Mark Buehrle pourrait ne pas atteindre le cap des 200 manches

Mark Buehrle... (Photo Frank Gunn, PC)

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Mark Buehrle

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Neil Davidson
La Presse Canadienne
TORONTO

Mark Buehrle pourrait bien manquer de temps. Le gaucher de 36 ans des Blue Jays de Toronto a encore besoin de huit manches et deux tiers pour atteindre le plateau des 200 manches lancées pour une 15e saison consécutive. Avec, en principe, un seul départ à effectuer d'ici la fin du calendrier régulier, il aura besoin d'une longue sortie, vendredi prochain à Tampa Bay, pour prolonger cette séquence.

«Mathématiquement, c'est encore possible, mais dans les faits, je pense que les chances sont pas mal minces», a reconnu Buehrle, dimanche, après avoir lancé pendant six manches face aux Rays.

Plus tôt en septembre, contre les Red Sox de Boston, Buehrle (14-7) n'a passé que trois manches et un tiers au monticule. Et au mois d'août, face aux Phillies de Philadelphie, il n'a complété que quatre manches. Buehrle est conscient que ce sont des opportunités ratées.

«J'ai eu plusieurs occasions cette année de passer plus de manches au monticule... J'ai eu des occasions, mais ça ne s'est pas matérialisé. Et si la séquence se termine, ça ne sera pas la fin du monde.»

Si jamais Buehrle parvenait à réaliser l'exploit, il deviendrait seulement le troisième lanceur dans l'histoire du Baseball majeur à accumuler 200 manches lors de 15 saisons d'affilée, et le premier gaucher. Les deux autres sont Don Sutton et Gaylord Perry, qui ont tous deux été intronisés au Temple de la renommée du baseball.

Mais pour répéter le tour de force du prestigieux duo, Buehrle aura sans doute besoin de l'aide du gérant John Gibbons.

«L'objectif principal est de gagner le match, a rappelé Gibbons. Même si vous le voulez, vous ne pouvez faire parler votre coeur avant votre tête.

«Après son prochain départ, il restera deux parties à jouer, a enchaîné le gérant des Blue Jays. Si nous sommes dans une bonne position, il pourrait revenir dimanche et lancer pendant quelques manches à titre de partant. Qui sait? Ça peut paraître utopique, mais c'est possible. Si ça n'a pas d'influence sur ce que nous cherchons à accomplir, ça pourrait se faire.»

Après sa sortie de dimanche, Buehrle s'est fait demander s'il serait déçu de n'accumuler que 198 manches au lieu de 200, puisque de toute façon, les deux chiffres témoignent de son endurance et de sa durabilité.

«C'est vrai, mais ça demeure 200 (manches). J'aime le chiffre rond qui commence par un deux. Mais si je m'arrête à 198, ça pourrait être la fin de ma saison. Je ne dis pas que je vais lancer dimanche, mais je pourrais demander un départ additionnel et lancer pendant quelques manches», a-t-il confié.

Dimanche, Buehrle en était à un 491e départ consécutif sans séjourner sur la liste des blessés, la plus longue séquence du genre parmi les joueurs actifs. Mais le vétéran gaucher ne s'est pas toujours senti au meilleur de sa forme pendant la deuxième moitié de la saison, et plusieurs de ses départs ont été repoussés de quelques jours à cause de la fatigue.

«Il lance avec cran, comme toujours», a observé Gibbons.

Buehrle, qui affiche un dossier à vie de 213-159 et une moyenne de 3,81 en 3276 manches, est susceptible de devenir joueur autonome à la fin du calendrier. Il n'a pas encore décidé ce qu'il compte faire.

«Je me sens encore en mesure de me rendre au monticule et de présenter de bonnes statistiques, affirme Buehrle, qui a touché un salaire de 20 millions $ US en 2015. Je ne pense pas être au point de ma carrière où je ne suis plus capable d'enregistrer de retirer les frappeurs adverses.»

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