Alouettes: Chris Ackie à la recherche du temps perdu

Le premier choix des Alouettes, Chris Ackie, est... (Photo tirée de Facebook)

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Le premier choix des Alouettes, Chris Ackie, est arrivé à Sherbrooke après avoir raté tout le camp des recrues, de même que la première journée du camp d'entraînement officiel, en raison d'une impasse contractuelle.

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(Sherbrooke) On l'attendait avec impatience. Le voilà enfin arrivé. Chris Ackie, tout premier choix des Alouettes au dernier repêchage (quatrième au total) de la LCF, s'est entraîné avec ses nouveaux coéquipiers pour la première fois, hier, à Sherbrooke. Et il souhaite maintenant laisser toute la controverse des derniers jours à son sujet derrière lui.

Le demi défensif de 23 ans a raté tout le camp des recrues, de même que la première journée du camp d'entraînement officiel, en raison d'une impasse contractuelle avec l'équipe. Les parties se sont finalement entendues sur un contrat de trois saisons, dimanche soir. Ackie a pris l'avion dès le lendemain matin pour aller rejoindre l'équipe.

«Je ne pensais pas que ça se passerait ainsi, a-t-il indiqué. C'était frustrant d'être à la maison. J'ai continué à m'entraîner pour m'assurer d'être en grande forme. Lorsque j'ai reçu l'appel, j'étais prêt. Je suis heureux de pouvoir mettre tout ça derrière moi et de me concentrer sur le football.»

Certaines informations ont laissé entendre qu'Ackie, représenté par l'agent Johnathon Hardaway, pourrait toucher jusqu'à 100 000 $ cette saison et qu'il aurait reçu un boni de 21 000 $ en signant son pacte. Or, selon nos sources, cette dernière somme est en fait une avance sur son contrat. De plus, le seul moyen pour Ackie de toucher son salaire maximal cette saison serait de jouer comme partant et de récolter tous les bonis prévus à l'entente, ce qui n'arrivera fort probablement pas.

«Je suis nouveau dans toute cette situation, a fait valoir le jeune homme. Je n'ai jamais eu à m'occuper de contrats avant. Lorsque vous embauchez un agent, il est là pour ça. Il [Hardaway] m'a dit de lui faire confiance et qu'il obtiendrait une entente équitable. Alors quand il m'a dit de lui faire confiance, j'ai dit d'accord.»

Des airs de brebis égarée

Lorsqu'un athlète boycotte le camp d'entraînement de son équipe pour des raisons contractuelles, il peut arriver que sa réputation auprès de ses collègues de travail soit endommagée. Chez les Alouettes, on assure cependant que ce n'est pas le cas pour Ackie.

«Il doit faire ce qui est le mieux pour sa famille, a observé le vétéran secondeur Chip Cox. Vous feriez ce qui serait le mieux pour votre famille si vous sentiez que vous étiez sous-payé ou que vous n'étiez pas apprécié. Pourquoi serait-ce différent pour un athlète?»

N'empêche, exception faite de quelques petites tapes sur l'épaule occasionnelles, Ackie a bien souvent été laissé à lui-même durant la séance d'entraînement d'hier. En fait, pour tout dire, il avait carrément des airs de brebis égarée. Semblant à la fois confus et hésitant, il s'est surtout contenté d'un rôle d'observateur.

«Je suis convaincu que quelques-uns d'entre eux ne sont pas heureux du fait qu'il soit arrivé ici en retard, puisque eux étaient tous ici dès le départ. [...] Ce n'est certainement pas une bonne première impression», a déploré le directeur général des Als, Jim Popp.

Rattrapage

L'entraîneur-chef Tom Higgins affirme toutefois ne pas être de ceux qui reprocheront à Ackie son retard. Le pilote souhaite seulement que celui-ci soit en mesure de mettre rapidement à niveau ses connaissances du livre de jeux de l'équipe.

«Ces jeunes hommes vivent cela pour la première fois et sans doute la dernière fois de leur vie. Il avait un représentant, son agent faisait le travail et pour une raison quelconque, vous n'en arrivez pas nécessairement à une entente. L'athlète est la personne prise entre deux feux, car il est celui qui veut être sur le terrain. Il veut être avec ses coéquipiers», a-t-il expliqué.

«D'ici vendredi, je me plais à penser que ce sera comme s'il n'avait raté aucune journée d'entraînement.»

Jim Popp a cependant une opinion bien différente sur cette question.

«Ce que les gens doivent comprendre, c'est que c'est le choix du joueur. Il est le patron. Il paie un agent pour faire quelque chose, comme le patron d'une entreprise qui paie pour embaucher un employé», a-t-il martelé.

«Un agent est un employé, et le joueur le paie pour le conseiller dans certaines circonstances ou pour dénicher de l'information, a enchaîné le DG. Mais au bout du compte, c'est le joueur qui prend la décision. Si un joueur fait constamment ce qu'un agent lui dit de faire, il adopte la mauvaise approche. Un employé dit-il quoi faire à son patron?»

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