu'il est en meilleure forme. «Il nous donne désormais des minutes de qualité, mentionne Simpson. Il joue avec intensité dans les coins et devant le filet, et il peut être très intimidant pour un défenseur quand il fonce dans le coin à pleine vitesse pour chasser le porteur de la rondelle...»

À l'image de Tinordi

Un autre premier choix du CH, Jarred Tinordi, un colosse de 6 pieds 6 pouces lui aussi, avait connu également un départ difficile avec les Knights de London.

«Les jeunes sous-estiment probablement le calibre et la vitesse de jeu de la Ligue de l'Ontario, dit Rob Simpson. Le calibre est très différent de ce qu'ils ont pu voir auparavant. Il a fallu travailler avec Jarred pour qu'il puisse soutenir le rythme, et il y est parvenu à force de travail. »

McCarron veut qu'on le considère comme un joueur offensif, même à long terme, dans la LNH, et Rob Simpson n'est pas en désaccord.

«Il a tous les outils pour devenir un marqueur dans la Ligue nationale, affirme Simpson. Il doit continuer à s'améliorer dans tous les aspects du jeu, de la vitesse à la force physique. Je ne suis pas inquiet, il possède une très bonne éthique de travail.»

Son début de saison pourrait-il inciter les dirigeants de l'équipe américaine junior à l'inviter pour le Championnat mondial?

«Ils vont sûrement me voir à l'oeuvre, on verra, répond McCarron. Mais ma priorité demeure les Knights de London.»

L'avenir dira s'il deviendra un Turner Stevenson ou un John LeClair. Le CH serait déjà ravi qu'il arrive à un niveau quelque part entre ces deux anciens de l'organisation.

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