Courte piste: St-Gelais et Maltais ont mis de l'eau dans leur vin

Marianne St-Gelais et Valérie Maltais n'étaient pas sur la... (Photo François Roy, archives La Presse)

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Marianne St-Gelais et Valérie Maltais n'étaient pas sur la même longueur d'onde que leur entraîneur Frédéric Blackburn.

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne

Il n'y a rien de mieux que de laver son linge sale en famille pour assainir les relations entre les membres d'une équipe.

Et c'est ce qu'ont fait Marianne St-Gelais et Valérie Maltais, qui n'étaient pas sur la même longueur d'onde que l'entraîneur de l'équipe féminine de patinage de vitesse courte piste Frédéric Blackburn. C'est du moins ce qu'a assuré Maltais mercredi, lors d'un point de presse de Patinage de vitesse Canada (PVC) à l'aube des Championnats canadiens seniors, qui seront présentés du 16 au 18 janvier à l'aréna Maurice-Richard de Montréal.

«Je suis allée vers les entraîneurs pour avoir une discussion avec eux, parce que j'étais dans un état mental lamentable à cause de tout ça, a raconté Maltais. J'ai discuté avec eux et on a fait en sorte d'améliorer la situation, surtout au niveau de la communication. J'essaie de me concentrer sur le positif, et d'oublier toutes les choses négatives qui se sont produites dans le passé.»

Maltais, qui a terminé troisième au 1500 m ainsi qu'au relais lors de la Coupe du monde de Salt Lake City plus tôt cet automne, a indiqué que contrairement à ce qu'elle prévoyait faire, elle n'a finalement pas eu à rencontrer le directeur des programmes haute performance de PVC, Brian Rahill, pour trouver un dénouement à la situation.

Elle a également indiqué qu'elle ne ressent plus la nécessité de discuter avec les entraîneurs masculins afin d'obtenir du feedback sur ses performances. Cette mesure avait été instaurée au début de la campagne, afin d'assouplir les tensions entre Blackburn et elle. Pour sa part, Rahill a dit qu'il n'était en aucun temps intervenu auprès des protagonistes dans cette histoire afin de régler la situation.

«D'après ce que j'ai observé aux Coupes du monde de Salt Lake City et Montréal, il y a eu - peut-être que le terme est un peu fort - un rapprochement entre les deux, a souligné Rahill. Ils se sont compris, ont pris en compte les perspectives de chacun, et je pense qu'on voit maintenant le résultat d'un travail d'équipe entre une athlète et son entraîneur. Je n'ai fait aucune intervention, donc je ne peux prendre aucun crédit. Mais je dois saluer leur maturité.»

Un premier bilan positif selon Rahill

D'autre part, Rahill a profité de l'occasion pour dresser un premier bilan depuis son arrivée en poste, le 22 septembre dernier. Sa période d'observation étant maintenant terminée, il s'est dit agréablement surpris de l'excellente tenue de l'équipe canadienne, même s'il reconnaît qu'il y a encore beaucoup de travail à faire pour rejoindre la Corée du Sud.

«Ça va bien, parce que le programme de courte piste est relativement stable, a-t-il confié. J'avais confiance dans les excellentes bases qu'avait laissées mon prédécesseur Yves Hamelin, donc ça se passe assez bien. Ce que j'ai constaté, c'est qu'on a encore une bonne profondeur dans notre programme, sauf que les Coréens dominent toujours. C'est là-dessus qu'il faut s'attarder.

«Il faut s'assurer plus de stabilité au niveau des performances, a-t-il ajouté. Ce que j'ai observé, c'est que nous performons généralement bien dans le premier bloc des compétitions, mais qu'il y a une baisse de régime dans le deuxième. C'est un peu normal, parce que nous invitons plus de jeunes au début d'un nouveau cycle olympique.»

Parmi les recrues qui se distinguent sur le circuit de la Coupe du monde cette saison se trouve notamment Kim Boutin, une patineuse de 20 ans qui a enregistré une marque personnelle en terminant quatrième au 1500 m à la Coupe du monde de Séoul, en Corée du Sud. Bien qu'elle n'ait pas d'objectifs précis en tête pour le reste de la saison, Boutin a admis qu'elle espérait bientôt obtenir son premier podium sur la scène internationale.

«Je ne m'étais pas mise de pression en termes de résultats pour ma première saison en Coupe du monde, a dit Boutin. J'essaie de tirer des leçons de chacune de mes courses, et les résultats sont venus d'eux-mêmes par la suite. C'est l'expérience qui entre, et ma confiance qui se développe. Mais il faut absolument que je travaille ma vitesse de pointe si je veux obtenir une médaille au 1000 m ou au 1500 m. Je suis près de ce que je veux atteindre, et je sais que j'en suis capable.»

Rahill pourra mesurer sa progression, ainsi que celle de l'équipe canadienne, lors des deux prochaines Coupes du monde, qui seront présentées à Dresde, en Allemagne, du 6 au 8 février, et à Erzurum, en Turquie, du 13 au 15 février. La saison internationale va se conclure du 13 au 15 mars à Moscou, avec la présentation des Championnats du monde.

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