Robert Kraft regrette d'avoir fait confiance à la NFL

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Le propriétaire des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, Robert Kraft.

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Jimmy Golen
Associated Press
Foxborough, Mass.

Tom Brady a transféré sa lutte contre sa suspension de quatre matchs vers les médias sociaux et la cour fédérale mercredi, et le propriétaire des Patriots de la Nouvelle-Angleterre a appuyé son quart vedette en affirmant «avoir eu tort de faire confiance à la ligue».

Une journée après que le commissaire de la NFL, Roger Goodell, eut rejeté sa requête en appel, Brady a rédigé un message de 507 mots sur Facebook incluant son démenti le plus ferme jusqu'à maintenant : «Je n'ai rien fait de mal».

Kraft a enchaîné avec une déclaration non planifiée aux journalistes réunis au Gillette Stadium, mercredi matin, pour l'ouverture du camp d'entraînement des Patriots et leur défense d'un quatrième titre du Super Bowl.

«Dans mon esprit, c'est complètement incompréhensible que la ligue continue de faire des gestes pour dénigrer l'un de ses plus grands joueurs, et un homme envers qui j'ai le plus grand des respects, a déclaré Kraft. J'en suis venu à la conclusion que cet exercice ne cherchait pas à arriver à quelque chose de juste et équitable.»

Juste avant la fermeture des tribunaux au Minnesota, l'Association des joueurs de la NFL (AJLNF) a demandé à la cour de renverser la suspension de quatre matchs imposée à Brady - ou au moins y surseoir jusqu'à ce que la cause soit entendue. Le syndicat a demandé à la cour d'annuler la suspension avant le 4 septembre, de façon à ce que Brady ne manque aucune séance d'entraînement en vue du match d'ouverture des Patriots, le jeudi 10 septembre contre les Steelers de Pittsburgh.

«Nous devons le rendre disponible pour cette première semaine, a déclaré Jeffrey Kessler, l'avocat du syndicat, à l'Associated Press. Nous ne croyons pas que cette sanction puisse être maintenue.»

La poursuite soutient que la NFL a modifié ses règles au fur et à mesure, et a mal appliqué celles qui existaient déjà. Dans une entrevue avec l'Associated Press, Kessler a qualifié d'«offensante» l'allégation de la ligue selon laquelle Brady a détruit son téléphone cellulaire pour nuire à l'enquête. C'est ce qu'a affirmé Goodell mardi en annonçant sa décision de maintenir sa suspension.

Brady s'est défendu d'avoir agi de la sorte dans son message affiché sur Facebook.

«De laisser sous-entendre que j'ai détruit un téléphone pour éviter de donner à la NFL l'information qu'elle avait demandée est complètement erroné, a-t-il écrit. Il n'y a pas de «preuve accablante» et cette controverse est construite pour s'éloigner du fait qu'ils (les dirigeants de la ligue) n'ont aucune preuve de malversation.»

En mai, la NFL a suspendu Brady pour les quatre premiers matchs du calendrier et imposé une amende de 1 million $ aux Patriots, en plus de les priver de deux choix au repêchage, après que la ligue eut découvert un stratagème visant à fournir des ballons gonflés en-deçà du seuil minimal, lors de la finale de l'Association américaine contre les Colts d'Indianapolis.

L'enquêteur Ted Wells a orienté son investigation sur deux gérants d'équipement - dont un qui se surnommait «Le Dégonfleur» - et a indiqué que Brady était «au moins généralement au courant» du stratagème illégal.

Kraft a répété que les Patriots n'ont rien fait de mal, mais l'organisation a limogé les deux gérants d'équipement dont les textos incluaient des discussions sur le gonflement de ballons. Il a aussi déclaré qu'il avait décidé de ne pas contester la pénalité décernée à son organisation parce qu'il croyait que la ligne épargnerait Brady.

Mercredi, il a dit regretter sa décision.

«Je crois sincèrement que ce que j'ai décidé de faire en mai ... aiderait la ligue à exonérer Tom Brady. Malheureusement, j'avais tort», a déclaré Kraft, tout en présentant ses excuses aux partisans et à Brady. Six mois après la tenue du match de championnat de l'Association américaine, la ligue n'a toujours pas de preuve formelle que quelqu'un a fait quoi que ce soit pour modifier la pression des ballons.»

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