Duron Carter: «Une décision facile»

Le receveur Duron Carter a signé un contrat... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

Agrandir

Le receveur Duron Carter a signé un contrat d'une saison avec les Alouettes.

Photo Robert Skinner, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

À défaut d'avoir un quart-arrière de premier plan, les Alouettes pourront compter sur deux des meilleurs receveurs de la LCF en 2016. Deux des mieux payés, aussi.

Les salaires ne sont pas divulgués dans la Ligue canadienne, mais on sait que S.J. Green est devenu le mieux payé lorsqu'il a signé son dernier contrat, l'année dernière. Embauché par les Alouettes pour une saison il y a quelques jours, Duron Carter était à la recherche d'un contrat qui en aurait fait le receveur le mieux rémunéré de la ligue, selon les informations qui ont circulé.

«Oui, c'est bel et bien vrai», a confirmé Carter en entrevue avec La Presse, hier après-midi.

Et pourquoi pas? Carter est jeune, hyper talentueux, et les Alouettes avaient grandement besoin d'un receveur de ce calibre. «Avons-nous eu de la difficulté à trouver un joueur pour le remplacer la saison dernière? Absolument», a d'ailleurs convenu le directeur général et entraîneur-chef Jim Popp, hier.

Carter a signé un contrat d'une saison seulement, ce qui signifie que ses aspirations à moyen terme n'ont pas vraiment changé: il veut jouer dans la NFL. Mais pas à n'importe quel prix. Membre de l'équipe de développement des Colts d'Indianapolis en 2015, le joueur de 24 ans n'a pas hésité longtemps avant de choisir de revenir à Montréal.

«Afin que ma carrière puisse bien progresser, je dois jouer et je dois gagner de l'expérience. Je pourrai être le premier receveur [main guy] avec les Alouettes, alors c'était une décision facile pour moi.»

De l'intérêt des Ravens et des Dolphins 

Dans les mois qui ont suivi l'embauche de Carter, les Colts ont fait signer un contrat au vétéran Andre Johnson et ont sélectionné Phillip Dorset avec leur premier choix au repêchage, eux qui possédaient déjà deux jeunes receveurs prometteurs en T.Y. Hilton et Donte Moncrief.

Carter regrette-t-il d'avoir choisi les Colts plutôt qu'une équipe ayant moins de profondeur à la position d'ailier espacé? Plusieurs organisations s'intéressaient à lui.

«Pas du tout. J'ai beaucoup appris avec les Colts. Coach [Chuck] Pagano et le groupe d'entraîneurs ont été très bons avec moi et m'ont beaucoup aidé», a répondu Carter, qui aurait pu obtenir un essai avec l'une des 31 autres équipes de la NFL, s'il l'avait désiré.

«La plupart des équipes nous ont contactés afin de s'enquérir de la situation. On a beaucoup discuté avec les Ravens [de Baltimore] et les Dolphins [de Miami], mais je n'ai jamais senti qu'il y avait une équipe qui était prête à s'investir comme je le souhaitais.»

«Au bout du compte, il faut choisir ce que l'on est prêt à endurer. La LCF est un environnement beaucoup moins stressant que la NFL à bien des égards. Lorsqu'on peut toucher un salaire dans les six chiffres pour faire ce que l'on aime, on ne peut pas trop se plaindre.»

Une mauvaise attitude?

Il n'y a pas le moindre doute que la présence de Carter vient de renforcer l'attaque des Alouettes, et considérablement. «Il est l'un des meilleurs joueurs de la LCF et il continuera de s'améliorer», a dit Popp.

Carter lui-même est convaincu qu'il pourra aider les Alouettes à rebondir après leur misérable saison de 2015. «À ma deuxième année [en 2014], on avait une fiche de 1-5 lorsque je suis revenu de ma blessure à une cheville et on a gagné neuf matchs de suite», a-t-il d'ailleurs pris soin de noter.

Le fils de Cris Carter a excellé sur le terrain lors de ses deux premières campagnes avec les Alouettes, totalisant 124 attrapés pour 1939 verges et 12 touchés en seulement 27 matchs. En contrepartie, plusieurs rumeurs selon lesquelles il n'était pas très apprécié de ses coéquipiers ont circulé.

«Pour faire partie des meilleurs, un joueur doit être un leader et un bon coéquipier, et je sais qu'il est capable de le faire», a mentionné Popp, qui a rappelé que Carter n'avait que 22 ans à sa première saison avec les Als.

«C'était nouveau pour lui et il était très jeune. Il a gagné en maturité avec nous et sûrement au cours de l'année qu'il a passée avec les Colts.»  

«Il n'y a pas un joueur qui est aimé de tout le monde dans une équipe. Même les joueurs les plus populaires ne sont pas appréciés de tous.»

La Presse a demandé à Carter s'il estimait qu'il méritait de traîner une mauvaise réputation. L'ailier espacé a également eu des problèmes dans la NCAA, où il a été libéré par deux des équipes les plus prestigieuses, les Buckeyes d'Ohio State et le Crimson Tide d'Alabama.

«On doit arrêter toutes ces histoires. Lorsqu'on a gagné neuf matchs de suite il y a deux ans, personne ne disait rien et il n'y avait pas de rumeurs qui circulaient. C'est lorsqu'on perd que ces choses se produisent. C'est dans la défaite que les cliques se forment et que le vestiaire se divise.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer