Paul Beeston: «Le plan d'affaires fonctionne»

Paul Beeston, président des Blue Jays de Toronto,... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Paul Beeston, président des Blue Jays de Toronto, serre la pince au maire de Montréal, Denis Coderre.

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«Le plan d'affaires fonctionne. Absolument», dit Paul Beeston. Les Blue Jays de Toronto sont l'une de la dizaine d'équipes du baseball majeur à qui le groupe de gens d'affaires chapeauté par la chambre de commerce du Montréal métropolitain a présenté ses études de marché sur le retour d'une équipe du baseball majeur à Montréal.

Et son président et chef de la direction Paul Beeston croit en la viabilité d'un projet basé sur un nouveau stade à ciel ouvert d'environ 36 000 sièges au centre-ville de Montréal. «Qui sait ce qui aurait pu arriver à Montréal avec un stade au centre-ville? Tu n'as pas besoin d'un monstre (comme stade), dit-il. C'est si agréable d'aller dans ces stades (à ciel ouvert au centre-ville). Le meilleur exemple, c'est à Pittsburgh.»

Selon ce que rapportait La Presse hier, le groupe d'une dizaine de gens d'affaires montréalais a pris contact au printemps dernier avec une dizaine d'équipes afin de les convaincre du sérieux de leur démarche et de présenter leur étude. Parmi ces équipes, les Blue Jays mais aussi les Rays de Tampa Bay, l'équipe du baseball majeur qui éprouve le plus de difficultés sur le plan financier. Une deuxième rencontre a aussi eu lieu au printemps dernier avec le propriétaire principal des Rays, Stuart Sternberg, selon nos informations.

Invités à commenter la situation, les Rays ont indiqué hier «ne pas avoir de commentaires sur cette demande (d'information) ou toute autre demande concernant les marchés à l'extérieur du nôtre».

Le groupe de gens d'affaires montréalais est bien conscient qu'aucune équipe n'est disponible à court terme. «Tous les modèles (d'actionnariat) sont sur la table. Tout ce que je peux dire, c'est que la réponse du milieu des affaires est positive. Le milieu des affaires a répondu présent. Il y a des gens qui disent "moi, j'y crois". Mais je ne perçois aucun signal que ce serait très rapide», dit Michel Leblanc, président et chef de la direction de la chambre de commerce du Montréal métropolitain.

L'absence d'une équipe à court terme ne veut toutefois pas dire qu'il n'y aura pas de baseball majeur à Montréal en 2015: après avoir attiré 96 350 spectateurs pour deux matchs préparatoires en mars dernier, les Blue Jays de Toronto reviendront pour deux autres matchs préparatoires au Stade olympique les vendredi 3 et samedi 4 avril prochains. Le succès aux guichets de ces matchs, organisés par evenko, a impressionné les dirigeants du baseball majeur. «Certains dirigeants d'équipe nous demandaient si c'était réel, si les billets avaient vraiment été vendus, dit Paul Beeston. Je leur ai répondu d'aller sur YouTube...»

Objectif: 100 000 spectateurs?

Devant ce succès aux guichets, quelques équipes ont approché les Blue Jays pour venir disputer des matchs préparatoires à Montréal. Des discussions très préliminaires ont notamment eu lieu avec les Rays de Tampa Bay (ils jouent dans la même division que les Blue Jays), mais un conflit d'horaires a mis fin aux discussions. De toute façon, les Blue Jays avaient pensé en premier aux Reds de Cincinnati, qui seront au Stade olympique en avril prochain avec leur vedette canadienne, le premier-but Joey Votto.

Devant le succès de 2014, certains intervenants - comme la chambre de commerce du Montréal métropolitain qui chapeaute le groupe de gens d'affaires intéressé au retour d'une équipe de baseball majeur à Montréal - parlent ouvertement de la possibilité de voir les Blue Jays jouer à guichets fermés au Stade olympique le printemps prochain, soit devant légèrement plus de 100 000 spectateurs au cours du week-end. «Il faut envoyer un message très clair. La population doit démontrer à nouveau son intérêt pour le baseball», dit le maire de Montréal, Denis Coderre.

S'il souhaite le retour du baseball majeur à Montréal, le président des Blue Jays veut aussi que les Rays restent à Tampa Bay. «Je l'espère, car un déménagement est toujours une dernière option, dit-il. Le stade (à Tampa Bay) a été bâti à la fin des années 80 et il est loin du centre-ville. Qui sait ce qui pourrait arriver avec un nouveau stade au centre-ville.»

La même question se pose pour Montréal, qui a perdu ses Expos, déménagés à Washington en 2004. «Il ne faut pas oublier que le baseball est revenu dans des villes qu'il a quittées auparavant, comme Milwaukee, Seattle, Washington, au Texas, dit Beeston. Le baseball majeur voulait quitter le Minnesota, et regardez les Twins aujourd'hui.»

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