Les Alouettes sous respirateur artificiel...

Brandon Rutley (23) est freiné par l'unité défensive... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Brandon Rutley (23) est freiné par l'unité défensive des Eskimos.

Photo Robert Skinner, La Presse

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Comme ils l'avaient fait à quelques autres reprises depuis le début de la saison, les Alouettes sont tombés à plat une semaine après avoir écrasé leur adversaire précédent. La différence, c'est que cette fois, la défaite a pratiquement mis fin à leurs minces espoirs de sauver leur saison.

Le résultat du match de lundi n'est pas si étonnant. Les Eskimos d'Edmonton sont plus forts que les Alouettes à presque toutes les positions. Cela dit, leur victoire de 40-20 a été remportée beaucoup plus facilement qu'on aurait pu le prévoir, compte tenu de l'impressionnante victoire des Oiseaux contre Toronto, la semaine dernière.

> Le sommaire du match

Très bon face aux Argos, Rakeem Cato a été chancelant. Il a réussi 64,5% de ses passes pour 268 verges, mais l'interception qu'il a lancée à Cordellus Parks au début du troisième quart a fait extrêmement mal aux Alouettes.

«Je ne sais pas si c'est le jeu qui a fait la différence, mais ça n'a certainement pas aidé», a dit l'entraîneur Jacques Chapdelaine.

«C'était mon erreur. Le tracé de passe de Kenny Stafford était parfait. Je n'ai jamais vu leur joueur et ma lecture du jeu était mauvaise. Ça leur a donné l'impulsion nécessaire», a commenté Cato.

Cato est toutefois loin d'être le seul joueur des Als à mériter d'être tenu responsable du revers de lundi. Si l'attaque a été incapable de soutenir ses séries, la défense, elle, a été complètement dominée par Mike Reilly et l'attaque des Eskimos en deuxième demie.

Cette dernière a donné une leçon sur l'art de bloquer tout au long du match. La ligne, les demis et les receveurs ont tous bien fait sur ce plan, ce qui a permis aux Eskimos de réaliser plusieurs gains substantiels. Le demi John White a d'ailleurs terminé sa journée avec 145 verges au sol en 19 courses (moyenne de 7,6) et a marqué deux majeurs.

«En deuxième demie, tout ce qu'ils tentaient en attaque fonctionnait», a bien résumé l'ailier défensif John Bowman.

Manque de résilience

Il n'y a pas qu'au sol que les Eskimos ont connu du succès. Les receveurs Adarius Bowman, Brandon Zylstra et Derel Walker ont totalisé 312 verges et Reilly a fini le match avec 346 verges.

Il y a plusieurs recrues dans la tertiaire des Alouettes et cette inexpérience a paru. Greg Henderson et Jonathon Mincy ont été battus sur de longs jeux et Zylstra avait été laissé sans surveillance avant d'inscrire le premier touché des Eskimos.

«Lorsqu'on devient l'entraîneur-chef d'une équipe comme moi, ce n'est jamais parce que les choses vont très bien, et on a pu le constater aujourd'hui. On a fait de belles choses, mais pas assez, surtout en attaque. Il y a eu trop de courtes séries», a analysé Chapdelaine, qui a également noté que les Als manquaient de résilience lorsque les choses ne se déroulaient pas comme prévu.

«On se retrouve rapidement dans un état psychologique négatif sur les lignes de côté. J'ai fait partie d'une équipe qui a terminé la saison dernière avec une fiche de 3-15 [les Roughriders de la Saskatchewan], mais je sentais qu'on était plus positifs sur les lignes de côté que ce que je ressens présentement. Je devrai donc travailler sur cet aspect avec nos joueurs.»

Voyage dans l'Ouest 

Les Alouettes ont reconnu que les Eskimos formaient l'une des bonnes équipes du circuit après la rencontre de lundi.

«On jouait contre l'équipe qui a gagné la Coupe Grey l'an dernier. Les Eskimos forment une équipe talentueuse et ils comptent sur plusieurs joueurs talentueux. C'est une équipe qui a appris à gagner», a commenté Chapdelaine.

Les Eskimos sont bons, mais les Stampeders sont meilleurs. Et les Alouettes disputeront deux de leurs quatre derniers matchs contre eux, dont samedi prochain à Calgary. L'équipe de Dave Dickenson a remporté sa 12e victoire de suite, lundi.

S'ils gagnent leurs trois derniers matchs, les Stamps termineront leur saison avec la meilleure fiche de l'histoire de la LCF (16-1-1). Vous avez dit mission?

«C'est notre travail de rester confiants en nos moyens. On est des athlètes professionnels. Chaque fois que je dispute un match, je crois qu'on peut l'emporter», a cependant dit Duron Carter en parlant des quatre derniers matchs des siens, dont ceux contre Calgary.

Les Alouettes resteront dans l'Ouest canadien après leur match face aux Stamps. Ils joueront ensuite à Regina contre les Roughriders, le 22 octobre.

> Les classements de la LCF

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Ils ont dit

Jacques Chapdelaine: «Je n'ai pas assez bien préparé l'équipe. Au bout du compte, la responsabilité revient à l'entraîneur-chef. C'est à moi de mieux préparer l'équipe, que ce soit psychologiquement ou physiquement.»

Nik Lewis: «On doit maintenant gagner nos quatre derniers matchs. Si on le fait, on se donnera une chance de participer aux séries. On croira à nos chances d'y parvenir, tant et aussi longtemps qu'il y aura de l'espoir.»

Duron Carter: «C'est décevant, car c'est le même scénario qui se répète. On écrase une équipe, puis on se fait écraser la semaine suivante. Ce n'est pas agréable.»

Rakeem Cato: «Ça fait deux ans que je suis avec l'équipe et on n'a jamais remporté deux victoires de suite. C'est très frustrant.»

Marc-Olivier Brouillette: «La réalité, c'est qu'il fallait probablement remporter cinq de nos six derniers matchs afin de se classer pour les séries. Ça veut donc dire qu'on n'a plus le droit de perdre.»

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