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Coupe Ryder: Patrick Reed, enfin un meneur charismatique

Déjà le meilleur de son équipe (trois victoires... (Photo Michael Madrid, USA TODAY Sports)

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Déjà le meilleur de son équipe (trois victoires et une égalité) lors de ses débuts en Coupe Ryder, il y a deux ans à Gleneagles dans une cause perdue, Patrick Reed a consolidé son statut de meneur dans le camp américain en remportant trois de ses cinq autres duels cette semaine (3-1-1).

Photo Michael Madrid, USA TODAY Sports

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Les Américains ont longtemps dominé la Coupe Ryder grâce à des joueurs charismatiques comme Sam Snead, Billy Casper, Jack Nicklaus ou Arnold Palmer, sans doute le plus flamboyant, qu'on honorait justement cette semaine à Hazeltine après sa mort dimanche dernier.

Les générations suivantes de champions américains ont graduellement été rattrapées puis dominées par des Européens qui jouaient souvent de façon plus inspirée, avec des meneurs comme Seve Ballesteros ou Ian Poulter.

Avant cette semaine, les Américains avaient ainsi perdu six des sept dernières présentations de la Coupe Ryder, 11 des 15 dernières. Leurs meilleurs joueurs, Tiger Woods ou Phil Mickelson par exemple, accumulaient les titres majeurs individuels, mais échouaient souvent de façon lamentable quand ils devaient «jouer en équipe».

Il manquait un véritable «patron», un joueur qui serait à la fois capable d'être un meneur dans les vestiaires et avec la foule, tout en étant l'un des meilleurs de son équipe sur le terrain.

Et Patrick Reed est arrivé.

Déjà le meilleur de son équipe (trois victoires et une égalité) lors de ses débuts en Coupe Ryder, il y a deux ans à Gleneagles dans une cause perdue, Reed y était allé de déclarations ambitieuses en début de semaine à Hazeltine.

Désigné pour affronter Rory McIlroy (deuxième à gauche)... (Photo John David Mercer, USA TODAY Sports) - image 2.0

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Désigné pour affronter Rory McIlroy (deuxième à gauche) dans le premier match de la journée, Patrick Reed (au centre) n'a pas fait regretter la décision du capitaine Davis Love III, en récoltant le premier point de la journée pour les Américains.

Photo John David Mercer, USA TODAY Sports

On savait que le joueur de 26 ans était fort en gueule. On savait aussi qu'il avait une haute opinion de lui-même, en dépit d'un passé un peu trouble.

Il a eu affaire avec la police dans au moins un cas de conduite en état d'ébriété alors qu'il était encore mineur. Il a aussi été expulsé de l'équipe de l'Université de la Géorgie et a bien failli l'être aussi de celle d'Augusta State (où il a gagné deux championnats de la NCAA) en raison d'accusations de tricherie. Et quand il est arrivé sur le circuit de la PGA, il en a choqué plusieurs en déclarant qu'il était du niveau du top 5 mondial.

Reed en est toutefois déjà à cinq victoires sur le circuit et vient de connaître la meilleure saison de sa carrière. Il est maintenant huitième joueur mondial et vient de prouver qu'il valait bien tous ceux qui l'ont précédé en Coupe Ryder.

«Je suis né pour jouer en Coupe Ryder. Voir les drapeaux, les couleurs bleu, blanc et rouge, entendre les cris de la foule, tout cela me donne une telle énergie et me donne envie de crier avec eux pour motiver toute notre équipe. Et curieusement, toutes ces émotions ne me dérangent pas quand vient le temps de frapper la balle...»

Le capitaine Davis Love III, qui apprécie «son attitude de gagnant», a vite fait de Reed et de son partenaire Jordan Spieth le duo de pointe de son équipe. Après avoir songé à les laisser se reposer samedi après-midi, il s'est rangé à l'opinion de son adjoint Tiger Woods.

«Nous étudiions différents scénarios dans lesquels ils étaient au repos, a raconté Love. Je me suis alors tourné vers Tiger pour lui demander: "Ils jouent ou non?" Il m'a répondu: "Tu dois les renvoyer sur le terrain, ils jouent tellement bien et nous avons besoin d'eux."»

Reed et Spieth ont enlevé une victoire qui a permis aux Américains d'aborder la dernière journée avec une priorité de trois points. Et hier matin, c'est évidemment Reed que Love a désigné pour affronter Rory McIlroy, le numéro un européen, dans le premier match de la journée.

Il a ainsi encore pu donner le ton avec le premier point américain de la journée, et même si les Européens ont remporté trois des quatre matchs suivants, ce n'était plus qu'une question de temps avant que les hôtes puissent célébrer leur première victoire depuis 2008.

Et avec celui qu'on surnomme maintenant «Captain America», les Américains n'auront probablement pas à attendre huit ans avec d'en remporter une autre.

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