Rakeem Cato perd les pédales

Le quart-arrière Rakeem Cato (notre photo) et le... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Le quart-arrière Rakeem Cato (notre photo) et le receveur Duron Carter ont eu une autre altercation, mardi, à l'entraînement des Alouettes.

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La situation s'envenime chez les Alouettes. Pour la deuxième semaine de suite, le quart-arrière Rakeem Cato et le receveur Duron Carter ont eu une altercation lors de l'entraînement de l'équipe, mardi. La différence, c'est que cette fois, Kenny Stafford, un autre receveur et le cousin de Carter, a également eu maille à partir avec Cato.

En furie, Cato a quitté le terrain du stade Hébert pendant quelques minutes. Mais lorsqu'il est revenu, il a tenté de frapper Stafford, qui se trouvait sur le banc des joueurs, assis à côté de Carter.

Le coordonnateur des unités spéciales de l'équipe, Kavis Reed, a ensuite accompagné Cato à l'extérieur du stade. Le quart est revenu un peu plus tard et a répondu aux questions des nombreux journalistes présents.

«Je ne vais pas encaisser sans réagir. J'agis comme un homme et je m'attends à la même chose des autres. Tout ce que je veux, c'est d'être respecté», a dit Cato, qui a refusé de s'entretenir avec Carter quelques minutes avant de parler aux médias.

«Il n'y avait rien à redire. Tout est une question de respect. C'est de cette façon que j'aborde la vie. Je respecte tout le monde et je m'attends à la même chose en retour», a indiqué Cato au sujet de son refus de discuter avec Carter.

«Je n'ai jamais manqué de respect à personne dans ma vie. Je suis un bon gars et je pense que je suis quelqu'un avec qui il est facile de bien s'entendre. Mais lorsqu'on me manque de respect, je vais réagir», a poursuivi Cato. «Assez, c'est assez. Une personne ne peut pas continuellement se faire piquer au vif sans réagir. À un certain moment, le chien va mordre.»

De son côté, Carter a soutenu qu'il ne comprenait pas trop la réaction de Cato.

«Je ne sais pas exactement ce qui s'est produit. Je sais qu'il était fâché. Ça lui arrive parfois», a répondu Carter, qui n'avait pas perdu son sourire habituel malgré la situation tendue.

«Lorsqu'une équipe a une fiche de 3-8, j'imagine que c'est le genre de choses qui peuvent se produire. Il [Cato] n'a pas beaucoup joué cette saison et l'équipe est à fleur de peau en ce moment. Je ne peux pas dire grand-chose d'autre», a poursuivi Carter.

Cato a indiqué que Carter et Stafford lui avaient manqué de respect à plusieurs reprises, mais il n'a pas voulu en dire davantage. Mais selon Stafford, il n'y avait rien de personnel.

«On ne faisait que parler de football, ce n'était rien de plus que ça. Personne n'est plus dans le tort qu'un autre. On regarde vers l'avant», a-t-il dit.

L'échange de Glenn

La transaction impliquant Kevin Glenn, qui a été envoyé aux Blue Bombers de Winnipeg en retour d'un quatrième choix dimanche soir, semble avoir été au centre de la chicane de mardi. En tout cas, les deux receveurs ont à peine caché leur désaccord avec la décision des Alouettes de s'être départis du vétéran.

«J'ai l'impression que toutes les autres équipes se sont améliorées, mais pas la nôtre. Mais ce sont des questions qui concernent les opérations football, je ne me concentre que sur notre prochain match», a lancé Carter.

«C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis revenu à Montréal. Kevin nous donnait de la stabilité au poste de quart», a ajouté le receveur.

«Est-ce que la transaction m'a surpris? Oui. Je considérais que Kevin était l'un des meneurs de notre équipe. C'était comme avoir un entraîneur additionnel sur le terrain avec ses 16 saisons d'expérience dans la LCF», a quant à lui affirmé Stafford.

Après avoir été échangé aux Bombers, Glenn a mis un commentaire en ligne sur les médias sociaux qui a laissé sous-entendre que les Alouettes lui avaient menti. Jim Popp n'a pas voulu réagir au commentaire en question, mais il a raconté de quelle façon la transaction s'était conclue.

«J'ai reçu un message de Kyle Walters [DG des Blue Bombers] qui me demandait si Kevin était disponible. Je lui ai dit que j'écouterais son offre, et il m'en a fait une. J'ai ensuite téléphoné à Kevin afin de savoir s'il serait ouvert à une transaction, et il a répondu dans l'affirmative», a dit Popp, qui a ensuite expliqué que les Alouettes voulaient voir Cato et Vernon Adams à l'oeuvre au cours des prochaines semaines.

Le cas Carter

Il va sans dire qu'un quart-arrière ne peut pas perdre les pédales comme l'a fait Cato mardi. Il n'en demeure pas moins que chaque fois qu'on entend parler de problèmes à l'intérieur de l'équipe, le nom de Carter refait surface.

«À lire certaines choses que vous écrivez à mon sujet, on croirait que je suis le pire être humain sur terre», s'est défendu Carter mardi.

«Duron est très flamboyant et très intelligent. Ce n'est pas tout le monde qui est d'accord avec la façon avec laquelle il agit. On en discute au sein de notre organisation, du propriétaire en descendant. Duron est un membre de notre équipe», a dit Popp.

Lui-même critiqué par Carter pour son travail comme coordonnateur offensif, Anthony Calvillo s'est gardé de montrer qui que ce soit du doigt, mardi.

«Je ne connais pas toute l'histoire actuellement, alors je ne vais pas commenter. La même chose s'est produite la semaine dernière. Rakeem est un compétiteur et il veut être parfait, et il aimerait que tout le monde soit parfait.»

Au sujet d'un récent commentaire sur Twitter de Carter qui laissait sous-entendre que pendant que les autres équipes de la LCF jouaient aux échecs, les Alouettes jouaient aux dames, Calvillo a eu une réaction qui en dit long sur l'état actuel de l'équipe.

«C'est le genre de choses avec lesquelles on doit composer depuis le début de la saison. C'est l'environnement qu'on a créé», a dit Calvillo.

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