Les Seahawks l'emportent face aux Redskins

Le quart-arrière des Seahawks de Seattle Russell Wilson... (Photo Alex Brandon, AP)

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Le quart-arrière des Seahawks de Seattle Russell Wilson a récolté 122 verges au sol dans la victoire de 27-17 contre les Redskins de Washington, lundi soir.

Photo Alex Brandon, AP

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On semblait se diriger vers un match à sens unique, lundi soir, à Washington. Les Seahawks ont débuté le match en lion et tout laissait croire qu'ils serviraient une correction aux Redskins, qui eux, ont joué mollement pendant presque toute la première demie.

Deux longs attrapés de DeSean Jackson ont toutefois permis aux Redskins de rester dans le coup jusque dans les dernières minutes du match, mais les champions en titre l'ont tout de même emporté, 27-17.

Contre une formation du calibre des Seahawks, une équipe ne peut évidemment pas se permettre de manquer d'intensité pendant presque toute une demie et espérer gagner. Les Redskins tiraient déjà de l'arrière 17-0 lorsque Jackson a marqué un improbable touché de 60 verges aux dépens des demis défensifs Richard Sherman et Kam Chancellor, qui mesurent une tête de plus que lui.

Jackson a signé un autre superbe jeu au début du 3ème quart en captant une passe de 57 verges de Kirk Cousins. Cette fois, le receveur des Skins a battu les deux autres demis défensifs réguliers des Seahawks, Earl Thomas et Byron Maxwell. L'attrapé de Jackson a mené à un placement qui a réduit l'avance des Seahawks à un touché, 17-10.

Seize déficits de 10 points ou plus ont déjà été comblés dans la NFL depuis le début de la saison. Les Redskins n'ont pas réussi le 17e.

Après avoir gaspillé quelques occasions dans le territoire des Redskins en première demie, les Seahawks ont saisi leur opportunité au milieu du quatrième quart. Grâce à un jeu truqué sur une tentative de placement, les Seahawks ont pu fermer les livres de la même façon qu'ils le font si souvent, avec un touché de Marshawn Lynch.

À leur mérite, les Redskins n'ont pas abandonné et ont inscrit leur deuxième touché de la rencontre alors qu'il restait un peu moins de quatre minutes à disputer. Il aura même fallu un autre jeu incroyable de Russell Wilson, qui a complété une passe à Lynch alors que plusieurs adversaires convergeaient vers lui, pour achever les Redskins. Mais les Seahawks savent comment finir le travail et on a encore pu le constater, lundi.

Créativité en attaque

Alors que la défense des Seahawks s'appuie essentiellement sur la qualité de ses joueurs pour connaître du succès, l'attaque doit user de beaucoup de créativité pour être productive puisqu'elle ne possède pas d'ailiers espacés de grande qualité, exception faite de Percy Harvin, qui est plus un porteur de ballon qu'un receveur. Les receveurs des Seahawks ont d'ailleurs échappé plusieurs passes, lundi.

Les jeux offensifs doivent être bien réfléchis et exécutés presque parfaitement. L'attaque de Darrell Bevell peut par contre compter sur deux athlètes exceptionnels en Wilson et Percy Harvin.

Wilson est le meilleur improvisateur de la ligue et aucun autre quart n'est plus dangereux que lui au sol. Il a brûlé les Redskins avec des feintes de remises et des courses pendant toute la soirée et a récolté 122 verges au sol, le plus haut total de l'histoire pour un quart lors d'un match du lundi soir et un sommet personnel. Sa performance de lundi a été rien de moins qu'époustouflante.

Harvin, lui, se souviendra longtemps de la rencontre de lundi. Il s'est vu refuser pas moins de trois touchés en raison de punitions, dont deux écopées par le garde James Carpenter. Le centre Max Unger a également connu un match à oublier en raison de punitions et de mauvaises remises du ballon.

Carroll au sommet

On parle souvent des prouesses de Wilson et de leur imposante défense lorsqu'il est question des Seahawks, et avec raison. Or, il serait peut-être temps de donner le mérite qui revient à Carroll et ses adjoints. Aucune équipe n'est mieux dirigée dans la NFL et aucun entraîneur-chef n'est actuellement supérieur à Carroll.

Les Seahawks sont talentueux, certes, mais c'est leur esprit de corps et leur volonté de sacrifier la gloire personnelle afin de gagner qui les distinguent. Les statistiques et les accolades individuelles semblent compter bien peu pour ce groupe. Carroll a instauré une culture de gagnants au sein de son équipe, qui demeure la plus intéressante de la NFL à regarder jouer.

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