Joe Flacco aura-t-il finalement le dernier mot?

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(La Nouvelle-Orléans) En menant les Ravens de Baltimore au Super Bowl grâce à trois superbes performances depuis le début des séries éliminatoires, Joe Flacco tourne ses détracteurs en ridicule. Mais est-ce suffisant pour faire partie de la fameuse «élite» du circuit?

«Je ne me préoccupe pas de ce genre de choses. Vous [les médias] allez en débattre, car c'est votre travail. On se concentre sur notre travail, et on vous laisse les débats», a répondu Flacco, qui a cette fois évité de tomber dans le panneau.

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On se rappellera que Flacco a déclaré qu'il se considérait comme le meilleur quart de la NFL au début de la saison, ce qui a fait rire bien des gens. Et malgré les récents succès de Flacco, la plupart de ceux-ci ne croient toujours pas qu'il occupe l'un des premiers rangs du classement virtuel des quarts.

«Il fait du très bon travail et il est l'un des bons quarts du circuit. Je ne suis toutefois pas convaincu qu'il fait partie de la même catégorie que Tom Brady, Drew Brees et Aaron Rodgers», a analysé le demi de sûreté Dashon Goldson, des 49ers de San Francisco.

N'empêche que personne ne niera que Flacco n'a jamais aussi bien joué. Perçu comme l'une des faiblesses des Ravens il y a deux mois à peine, il est aujourd'hui considéré comme un précieux atout.

«Il n'a été victime d'aucune interception depuis le début des séries, et sa ligne offensive joue tellement bien, qu'il n'a à peu près pas été touché par l'adversaire. Son niveau de confiance ne pourrait être plus élevé», croit Dan Marino.

Faut croire que les Ravens avaient encore des doutes comme tout le monde avant le début de la saison, puisqu'ils n'ont pas accepté d'accorder à Flacco le contrat qu'il recherchait.

«Ce n'est pas très compliqué, on ne s'entendait pas sur les chiffres et je ne voulais pas poursuivre les discussions à partir de ce moment», a expliqué Flacco, qui soutient qu'il n'a été nullement affecté par cette situation au cours des derniers mois.

Au fait, Flacco ne semble pas trop du genre à s'inquiéter pour quoi que ce soit. À un tel point que son calme olympien est parfois confondu pour de l'indifférence. «C'est mon tempérament, et je crois que ça m'aide pendant les matchs.»

Selon Matt Birk, le centre des Ravens, Flacco n'est pas le plus actif. «Il ne joue pas au golf, il ne pêche pas, et il aime passer son temps libre à flâner dans son sous-sol», a raconté Birk.

«Je ne dirais pas qu'il est ennuyeux, mais je peux comprendre que c'est l'impression que pourrait avoir ceux qui ne le connaissent pas. Or, lorsqu'on interagit avec lui sur une base quotidienne et qu'on apprend à le connaître, on réalise qu'il n'est pas ennuyeux du tout. Il est même très sarcastique et drôle», a dit Torrey Smith.

Flacco ne se soucie pas de ce qu'il dégage. Il se concentre plutôt sur ce qu'il devra faire dimanche afin de permettre aux siens d'être sacrés champions, et aussi, afin de fermer le clapet à tous ceux qui ont douté de lui.

«Les quarts qui sont considérés les meilleurs de la ligue ont tous déjà remporté le Super Bowl, alors c'est le seul match qui compte vraiment», dit-il.

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