Dur retour au travail pour les Alouettes

Pour la première fois depuis 1996, les Alouettes... (Photo Étienne Ranger, archives Le Droit)

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Pour la première fois depuis 1996, les Alouettes sont exclus des séries éliminatoires.

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Le goût amer de l'élimination est encore bien présent dans la bouche des Alouettes. Trop présent. Mais qu'importe, l'équipe était de retour à l'entraînement hier, afin de se préparer en vue de son match de dimanche au stade Percival-Molson contre les Roughriders de la Saskatchewan. Son dernier en 2015.

Les joueurs des Moineaux l'admettent, le moral n'est pas à son plus haut niveau dans le nid depuis dimanche dernier, alors qu'ils ont vu la porte des séries éliminatoires se refermer brusquement devant eux avec cette défaite de 44-20 aux mains des Eskimos d'Edmonton.

«C'est un sentiment étrange de savoir qu'il n'y a plus rien après cette semaine. Nous savons que nous devons être meilleurs. Nous avons eu plusieurs occasions de gagner et de renverser la vapeur cette saison et nous n'en avons pas profité. On en paie le prix maintenant», a déploré le bloqueur Jeff Perrett.

En dépit de la déception, on assure que toutes les troupes sont motivées en vue de ce dernier match de la saison. On souhaite terminer sur une bonne note, devant les partisans de surcroît.

Reste que les Als ne pourront lutter pour la Coupe Grey pour la première fois depuis 1996. Un sentiment pénible pour tout le monde, mais surtout pour les vétérans de l'équipe qui ont connu les années fastes de l'organisation, qui semblent tout à coup si lointaines.

«Chaque équipe a raté les séries une fois ou deux depuis que je suis arrivé ici, il y a dix ans. C'est notre première fois, et je peux vous dire que ça fait mal. Mais autant ça peut être douloureux, autant il faut parfois tomber pour pouvoir se relever. Nous essayons de nous relever en ce moment», a indiqué avec philosophie l'ailier défensif John Bowman.

À l'évidence, certains ont déjà le regard tourné vers 2016. Et malgré tous les déboires qu'a vécus le club cette saison, ceux-ci se disent enthousiastes face à ce que l'avenir leur réserve. La présence d'un vétéran comme Kevin Glenn au poste de quart-arrière y est d'ailleurs pour beaucoup dans cet élan d'optimisme.

«Nous avons plusieurs jeunes à qui on doit montrer la voie et comment faire les choses. Kevin est quelqu'un qui est dans la ligue depuis longtemps et qui possède beaucoup d'expérience qui ne peut être remplacée. Le fait de pouvoir compter sur un gars comme Kevin peut être monumental pour une organisation qui traverse ce que nous traversons», a analysé le demi inséré S.J. Green.

Popp va mieux, Brodeur-Jourdain blessé

Si plusieurs Als étaient absents hier, l'entraîneur-chef Jim Popp, lui, était de retour. Rappelons qu'il n'a pu accompagner l'équipe à Edmonton dimanche puisqu'il souffrait d'une labyrinthite. Le coordonnateur défensif Noel Thorpe l'a remplacé au pied levé.

Popp s'est même entretenu durant une bonne quinzaine de minutes avec les journalistes après l'entraînement, bien qu'il soit de toute évidence diminué par la maladie.

Il a affirmé qu'il avait commencé à ressentir des symptômes dès le début de la semaine dernière et que sa situation s'était déteriorée au fil des jours.

«J'espère que c'est un cas unique. Ça ne m'est jamais arrivé avant. Si vous avez quelque chose de viral ou un problème d'oreille, ces choses se produisent. Si vous n'avez jamais eu de vertiges, vous ne voulez pas en avoir. Si vous n'avez jamais eu d'étourdissements ou un tympan qui éclate dans l'avion, vous ne voulez pas avoir ça. J'ai eu tout ça», a-t-il relaté. Popp a indiqué qu'il avait l'intention de reprendre le collier pour affronter les Riders, dimanche.

À l'inverse, Luc Brodeur-Jourdain n'y sera pas. Le centre s'est déchiré les ligaments collatéral tibial et latéral interne du genou droit lors du match contre les Eskimos - match qu'il a malgré tout complété - et devra être opéré. Popp a fait savoir qu'il devrait être absent pour une durée de neuf mois, de sorte qu'il ratera sans doute le prochain camp d'entraînement, si ce n'est davantage.

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