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Royal Birkdale: un parcours digne des plus grands

Le club Royal Birkdale est l'un des plus... (Photo Thomas J. Russo, USA TODAY Sports)

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Le club Royal Birkdale est l'un des plus sélects du Royaume-Uni.

Photo Thomas J. Russo, USA TODAY Sports

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L'Omnium britannique est souvent associé aux parcours « royaux » d'Écosse, mais plusieurs des victoires les plus mémorables de l'histoire du tournoi ont été remportées sur des parcours anglais, comme celui du club Royal Birkdale, à Southport, un peu au nord de Liverpool.

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Arnold Palmer, champion de l'Omnium britannique en 1961 au club Royal Birkdale

Photo archives Associated Press

Avec le club voisin de Royal Lytham & St. Annes, c'est là que le tournoi a été disputé le plus souvent dans l'ère moderne et les golfeurs savent qu'ils auront droit à un redoutable test. Et ce n'est pas parce qu'on n'est pas en Écosse que la météo est plus clémente.

Créé à la fin des années 1800, le parcours de Royal Birkdale a été redessiné en 1922 à travers les dunes qui forment aujourd'hui des monticules parfaits pour les spectateurs. Le parcours n'est pas particulièrement long (7156 verges cette année), mais il est truffé de pièges, d'innombrables fosses de sable notamment, et les vents qui soufflent de la mer d'Irlande sont d'autant plus difficiles à maîtriser que les trous successifs vont rarement dans la même direction.

Les architectes Fred Hawtree et J.H. Taylor ont réussi l'un de leurs chefs-d'oeuvre à Southport et le club Royal Birkdale est l'un des plus sélects du Royaume-Uni. Plusieurs personnalités, des vedettes du FC Liverpool notamment (Kenny Dalglish ou Steven Gerrard), ont ainsi vu leur demande d'adhésion refusée sans explication.

C'est la 10e fois depuis 1954 que l'Omnium britannique est disputé à Royal Birkdale. La liste des champions est impressionnante, avec des joueurs comme Lee Trevino, Tom Watson, Johnny Miller ou Peter Thomson, le seul à avoir remporté deux victoires à Southport.

Les historiens du golf considèrent toutefois la victoire d'Arnold Palmer, en 1961, comme la plus significative. À l'époque, participer à l'Omnium britannique était encore une « aventure » pour les joueurs des autres continents. Plusieurs champions américains préféraient disputer des petits tournois plus payants chez eux, bien au chaud, plutôt que d'aller « faire les clowns » sur des parcours qu'ils ne comprenaient pas.

Palmer a été parmi les premiers à comprendre que le golf avait une portée planétaire et qu'une victoire en Grande-Bretagne était essentielle dans le palmarès d'un grand champion. Avec son jeu et sa personnalité flamboyante, il a vite charmé les amateurs britanniques, mais encore devait-il mater les links.

Le tournoi était prévu du mercredi au samedi, le retour à la maison étant plus complexe que de nos jours. Malgré un vent de tempête, Palmer réussit cinq oiselets en six trous au début de la deuxième ronde pour se placer en excellente position. Il aurait même pris la tête s'il ne s'était pas imposé une pénalité d'un coup après avoir vu sa balle bouger dans une fosse de sable sans que personne d'autre en fût témoin.

Le vent et des pluies diluviennes forcèrent les organisateurs à programmer les deux rondes finales le samedi et Palmer les attaqua avec son bagout habituel, sans rien laisser dans son sac. Au 15e trou, il avait quatre coups d'avance, mais il frappa son coup de départ dans l'herbe longue au pied d'un buisson à environ 150 verges du trou.

Le roi Arnie réussit alors l'un de ses coups les plus célèbres, frappant de son fer six comme un bûcheron ! Le foin, la terre... et la balle s'envolèrent et celle-ci atterrit sur le vert dans un tonnerre d'applaudissements.

Personne n'allait rejoindre Palmer. En recevant le Claret Jug, l'Américain bâtissait sa légende, mais il ajoutait aussi un chapitre essentiel à celle de l'Omnium britannique.

Des pièges partout !

Le parcours du club Royal Birkdale exige avant tout une grande précision. Les allées sont étroites et dissimulent plusieurs pièges. Le 15e trou, une normale cinq de 542 verges, compte pas moins de 15 profondes fosses de sable. En 2008, lors de la dernière présentation de l'Omnium à Southport, seulement un aigle y a été réussi, alors que 23 doubles bogueys (ou pire) ont été enregistrés. Le 17e trou est aussi une normale cinq et c'est là que l'Irlandais Padraig Harrington avait assuré sa victoire en 2008 en frappant son deuxième coup d'un bois cinq à seulement trois pieds du fanion.

ROYAL BIRKDALE

  • CRÉÉ EN 1889, RÉNOVÉ EN 1922
  • NORMALE 70, 7156 VERGES
  • 10 PRÉSENTATIONS DE L'OMNIUM BRITANNIQUE (1954, 1961, 1965, 1971, 1976, 1983, 1991, 1998, 2008, 2017)




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