Les Alouettes à l'entraînement, mais pour combien de temps?

Le personnel d'entraîneurs des Alouettes, Tom Higgins en... (Photo fournie par les Alouettes de Montréal)

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Le personnel d'entraîneurs des Alouettes, Tom Higgins en tête, a convenu avec les joueurs de laisser hors du terrain toute source de distraction quant aux négociations en cours entre la LCF et l'Association des joueurs.

Photo fournie par les Alouettes de Montréal

(Sherbrooke) Le soleil était radieux sur le campus de l'Université Bishop's, hier à Sherbrooke, à l'occasion de la première journée du camp d'entraînement des Alouettes. Mais malgré cette météo clémente, le nuage du possible déclenchement d'une grève des joueurs a continué à planer.

Depuis plusieurs semaines, la Ligue canadienne de football (LCF) et l'Association des joueurs négocient une nouvelle convention collective, celle qui unissait auparavant les deux parties est échue depuis samedi. Sauf que les pourparlers s'enlisent. Mercredi dernier, à Toronto, la LCF a quitté la table des négos après que les joueurs eurent déposé leurs plus récentes demandes.

Le président de l'Association des joueurs, l'ancien garde des Alouettes Scott Flory, avait d'abord mentionné que les joueurs ne se présenteraient pas à leurs camps d'entraînement sans un nouveau contrat de travail. Cependant, il a demandé à ses membres il y a quelques jours de se rapporter quand même pour faire preuve de «bonne foi», tout en se tenant prêts pour une éventuelle grève.

Les joueurs attendent des nouvelles en provenance de Calgary et d'Edmonton. Les lois du travail sont quelque peu différentes en Alberta, l'Association doit encore éclaircir certaines questions d'ordre juridique avant de recommander la grève.

En dépit de cette bombe qui risque d'exploser à tout moment, les joueurs des Moineaux assurent qu'il n'y a que leur préparation en vue de la prochaine saison qui occupe leur esprit.

«J'admets qu'aujourd'hui, sur le terrain, je n'y ai même pas pensé une fois. On se concentre sur le football. On laisse les négociations aux gens responsables. On croise nos doigts et on attend des bonnes nouvelles. C'est notre rôle là-dedans pour l'instant», a résumé le secondeur Marc-Olivier Brouillette.

Même son de cloche du côté du personnel d'entraîneurs, qui a convenu avec les joueurs de laisser hors du terrain toute source de distraction quant aux négociations en cours.

«Nous avons un plan d'entraînement qui va de la première journée jusqu'au moment où ça se terminera. C'est le plan A. Si quelque chose se produit, nous passerons au plan B. Et je ne peux même pas vous dire quel est le plan B, car personne ne le sait», a indiqué l'entraîneur-chef Tom Higgins.

Importantes concessions

Au début des négociations, les joueurs tenaient mordicus à réinstaurer un partage des revenus qui aurait pu faire augmenter le plafond salarial d'année en année. Ce qui aurait bien sûr eu un effet d'entraînement sur les salaires. Or, dans leur dernière proposition, ils ont accepté de laisser tomber cette demande. En 2013, le plafond s'élevait à 4,4 millions et le salaire annuel moyen des joueurs était d'environ 83 000 $.

«C'était une importante concession philosophique de notre part et c'est au tour de la Ligue d'en faire une», a affirmé Brouillette.

En attendant la signature d'une nouvelle convention collective, les clauses de l'ancienne s'appliquent durant l'actuel camp d'entraînement. Ainsi, chaque joueur reçoit un chèque par semaine de camp, et tous ne reçoivent pas le même montant. À l'instar des matchs éliminatoires, ce montant ne fait pas partie de leur salaire annuel, qu'ils commencent à toucher dès le premier match de la saison.

«Je pense qu'on essaie de se rejoindre à mi-chemin, mais à ce moment-ci, ils (la LCF) ne veulent pas entendre ce que nous avons à dire», a déploré le bloqueur Josh Bourke, qui représente les Alouettes au sein de l'Association des joueurs.

«Ils ont un travail à faire en tant que négociateurs et je comprends que la LCF ne fait pas beaucoup d'argent, poursuit-il. Mais à mon avis, si vous regardez les chiffres, il y en a amplement pour se débrouiller. Nous voulons simplement ce que nous estimons être équitable.»

Il est vrai que la LCF ne roule pas sur l'or. Loin de là. Cela dit, elle vient de conclure un lucratif contrat avec les réseaux RDS et TSN, qui fera passer ses revenus de télédiffusion de 18 à 42 millions sur cinq ans.

«Pas besoin d'être mathématicien pour comprendre ces chiffres-là», lance Bourke.

En attendant de nouveaux développements, les Alouettes seront donc de retour sur le terrain pour poursuivre leur entraînement en vue de la prochaine saison. Reste à savoir pour combien de temps.




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