Alex Boisvert-Lacroix remporte le 500 m à Calgary

Alex Boisvert-Lacroix... (Photo Mike Ridewood, La Presse canadienne)

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Alex Boisvert-Lacroix

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À 30 ans et près d'un quart de siècle dans le patinage de vitesse, Alex Boisvert-Lacroix pouvait bien attendre deux heures de plus pour décrocher sa première victoire.

Les gradins de l'ovale olympique de Calgary s'étaient passablement dégarnis lorsque le gaillard est monté sur la plus haute marche du podium, hier soir, en conclusion de la Coupe du monde de Calgary.

Ça n'avait pas vraiment d'importance pour le gagnant du 500 mètres, qui a vécu des émotions fortes avant de pouvoir savourer cette toute première médaille d'or individuelle. « Ç'a été une journée d'attente, il n'y a pas de doute », a convenu Boisvert-Lacroix au téléphone une heure plus tard.

L'attente a commencé après sa solide prestation dans la troisième paire du groupe A, un temps de 34,31 secondes, son deuxième à vie par un centième.

« On va la prendre », lui a lancé, en bord de glace, son entraîneur Gregor Jelonek, qui se méfiait des 14 patineurs qui n'avaient pas encore pris le départ. « Et comment qu'on va la prendre ! I'm back in the game ! », lui a répliqué son protégé, trop heureux de cette autre bonne course après une cinquième place à Stavanger, deux semaines plus tôt.

En Norvège, Boisvert-Lacroix avait raté le podium par un centième. Cette fois, un millième le séparait du Coréen Min Kyu Cha, qui s'est exécuté dans la paire précédente...

Le passage des sept duos suivants a été « interminable » pour le meneur provisoire. 

« J'étais ultra stressé. Quand on patine, on contrôle ce qu'on fait. Quand les autres patinent, c'est juste de l'attente. C'est là que c'est le plus stressant. »

- Alex Boisvert-Lacroix

Pour ajouter à son calvaire, deux chutes, dont une de son compatriote Gilmore Junio, ont ralenti le déroulement de l'épreuve. Mais plus ça allait, plus ça regardait bien : tiens, un top 7, super, cinquième, wow, un podium assuré...

« En temps normal, rendu là, je suis comme soulagé. Mais le fait que je sois premier, ça rajoutait un stress encore plus fort : Oh ! l'or est accessible ! Ça se pourrait-tu que je gagne ? Je n'arrivais pas à y croire. »

DES SUEURS FROIDES...

Finalement, le Norvégien Havard Holmefjord Lorentzen (5e) et le Néerlandais Ronald Mulder (4e), respectivement premier et deuxième au classement de la Coupe du monde, n'ont pas réussi à dépasser le favori local. Mika Poutala, dans la cinquième paire, s'était approché à sept centièmes, mais le vétéran finlandais a dû se contenter du bronze.

Boisvert-Lacroix a sauté dans les bras de Jelonek pour célébrer cette deuxième victoire du clan québécois après celle, inspirante, de Laurent Dubreuil en début de saison à Heerenveen.

Pas trop vite, a cependant prévenu un officiel. Une reprise de course était requise pour deux patineurs dont la progression avait été ralentie par les chutes.

Avec un deuxième effort en peu de temps, le risque n'était pas énorme. Mais Boisvert-Lacroix a quand même eu des sueurs froides quand l'Allemand Nico Ihle et le Russe Ruslan Murashov ont posé leurs longues lames devant la ligne de départ. « Ç'a été 34 secondes de nervosité supplémentaire avant de savoir que la médaille d'or était enfin à moi. »

Et à lui seul. Comme si la journée n'avait pas été assez folle, les officiels ont déterminé pendant un certain temps que le Coréen Min avait terminé dans le même millième que lui... avant de se raviser en soirée.

Boisvert-Lacroix, un ancien spécialiste de courte piste, retrouve donc le podium après une saison blanche en 2016-2017. L'hiver précédent, il s'était révélé sur l'anneau de 400 mètres avec quatre podiums en Coupe du monde et une médaille de bronze aux Mondiaux de Kolomna, en Russie, où il avait également dû patienter longtemps avant de connaître son sort.

« En termes de sensations fortes, la médaille aux Mondiaux, ça va rester le top. La seule chose qui pourrait battre ça, c'est une médaille aux Jeux olympiques. Mais il faut d'abord que je me classe. »

Comme Dubreuil, 12e hier, Boisvert-Lacroix a fait un pas de plus vers une qualification pour PyeongChang. Actuellement 6e et 7e au classement de la Coupe du monde, ils pourraient assurer leur place en remontant parmi les cinq premiers à l'issue des deux épreuves de 500 m à Salt Lake City, le week-end prochain. Mais chaque chose en son temps, sait-il maintenant mieux que jamais.

Olivier Jean 8e en départ de groupe

En départ de groupe, Olivier Jean a pris le huitième rang à la faveur du point récolté pour sa troisième place au premier sprint intermédiaire. Meneur au virage, le médaillé de bronze des Mondiaux a frôlé la chute avant de retrouver son équilibre pour décrocher ce point très précieux. Ce résultat lui permet en effet de passer du 16e au 13e échelon au classement de la Coupe du monde. En se maintenant parmi les 16 premiers à l'issue de l'épreuve ultime de Salt Lake City, samedi, l'ancien champion olympique de relais en courte piste assurera sa qualification pour les JO de PyeongChang.

Record junior de courte durée pour La Rue

David La Rue, de Saint-Lambert, a établi un record mondial junior du 1500 m. Évoluant dans le groupe B, le patineur de 19 ans a réalisé un temps de 1:44,37. La marque, qui tenait depuis 2009, a cependant été atomisée ensuite par le Norvégien Allan Dahl Johansson (1:43,13), cinquième du groupe A.




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