Les Bengals ont-ils raté leur chance?

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Le'Veon Bell, des Steelers de Pittsburgh, marque un touché sous les yeux d'Emmanuel Lamur, des Bengals de Cincinnati.

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Les Bengals de Cincinnati avaient l'occasion de semer les Steelers de Pittsburgh, hier. Ils ont plutôt été complètement dominés au quatrième quart du match entre les deux équipes, ce qui a eu pour effet de resserrer encore un peu plus l'embouteillage que représente la division Nord de l'AFC.

Les Steelers ont marqué 25 points sans riposte au quatrième quart et ont ainsi préservé leurs chances de remporter leur division avec une victoire de 42-21. Ils ont du même coup de nouveau démontré qu'aucune autre équipe de la NFL n'était plus imprévisible.

Lorsque les Bengals ont pris les devants 21-17 grâce à un touché de 81 verges d'A.J. Green sur le dernier jeu du troisième quart, ça ne s'annonçait pas très bien pour Mike Tomlin et son équipe. C'était le quatrième touché de plus de 65 verges que la défense des Steelers accordait à ses quatre derniers matchs, et on avait l'impression qu'elle serait incapable d'arrêter Green et les Bengals pendant le reste du match.

Mais l'unité de Dick LeBeau s'est ressaisie et a terminé le match en force, réussissant entre autres un revirement important. C'est cependant Le'Veon Bell et l'attaque qui ont permis aux Steelers de prendre le contrôle de la rencontre à partir du quatrième quart.

Bell a été étincelant une fois de plus. Le demi offensif a marqué trois touchés, a capté six passes pour 50 verges et a porté le ballon à 26 reprises pour des gains de 185 verges. Il s'agissait de son troisième match consécutif avec au moins 200 verges d'attaque. Seul Walter Payton en 1977 a réussi cet exploit depuis 1960.

Il n'y a plus personne qui critique la décision des Steelers d'avoir préféré Bell à Eddie Lacy au repêchage de 2013. Lacy est un très bon joueur, mais Bell possède une rare combinaison de qualités. Il est imposant (6'1 et plus de 220 livres), rapide, polyvalent, durable, robuste et a une excellente vision du jeu.

Plusieurs analystes, dont Marshall Faulk, estiment que Bell est le meilleur demi offensif de la NFL. Antonio Brown, lui, est peut-être le meilleur ailier espacé, ou à tout le moins, le plus productif. Meneur de la ligue pour le nombre d'attrapés et de verges par la passe avant les rencontres d'hier, Brown a capté au moins cinq passes et totalisé au moins 50 verges (9 pour 117) dans un 29e match de suite, un record de la NFL.

La recrue Martavis Bryant a de son côté marqué un touché de 94 verges, son septième en autant de matchs, et la jeune ligne offensive des Steelers s'améliore constamment grâce aux enseignements de Mike Munchak. Bref, Ben Roethlisberger est soudainement très bien entouré.

Après son mauvais match de la semaine dernière, Roethlisberger a été solide (25 en 39 pour 350 verges, trois touchés et aucune interception) et devra continuer de l'être afin que les Steelers puissent jouer en janvier. Car même si elle a relativement bien fait, hier, leur défense est très vulnérable. C'est le monde à l'envers à Pittsburgh.

Ça se complique

Contrairement à celle des Steelers, l'attaque des Bengals n'a pas été en mesure de réussir les jeux importants dans les 15 dernières minutes de jeu. Une mauvaise remise du ballon entre Andy Dalton et le demi Jeremy Hill a également mené à un échappé qui s'est avéré le jeu-clé du match.

Comment expliquer les difficultés de l'attaque des Bengals en fin de match? La défense des Steelers semblait incapable de neutraliser Green, même en lui opposant deux joueurs, et Dalton a généralement été bien protégé par sa ligne. Hill a également connu un certain succès au sol. Difficile à comprendre, en effet.

Il ne s'agissait que de la deuxième défaite des Bengals (fiche de 8-4-1) à leurs 16 derniers matchs à domicile. Il va sans dire qu'elle est survenue à un très mauvais moment. Les Steelers (8-5) et les Ravens de Baltimore (8-5), qui l'ont emporté à Miami, leur soufflent maintenant au cou.

Ce qui complique encore plus la situation des Bengals, c'est leur calendrier jusqu'à la fin de la saison. Ils visiteront les Browns à Cleveland, dimanche prochain, recevront ensuite les Broncos de Denver, puis termineront leur saison à Pittsburgh contre ces mêmes Steelers. Dalton sera-t-il en mesure de relever le défi devant lui? Les doutes n'ont jamais été aussi grands à son égard.

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En hausse: les Rams

Pour la deuxième semaine de suite, les Rams ont blanchi leurs adversaires, en remportant une victoire facile de 24-0 contre les Redskins, à Washington. La défense des Béliers a réussi sept sacs et deux revirements. Défaits dans quatre de leurs cinq premiers matchs de la saison, les Rams ont maintenant gagné cinq de leurs huit derniers matchs.

En baisse: Brian Hoyer

Plusieurs personnes s'attendaient à ce que Johnny Manziel obtienne son premier départ en carrière, hier. Mike Pettine a plutôt choisi de donner une autre chance à Brian Hoyer, qui joue beaucoup moins bien qu'en début de saison depuis quelques semaines. Les difficultés de Hoyer se sont poursuivies hier, alors qu'il n'a complété que 14 de ses 31 passes pour 140 verges, en plus de lancer 2 interceptions. Parions que c'est Manziel qui affrontera les Bengals, dimanche prochain.

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Les chiffres du jour

> 90: C'est le nombre de verges qu'ont dû parcourir les Colts d'Indianapolis afin d'inscrire leur touché victorieux contre les Browns, à Cleveland. T.Y. Hilton a marqué un majeur de 1 verge alors qu'il ne restait que 32 secondes au quatrième quart, et les Colts l'ont emporté, 25-24.

> 139: La confrontation entre la défense des Seahawks et l'attaque des Eagles a finalement été à sens unique. L'équipe de Chip Kelly n'a récolté que 139 verges d'attaque et n'a eu le ballon que pendant 18: 04 dans sa défaite de 24-14.

> 51: Peyton Manning a vu sa séquence de matchs avec au moins une passe de touché s'arrêter à 51. Le quart-arrière a également lancé deux interceptions contre les Bills, mais les Broncos ont tout de même gagné, 24-17.

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