Charles Hudon: cap sur la LNH

Le choix de cinquième ronde du Canadien en... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le choix de cinquième ronde du Canadien en 2012, Charles Hudon, impressionne depuis son arrivée avec le Drakkar de Baie-Comeau.

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Charles Hudon connaît des moments fantastiques depuis l'échange qui l'a envoyé des Saguenéens de Chicoutimi au Drakkar de Baie-Comeau, le 20 décembre.

Ce choix de cinquième ronde du Canadien en 2012 a amassé 29 points, dont neuf buts, en seulement 17 matchs avec le Drakkar.

Et depuis son arrivée, Baie-Comeau a une fiche de 14-3 et trône au sommet de la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec 88 points.

Son entrée en scène à Baie-Comeau a pourtant commencé par une gaffe de taille. Dans les jours qui ont suivi la transaction, il a déclaré au journaliste du Quotidien de Chicoutimi, Dave Ainsley, qu'il aurait préféré se retrouver à Halifax.

«Je connais Jo [Drouin] depuis que je suis tout jeune et j'aurais aimé jouer avec lui, avait-il confié. Baie-Comeau, à Chicoutimi, on les haït depuis quatre ans. C'est la grosse rivalité qui a presque dépassé celle avec les Remparts. Ce n'était donc pas vraiment mon premier choix.»

Avec l'aide et le soutien de son entraîneur Éric Veilleux, Charles Hudon a su réparer les pots cassés et entreprendre l'aventure sur de bonnes bases.

«J'ai eu une rencontre avec Éric. Ça m'a aidé beaucoup à poser les gestes que je devais faire après l'article, confiait-il récemment à La Presse avant un match contre les Tigres de Victoriaville. J'ai rencontré les joueurs et je me suis expliqué. Même si j'étais capitaine à Chicoutimi, je ne suis pas le gars qui parle beaucoup, je mène plutôt par l'exemple, mais mes nouveaux coéquipiers ont vu que j'étais sincère.»

Non seulement Hudon vit une formidable aventure à Baie-Comeau, mais il est heureux de jouer pour un entraîneur qui, selon lui, pourra lui donner les outils nécessaires pour accéder à la LNH.

Veilleux a gagné la Coupe Memorial avec les Cataractes de Shawinigan, partage la philosophie du directeur du développement du CH, Martin Lapointe, un ancien coéquipier, et possède de grandes qualités de communicateur et une intelligence féroce.

«C'est le prochain entraîneur de la LHJMQ qui atteindra la LNH et il est la raison principale pour laquelle j'ai voulu me joindre au Drakkar, dit Hudon. J'ai connu beaucoup d'entraîneurs, mais Éric est différent, il est proche des joueurs, il est franc et ne se gêne pas pour te dire les quatre vérités comme les choses positives.»

Hudon sait aussi qu'il saura améliorer son jeu en défense au contact de Veilleux. «Je me suis déjà amélioré. Le jeu défensif a été ma lacune durant toute ma carrière, je dois mettre beaucoup d'emphase là-dessus.»

Éric Veilleux estime que Hudon a tous les atouts pour percer dans la LNH, mais que les chances de succès sont plus minces sans une grande efficacité dans les trois zones.

«Le jeu défensif, ça ne prend pas la tête à Papineau, mais de la volonté. Mon intention n'était pas de changer Charles Hudon, mais de lui donner des outils pour être plus efficace en défense. Nous avons d'ailleurs encore eu ensemble une séance vidéo, ce matin, à ce propos. En sorties de zone, par exemple, le joueur n'a pas toujours besoin d'avoir le contrôle de la rondelle. Nous voulions aussi qu'il soit plus agressif dans sa poursuite de la rondelle, au lieu d'être passif et de tenter d'anticiper le jeu.»

Avant d'inculquer ces nouvelles notions au jeune homme de 19 ans, Veilleux a toutefois pris soin de passer un coup de fil à son ami Martin Lapointe.

«J'ai quand même fait mes devoirs avant, j'ai appelé le Canadien pour lui demander si c'était conforme avec sa philosophie, et on m'a confirmé que c'est de cette façon qu'on voulait qu'il joue. Ça ne veut pas dire frapper et se battre tout le temps, mais être agressif et fiable.»

Veilleux a toujours aimé les joueurs rudes.

«À un moment donné, il faut que tu te salisses le nez... à moins de t'appeler Sidney Crosby. Quand ça allait un peu moins bien pour Desharnais, il était peut-être un peu moins dans la "cuisine" qu'il aurait dû l'être. Quand un joueur vit une léthargie, le niveau de compétition n'est pas là.»

«Le meilleur exemple, c'est Michaël Bournival [qui a joué pour Veilleux à Shawinigan], poursuit le coach. Quand ça allait moins bien pour lui à Hamilton, l'an dernier, nous avons eu une conversation pendant les Fêtes. Il n'allait plus trop dans la cuisine. Je lui ai dit: «Regarde, Bou. Tu as un exemple sous les yeux, Brendan Gallagher. Fais comme lui.» Au camp, Michaël a décidé qu'il allait déjouer les plans, et c'est son ardeur au travail qui lui a permis de le faire.»

À Hudon d'imiter Gallagher et Bournival!

«Avec la rondelle, il est capable de faire des choses que même moi, je n'avais pas décelées en le voyant à l'oeuvre à Chicoutimi. Très bon en zone restreinte, il a un bon contrôle de la rondelle, il est fort à la pointe en PP, il a vraiment de bonnes mains, meilleures que je ne le pensais, et un lancer très puissant. Il a tous les atouts pour réussir. Ça va être à lui de décider...»




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