Un voyage déterminant pour les Alouettes

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Plusieurs raisons expliquent le revirement de situation qui s'est opéré chez les Alouettes, dont l'émergence de Jonathan Crompton comme quart partant.

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Le revirement de situation qui s'est opéré chez les Alouettes en deuxième moitié de saison continue d'en impressionner plusieurs. Après un début d'année catastrophique, l'équipe se bat actuellement pour conserver le premier rang de la division Est de la LCF.

On peut citer plusieurs raisons pour expliquer cette volte-face. L'émergence de Jonathan Crompton comme quart partant ou l'excellent travail de la défense, par exemple. Mais si vous posez la question aux Moineaux, ils vous parleront plutôt de ces deux matchs en Saskatchewan et à Winnipeg, au mois d'août.

Avant ces deux rencontres, les Als présentaient une fiche de 1-5 et tout portait à croire qu'ils n'en finiraient plus de s'enliser. Après leur affrontement contre les Roughriders, ils ont plutôt choisi de demeurer dans l'Ouest et de s'y entraîner, alors qu'ils auraient pu rentrer à Montréal en attendant le duel contre les Blue Bombers.

«Nous sommes restés à Regina et nous avons décidé que ces matchs seraient nos deux matchs pré-saison, avant de disputer une saison de 10 rencontres. Les athlètes ont acheté le concept», explique l'entraîneur-chef Tom Higgins.

«Nous avions cinq matchs, une semaine de congé, puis une autre séquence de cinq matchs, poursuit-il. On croyait que nous pouvions réussir ce que nous avons réussi dernièrement, mais ça restait à faire. Il fallait faire preuve d'une bonne exécution, et c'est ce que les athlètes ont fait. Les entraîneurs ont réalisé un travail exceptionnel pour les préparer chaque semaine.»

Vent de changement

Soit, les Alouettes se sont inclinés dans chacun de ces matchs et sont revenus des Prairies avec une fiche de 1-7. Mais malgré les défaites, les joueurs pouvaient déjà sentir le vent tourner.

«Après ces deux matchs, nous avons pu voir ce que nous avions. Si nous pouvions éliminer les erreurs et jouer du football un peu plus intelligent, on savait que ça irait bien. Je ne peux pas vous dire exactement ce qui s'est passé, mais je sais que ça a commencé après ces deux matchs», se souvient le demi de coin Geoff Tisdale.

L'histoire s'est chargée de confirmer la tendance. Depuis le revers à Winnipeg, les Als ont gagné sept de leurs huit sorties. Qui plus est, ce séjour prolongé à l'étranger s'est avéré une occasion rêvée pour resserrer les liens unissant les joueurs.

«En partant sur la route, il n'y a personne d'autre pour croire en nous outre nous-mêmes. En tant que collègues, nous devions faire confiance à tout ce que nous voulions apporter au plan de match. (...) Nous devions nous assurer de l'exécuter. Tant que nous ferons ça et que nous jouerons pour les uns et les autres, on poursuivra sur cette lancée», indique le demi Tyrell Sutton.

Force de caractère

Chose certaine, le fait que les Alouettes soient parvenus à renverser la vapeur et à remettre leur saison 2014 sur les rails en dit long sur la force de caractère qu'on retrouve dans le vestiaire. Nombreux sont ceux qui auraient pu avoir envie de lancer la serviette après un début de saison aussi désastreux.

«Nous avons une bonne équipe. Nous comptons sur plusieurs bons vétérans et plusieurs bons jeunes. On continue de se serrer les coudes. Nous avons vu pire et nous sommes demeurés unis. Je pense que c'est pour cette raison que nous en sommes là aujourd'hui», estime Tisdale.

«C'est une longue saison. La chose la plus facile à faire est de baisser les bras quand ça ne commence pas de la façon que vous le souhaitiez. Il faut se souvenir que la question n'est pas de savoir comment on commence, mais comment on finit», rappelle pour sa part Sutton.

Tom Higgins, lui, préfère user d'un brin de philosophie pour résumer la situation de son équipe.

«Ne laissez pas les hauts être trop hauts et les bas être trop bas, dit-il. Quelque part au milieu de tout ça se trouve la réalité. Nous avons bravé la tempête et nous sommes dans une position qui nous permet de contrôler notre destinée. C'est bien de pouvoir bénéficier d'une telle chose quand bien des gens croyaient que nous n'arriverions jamais là où nous en sommes aujourd'hui.»

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