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Ballons dégonflés: un enquêteur affirme avoir la preuve de l'implication de Brady

Tom Brady... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

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Tom Brady

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Rachel Cohen
Associated Press
New York

L'avocat qui a mené une enquête sur les Patriots de la Nouvelle-Angleterre a insisté sur le fait, mardi, qu'il a découvert des preuves directes, et non seulement circonstancielles, démontrant que le quart-arrière Tom Brady savait que des employés de l'équipe dégonflaient des ballons.

Vexé par des critiques émises par l'agent de Brady, Ted Wells a décidé, contre toute attente, de convoquer les médias à une téléconférence, 24 heures après que la NFL eut suspendu le quart vedette pour les quatre premiers matchs de la saison 2015, en se basant sur son rapport.

Wells a affirmé que ses conclusions auraient été suffisamment solides pour convaincre un jury en vertu du critère de «la prépondérance de la preuve», utilisé dans de nombreuses causes civiles.

L'avocat a dévoilé son rapport mercredi dernier, dans lequel il mentionne qu'il «était plus probable que non» que Brady «était au moins généralement au courant» des intentions de deux employés de préparer les ballons selon ses préférences, soit sous le minimum requis par la ligue de 12,5 livres par pouce carré.

Haussant fréquemment la voix et ne cachant pas son mécontentement pendant la conférence téléphonique, Wells a rejeté des affirmations de Don Yee, l'agent de Brady, qui a remis en doute l'indépendance de Wells parce que sa firme brasse des affaires avec la NFL.

«Une chose a mené à la décision dans ce rapport: les preuves, a lancé Wells. Sur le plan de l'éthique, je ne pouvais ignorer l'importance et la pertinence de ces textos et des autres preuves.»

Wells a notamment fait allusion à deux séries d'échanges de textos entre Jim McNally, responsable du vestiaire des arbitres, et John Jastremski, responsable-adjoint à l'équipement. Dans l'un d'eux, McNally se surnomme «Le Dégonfleur» (The Deflator) et, en blague, mentionne qu'il va en parler à ESPN. Dans l'autre, Jastremski mentionne avoir parlé à Brady le soir précédent, et dit que Brady savait que McNally était nerveux parce qu'il devait dégonfler les ballons.

«Ce ne sont pas des preuves circonstancielles, a lancé Wells. Ce sont deux des participants dans un stratagème, parlant de ce qui s'était passé.»

Jeudi dernier, Yee avait qualifié le rapport de Wells de «grande et terrible déception», laissant sous-entendre qu'il «avait d'abord émis une conclusion, puis déterminé des soi-disants faits plus tard».

En plus de nier tout parti pris, Wells s'est moqué de l'idée selon laquelle la NFL voulait que l'enquête implique un quart-arrière qu'il a décrit comme «un joueur emblématique, et l'un des plus populaires dans la ligue».

«Ça n'a aucun sens, a lancé Wells. Il s'agit d'une allégation ridicule.»

Les Colts d'Indianapolis avaient porté plainte à la NFL lors de la finale de l'Association américaine, en janvier. Les Patriots ont rossé les Colts 45-7 lors de ce match, avant de vaincre les Seahawks de Seattle 28-24 deux semaines plus tard, lors du Super Bowl.

Brady, qui remportait ainsi un quatrième Super Bowl en carrière, envisage porter la suspension en appel. Les Patriots ont écopé une amende de 1 million $ US - égalant la plus lourde dans l'histoire de la ligue - et ont perdu deux choix au repêchage.

Le propriétaire Bob Kraft a déclaré qu'il donnait son «soutien inconditionnel» à son quart-arrière.

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