Alouettes: les défis de Mark Weightman

C'est en décembre dernier que Mark Weightman a... (Photo André Pichette, La Presse)

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C'est en décembre dernier que Mark Weightman a obtenu le titre officiel de président des Alouettes.

Photo André Pichette, La Presse

Le président des Alouettes, Mark Weightman, est catégorique: l'équipe n'a nullement l'intention de mettre un terme à sa longue association avec Jim Popp, qui écoule la dernière année de son contrat en 2014.

«Je comprends parfaitement les doutes et la perception que les gens peuvent avoir. Mais Jim veut rester avec nous, et on veut tout autant qu'il reste avec nous», a insisté Weightman en entrevue avec La Presse.

Compte tenu de la façon dont le dossier de l'embauche du nouvel entraîneur-chef de l'équipe, Tom Higgins, a été mené, on peut certainement se poser des questions quant à l'état actuel de la relation entre Popp et les Oiseaux. Mais si l'on se fie à ce que l'organisation montréalaise et son DG des 18 dernières années disent, les deux côtés devraient en fin de compte réussir à trouver un terrain d'entente.

«On s'en est parlé un peu informellement et on veut conclure une nouvelle entente dans la prochaine année. Il y a toutefois des dossiers un peu plus pressants actuellement. On se prépare pour nos camps d'entraînement [en Floride et à Sherbrooke] et pour la nouvelle saison, et Jim doit également assurer la transition avec Tom [Higgins]», a expliqué Weightman.

Quelles seraient les répercussions sur l'équipe si elle devait perdre les services de Marc Trestman, d'Anthony Calvillo et de Jim Popp lors de trois années consécutives?

«Je ne veux même pas spéculer sur cette possibilité car je ne vois pas ça dans notre avenir», a répondu Weightman, qui reconnaît par ailleurs que la vente d'abonnements est un peu plus difficile qu'il y a quelques années.

Gagner, ça aide

«C'est sûr que c'est plus facile de vendre des billets de saison lorsqu'on vient de remporter un championnat. Alors je ne cacherai pas que c'est un peu plus difficile qu'en 2010 ou en 2011. On peut faire tout le marketing qu'on veut, le meilleur outil de vente sera toujours la victoire.»

Bon an, mal an, les Alouettes vendent entre 16 000 et 17 000 abonnements. Le départ de Trestman pour Chicago, la retraite de Calvillo et le fait que l'équipe n'a pas gagné un match éliminatoire depuis 2010 sont des facteurs qui peuvent expliquer que la vente d'abonnements soit un peu plus difficile qu'au cours des dernières années. Mais ce ne sont pas les seuls, selon Weightman.

«Il faut offrir plus d'options aux partisans qu'avant l'agrandissement du stade McGill. À cette époque, les gens n'avaient pas le choix d'acheter des billets de saison s'ils voulaient assister à nos matchs car on jouait à guichets fermés.

«La vente de billets de saison est plus difficile, mais ce n'est qu'une partie de l'équation. On vend plus de billets de saison partielle [de trois à cinq matchs], plus de billets de groupe, et plus de billets pour les matchs individuels», souligne le président des Als.

L'avenir du club à long terme

Weightman avait déjà les responsabilités d'un président d'équipe depuis le congédiement de Ray Lalonde, en mai 2012. Ce n'est toutefois qu'en décembre dernier qu'il a officiellement obtenu la présidence des Alouettes. «Mon travail au quotidien est sensiblement le même qu'avant ma nomination, mais c'est un peu plus facile lorsque je rencontre des clients potentiels. Tout le monde sait ce qu'est un président alors que bien des gens se demandaient ce qu'était un chef des opérations», raconte-t-il.

Weightman faisait déjà partie de l'organisation à titre de stagiaire lorsque les Alouettes étaient les Stallions de Baltimore au milieu des années 90. Croit-il que les Alouettes risqueraient de devoir fermer boutique comme ils l'ont fait dans les années 80 s'ils devaient connaître plusieurs années consécutives difficiles sur le terrain? L'équipe a participé à la Coupe Grey huit fois de 2000 à 2010...

«Beau temps, mauvais temps, je pense qu'on a désormais une base de partisans stable. Et même si on n'a pas le contrôle sur ça, on s'attend à gagner. Cela dit, on ne vend pas des victoires et des défaites, on vend une expérience. Alors tout ce qu'on fait est pour maximiser l'expérience de nos partisans.»

Les Alouettes ont d'ailleurs sondé leur clientèle au cours des derniers mois afin de savoir comment ils pourraient améliorer leur expérience au stade Percival-Molson. Il en est ressorti que l'accessibilité au stade était la principale critique des partisans.

«On tente par tous les moyens de faciliter la vie de nos partisans et on continuera de le faire. La situation devrait être plus facile cette saison puisqu'il y aura moins de travaux autour du stade», souligne Weightman, qui rappelle qu'un service de navette est offert aux partisans.

«Il y a entre 23 et 25 autobus qui font la navette entre l'intersection des rues De La Gauchetière et University et le stade McGill. Il y a en moyenne plus de 7000 personnes qui utilisent le service.»

Les entraîneurs québécois

En discutant avec Weightman, il est clair qu'il accorde une très grande importance au rôle qu'occupent les Alouettes sur la scène du football québécois. Il avoue donc avoir eu son mot à dire dans l'embauche des entraîneurs André Bolduc et Jean-Vincent Posy-Audette cet hiver.

«C'était définitivement une priorité de l'organisation d'embaucher des entraîneurs québécois. Il y a une pénurie d'entraîneurs au Québec et l'une des façons d'améliorer les choses, c'est de donner l'occasion aux meilleurs d'entre eux de parfaire leurs connaissances au niveau professionnel. Ils pourront ensuite aider à former d'autres jeunes entraîneurs à leur tour, notamment dans des cliniques de "coaching".»




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