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Rory McIlroy: «J'en veux aux Jeux olympiques»

Rory McIlroy est l'une des nombreuses vedettes du golf... (Photo Aly Song, REUTERS)

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Rory McIlroy est l'une des nombreuses vedettes du golf à avoir fait l'impasse sur les Jeux olympiques de Rio.

Photo Aly Song, REUTERS

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Associated Press
Dublin

Rory McIlroy en veut aux Jeux olympiques de l'avoir forcé à choisir entre représenter l'Irlande ou la Grande-Bretagne. À un point tel qu'à un certain point, «ça ne valait plus la peine» d'aller à Rio de Janeiro.

Dans un entretien accordé au Sunday Independent, en Irlande, McIlroy a expliqué pourquoi il a tant critiqué le retour du golf aux JO lors d'une conférence de presse en marge de l'Omnium britannique, l'an dernier.

McIlroy, le Nord-Irlandais quadruple vainqueur de tournois majeurs, a notamment parlé de ses inquiétudes envers le virus du Zika pour expliquer son absence aux Jeux brésiliens. Mais il a aussi déclaré au journal irlandais que lorsque le Comité international olympique a annoncé en 2009 que le golf allait effectuer un retour aux Olympiques pour la première fois depuis 1904, «soudainement, on m'a placé dans une position où je devais me demander qui je suis».

«Qui suis-je? D'où viens-je? Où va ma loyauté? Qui vais-je représenter? Qui je souhaite le moins insulter? J'ai commencé à leur en vouloir, a dit McIlroy. J'en veux aux Olympiques en raison de la position dans laquelle il m'ont placé. C'est comme ça que je me sens. Peu importe que ce soit bien ou pas, c'est comme ça que je me sens.»

McIlroy a fait parvenir un message texte à Justin Rose pour le féliciter d'avoir remporté la médaille d'or pour la Grande-Bretagne. Rose l'a remercié, tout en lui demandant au passage s'il sentait qu'il avait manqué quelque chose.

«Je lui ai répondu: "Justin, si j'avais été sur le podium en train d'écouter l'hymne national irlandais en regardant son drapeau être hissé dans les airs, ou encore l'hymne britannique et son drapeau, je ne me serais pas senti confortable". Je ne connais pas les paroles de ces deux hymnes. Je ne me sens pas lié à aucun de ces deux drapeaux. Je ne veux pas que ce soit une histoire de drapeau. J'ai tenté de me tenir loin de cela.»

McIlroy est l'une des nombreuses vedettes du golf à avoir fait l'impasse sur les JO 2016, la plupart citant le Zika. Il devait représenter l'Irlande jusqu'à ce qu'il annonce en juin qu'il n'irait pas. Jordan Spieth a attendu quelques jours avant l'Omnium britannique avant d'annoncer sa décision de ne pas y aller. McIlroy a rencontré les médias après Spieth, et la question des JO est revenue sur le tapis.

Il a balayé du revers de la main les allégations qu'il avait abandonné son sport. «Je ne fais pas du golf pour faire grandir le sport», a-t-il dit, ajoutant au passage qu'il ne regarderait sûrement pas le golf à la télé aux JO, mais les «sports importants».

«Je n'ai eu que des questions sur les Olympiques - les Olympiques, les Olympiques et encore les Olympiques - et il y a eu une question de trop. J'avais dit ce que j'avais à dire. Je m'étais retiré, et on m'en parlait encore. Je sentais que j'allais sortir de mes gonds et je me suis dit que j'allais leur en donner pour leur argent.

«OK, je suis allé trop loin, a-t-il ajouté. Mais je déteste cette expression, "faire grandir le sport". Entendons-nous cela pour le tennis, le football, "Faisons grandir le sport"? Le golf était là bien avant nous et il sera encore là bien longtemps après que nous ayons arrêté de jouer. Alors je ne comprends pas cela et j'en ai peut-être mis un peu trop.»

McIlroy dit que pour lui, le golf olympique n'est pas important.

«Ça ne l'est vraiment pas. Ça ne m'excite pas. Les gens peuvent être en désaccord, avoir une opinion différente, et c'est parfait comme ça. À chacun sa tasse de thé.»

Le golfeur qui participera à l'Omnium d'Afrique du Sud cette semaine a indiqué n'avoir jamais été motivé par le nationalisme ou le patriotisme en raison de l'endroit où il a été élevé.

«Et je n'ai jamais voulu parler de politique ou de l'endroit où j'ai grandi, mais c'est la tournure qu'a prise cette conversation. Et c'en est venu au point où ça ne valait plus la peine.»




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