Les joueurs des Falcons veulent oublier le Super Bowl

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Kemal Ishmael, à droite, et LaRoy Reynolds ont signé quelques chandails avant de quitter le vestiaires des Falcons.

Branden Camp, Associated Press

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Paul Newberry
Associated Press
FLOWERY BRANCH, Ga.

Sean Weatherspoon circulait dans le vestiaire des Falcons d'Atlanta, criant à tout le monde et à personne en particulier. «Hé, les gars, n'oubliez pas les bons moments!», a-t-il lancé, tout en parvenant à sourire à pleines dents.

Quelques-uns de ses coéquipiers ont rigolé, mais ça n'a pas suffi à changer l'ambiance.

Les joueurs des Falcons cherchent à comprendre comment ils ont pu perdre le match du Super Bowl.

Moins de 48 heures après avoir laissé filer une avance de 25 points et perdu en prolongation aux mains des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, les joueurs étaient de retour ensemble mardi pour vider leurs casiers et régler des détails de routine avant d'amorcer l'entre-saison.

«C'est comme si j'avais été dans un [mauvais] rêve, a expliqué la vedette défensive Vic Beasley. Mais c'est la réalité. Il faut l'accepter.»

Un remplaçant

Les Falcons n'ont pas perdu de temps à régler l'un de leurs problèmes les plus pressants, alors qu'ils ont fait l'embauche de Steve Sarkisian au poste de coordonnateur à l'attaque. L'ancien entraîneur-chef à Washington et à Southern Cal, deux équipes universitaires, a passé un match à titre de coordonnateur à l'attaque du Crimson Tide de l'Alabama.

Il prendra la relève de Kyle Shanahan, embauché lundi au poste d'entraîneur-chef des 49ers de San Francisco.

Quelques départs

Pendant ce temps, les joueurs glissaient dans des sacs à poubelle divers objets dont ils n'auront plus besoin. Ils ont autographié des ballons et des casques pour des coéquipiers et planifié une réunion pour les prochaines semaines.

Certains d'entre eux ne seront pas de retour la saison prochaine, rendant la journée de mardi plus cinglante encore.

«C'est difficile à dire, mais c'est terminé, a déclaré le botteur de précision Matt Bryant. Il faut maintenant se préparer pour la prochaine saison.»

Même s'il s'agissait d'un moment douloureux à venir, les joueurs ont revu des images de leur dernier match, ainsi que les erreurs qui ont permis aux Patriots d'effacer un déficit de 28-3 en deuxième demie.

Les Patriots ont forcé la tenue de la première période de prolongation de l'histoire du Super Bowl, gagné le tirage au sort, traversé le terrain et marqué le touché qui a assuré une victoire de 34-28.

«Nous avons regardé le film du match et, dans un sens, nous nous en sommes remis, a indiqué le secondeur recrue Deion Jones.

«Parfait, nous savons maintenant ce qu'il fallait faire pour arriver là. Maintenant, il s'agira de faire la même chose l'an prochain, retourner en grande finale, et obtenir un résultat différent.»

Confiants

Les Falcons sont optimistes à l'idée de ne pas revivre la difficile saison qui avait suivi leur seule autre participation au Super Bowl. L'édition de 1998 avait alors présenté une fiche de 5-11.

Grâce à l'attaque la plus productive dans la NFL et une jeune défensive qui a réuni jusqu'à quatre joueurs recrus et autant de joueurs de deuxième année parmi les partants, les Falcons semblent destinés à connaître du succès pendant une longue période de temps.

«Ç'a été pas mal spécial cette année, a résumé Bryant. De toute évidence, la fin n'a pas été très agréable. Mais nous avons un bon groupe de joueurs ici. Il est pas mal jeune, et regardez ce que nous avons réussi.

«Quand on pense que nous avons une saison complète derrière nous, je suppose que la prochaine question est : "Où aura lieu le prochain Super Bowl?" Mettons-nous au travail!».

En attendant, il reste des plaies à penser.

La défaite crève-coeur a été particulièrement douloureuse pour une ville qui n'a célébré qu'un seul championnat de la part de ses équipes professionnelles, soit la conquête de la Série mondiale par les Braves, en 1995.

«Je veux m'excuser personnellement [aux amateurs] parce que nous ne sommes pas allés jusqu'au bout, a déclaré le maraudeur Ricardo Allen. Nous devions le faire pour cette ville. Mais nous apprécions le soutien, parce que nous savons qu'ils ressentent les mêmes choses que nous. Nous sommes au plancher, mais nous allons nous relever.»




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