La victoire de tous les Carabins

L'entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia, croit que la... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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L'entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia, croit que la victoire des siens, samedi dernier contre le Rouge et Or, est bonne pour le football québécois.

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«C'est l'histoire, ça! On est les premiers à le faire dans toute l'histoire des Carabins», rappelait Anthony Coady, la Coupe Dunsmore dans les bras et la voix pleine d'émotion, samedi, après la victoire spectaculaire des Carabins de l'Université de Montréal, 12-9, en finale du football universitaire québécois.

«On a travaillé tellement fort, toute l'équipe, les joueurs, les coachs, tout le monde. Et ce sont aussi tous les Carabins de l'histoire qui gagnent avec nous aujourd'hui, ceux qui ont joué depuis 2002, mais aussi ceux de l'ancien temps...»

Ils étaient d'ailleurs plusieurs dans les gradins, ces «anciens» Carabins - qui, en fait, n'ont jamais cessé de l'être - et qui étaient aussi émus que leurs successeurs. La directrice des sports de l'UdeM, Manon Simard, une ancienne «Carabin» et olympienne en natation, expliquait lundi à quel point cette première Coupe Dunsmore était significative pour l'institution.

«C'est un symbole important, quelque chose qui va nous aider à aller de l'avant avec tous nos programmes sportifs, a-t-elle dit. Et ça confirme aussi la justesse du plan que nous avons mis en place il y a quatre ans avec Danny (Maciocia). Vous savez, la victoire n'est qu'une des mesures de notre réussite. Je suis très fière de ce qu'a accompli notre équipe de football, sur le terrain et à l'extérieur. Nous travaillons tous ensemble autour de valeurs communes.

«Ce qui nous importe, ce n'est pas d'avoir mis fin à la séquence du Rouge et Or, mais bien de continuer notre progression, a ajouté Simard. Cette Coupe Dunsmore (qu'elle a rapportée elle-même de Québec) permet de nous établir encore davantage comme une référence au pays pour l'encadrement sportif et académique des meilleurs athlètes étudiants.»

L'entraîneur-chef Danny Maciocia a réalisé l'importance de ce premier championnat dans les minutes qui ont suivi la victoire. «J'ai compris en rentrant au vestiaire et en récupérant mon téléphone, a-t-il raconté. J'avais tant de textos, courriels, messages... C'est plus gros encore que gagner la Coupe Grey.»

Le coordonnateur offensif Marco Iadeluca, qui avait déjà remporté la Coupe Dunsmore en 2010 dans le même poste à Laval, a souligné: «Le Rouge et Or, c'est une grande équipe. Cela avait été une belle satisfaction de gagner avec eux en 2010, même si l'organisation y était déjà habituée. Pour moi, qui suis natif de Saint-Léonard comme Danny, c'est encore plus spécial de gagner ici, avec les Carabins, parce qu'on a vraiment l'impression d'avoir bâti quelque chose, tous ensemble.»

Un rival valeureux

Au-delà du résultat et de ses connotations historiques, les quelque 15 000 spectateurs présents au stade Telus, samedi, retiendront surtout la qualité du spectacle et du football pratiqué par les deux équipes.

On dit souvent qu'un champion se mesure à la qualité de ses adversaires, et si le Rouge et Or a souvent souffert d'une opposition déficiente, l'équipe s'est avérée samedi aussi digne et valeureuse dans la défaite qu'elle l'avait été au cours des 11 dernières saisons dans la victoire.

«Ce que le Rouge et Or a accompli année après année est vraiment exceptionnel, a souligné Danny Maciocia. Cela témoigne d'une très grande organisation. Et quand je dis que notre victoire est bonne pour le football québécois, ce n'est pas parce que le Rouge et Or a enfin perdu, mais bien parce qu'elle montre qu'il y a une autre grande équipe au Québec, et d'autres formations capables de les rejoindre si elles s'en donnent les moyens.

«Plus que jamais, je crois que la conférence québécoise est la plus forte au pays. Nous aurons justement la chance de le prouver, dès samedi, en demi-finale nationale! Nous n'avons d'ailleurs pas eu à "ramener nos joueurs sur terre", comme on dit. Ils ont déjà la tête au prochain match et visent bien plus que la Coupe Dunsmore.»

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Les Bisons, des adversaires coriaces

Les Carabins affronteront les Bisons du Manitoba, samedi, en demi-finale nationale pour l'obtention de la Coupe Uteck. L'équipe de Winnipeg a imité les Montréalais en battant deux fois en trois semaines les meneurs de leur conférence, les puissants Dinos de Calgary. Les Bisons ont profité de sept revirements (cinq interceptions et deux échappés recouvrés), samedi, pour remporter la finale de la Coupe Hardy, 27-15, aux dépens des Dinos.

«C'est une équipe typique de l'Ouest, avec de gros joueurs, très physiques», a souligné Danny Maciocia, qui étudie depuis dimanche les films des matchss de Bisons avec ses adjoints. C'est l'équipe la plus punie de sa conférence (deuxième au pays, derrière les... Carabins!). Nous avons aussi une certaine réputation dans ce domaine, et je m'attends à un match très intense.»

Avec une capacité maximum de 5100 spectateurs au CEPSUM, les billets s'envolent vite en prévision de cette finale qui commencera à 12h30.

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Trois Coupes à disputer

> Coupe Uteck: Bisons du Manitoba c. Carabins de l'UdeM, au CEPSUM, samedi 12h30

> Coupe Mitchell: Mount Allison c. McMaster, à Hamilton, samedi 16h

> Coupe Vanier: samedi le 29 novembre à 13h, au stade Percival-Molson

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